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La rubrique « l’œil du collectionneur »: Olympiakos

C’est sur le maillot d’un club mythique que nous nous penchons aujourd’hui : celui de l’Olympiakos Le Pirée. Le club athénien, éternel rival du Panathinaïkos, est un des trois grands de la capitale grecque avec l’AEK Athènes.

Le Pirée est le principal port d’Athènes. Si aujourd’hui c’est le point d’entrée de la Chine en Europe (la société de gestion du port ayant été racheté à 67% par Cosco Shipping), symbole de la nouvelle route de la soie, le port grec n’a pas toujours eu l’apparence ni la réputation qu’il revêt au XXIème siècle. Situé au sud-ouest d’Athènes, ce port ne fut pas le premier ni le favori des citoyens grecs. D’abord fortifié et doté d’une flotte significative par Thémistocle, il eût une importance significative pendant la guerre du Péloponnèse. Puis il fut un point critique pendant les guerres d’indépendance grecques, port d’entrée de la Grèce pour Harald « l’Impitoyable » mais aussi le lieu où Geórgios Karaïskákis, héros de l’indépendance grecque perdit la vie -le stade de la section football de l’Olympiakos porte son nom. Enfin, il fut bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale et de nombreux navires de guerre y furent détruits. C’est aujourd’hui un port dynamique et animé, où l’on retrouve poissonniers, quincailliers et vendeurs de fruits et légumes. Nous parlons donc là d’un quartier populaire, identité que l’on retrouve dans les racines du club. Le club s’engage notamment au côté des nécessiteux, malgré la crise, au travers de distributions de nourritures aux réfugiés, ou encore par une forte politique d’intégration par le sport.

L’Olympiakos Le Pirée est un club omnisports (dont la section basketball a été créée en 1931) populaire dans toute l’Europe. En effet, en plus d’avoir réussi à glaner 12 titres de champion de Grèce et 9 coupes domestiques, les marins du Pirée ont réussi à se rendre dix fois au Final Four de l’Euroleague depuis 1994. La dernière fois, c’était il y a quelques mois et l’aventure s’était soldée par une défaite face au Fenerbahçe d’Obradovic. L’Olympiakos entretient une intense rivalité avec son voisin athénien, le Panathinaïkos. En témoigne la finale du championnat de Grèce perdue par les « Reds » face aux verts de Xavi Pascual en juin dernier. Le match 5 ayant dû être arrêté pendant 25 minutes suite à un jet de pétard sur le banc visiteur du « Pana ».

Triple vainqueur de l’Euroleague (en 1997 puis en 2012 et 2013), le club est habitué au plus haut niveau continental. D’ailleurs on retrouve le logo de la compétition reine sur le maillot que nous vous présentons aujourd’hui. Au niveau du cœur, à droite du numéro 7 du génial Vassilis Spanoulis, le meneur de jeu de l’équipe. Passé par Larissa, le Maroussi Athènes puis l’ennemi juré, le Panathinaïkos pour enfin devenir le leader des rouges et blancs du Pirée. C’est avec « V-Span » à la baguette que Thrylos s’est offert les titres européens de 2012 et 2013.

De l’autre côté, on retrouve le logo du club frappé de l’année 1925, l’année de fondation du club omnisports. Le logo du club représente la tête d’un jeune homme qui a été récompensé par le trophée sportif suprême dans la Grèce Antique, une branche d’olivier. Les couleurs du club symbolisent le feu et le courage (le rouge), et la pureté et la morale (le blanc) que les athlètes du club doivent montrer. Ces couleurs sont les mêmes quelle que soit la section du club. Les sportifs du Pirée doivent donc faire preuve de ces valeurs en dehors comme sur le terrain.

Nike équipe le club sans interruption depuis la saison 2007-2008 tandis qu’Adidas équipe le rival éternel du « Pana ».

Vous pouvez retrouver notre dossier complet sur les équipementiers ici.

En dessous de ces trois symboles, figure « ekpate » en alphabet latin. Il s’agit de l’OPAP, qui est une entreprise grecque de paris en ligne. C’est le sponsor principal du club. Depuis quatre ans sans interruption, l’entreprise a choisi de faire de la publicité pour leur loterie, appelée la SKRATS. Avant SKRATS, ils promouvaient un autre jeu de loterie appelé TZOKER pendant trois années consécutives. Donc, depuis la saison 2011-2012 le club des rouges et blancs a l’OPAP comme principal sponsor, même si l’entreprise choisit quel jeu mettre en valeur sur maillot de l’ « OLBC ».

Enfin dans le dos du maillot on retrouve le drapeau grec sur le col accompagné en dessous par le nom du joueur, son numéro et FMS. FMS est une entreprise de location de voiture, qui est le sponsor du club depuis la saison 2013-2014. Puis plus bas, on retrouve « Piraeus », qui rappelle l’origine du club.

Comme à son habitude l’Olympiakos jouera la saison prochaine en Ligue ESAKE et en Euroleague. Et c’est avec un roster remanié que l’équipe finaliste de la dernière C1 attaquera cette nouvelle saison. Du côté des départs, on peut noter ceux de Patric Young, Daniel Hackett et Matt Lojeski. Le premier à l’Olimpia Milano, le second pour l’ancien club de Fabien Causeur, Brose Bamberg et enfin le dernier pour le grand rival vert. Les « Reds » ont tout de même prolongé les expérimentés Giorgios Printezis, Dimitris Agravanis et Vangelis Mantzaris. Enfin, on peut noter les arrivées intéressantes du français Kim Tillie, de Giorgios Bogris qui s’est refait une santé la saison passée du côté de Tenerife (gagnant de la Basketball Champions League) et enfin de l’ex NBAer Hollis Thompson en provenance de La Nouvelle-Orléans. Avec ce nouvel effectif, l’équipe du coach Ioannis Sfairopoulos parviendra-t-elle atteindre les sommets qu’elle a effleurés la saison passée ?

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