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L’Espagne fait pschitt, une phénoménale Slovénie en demi-finale

Jamais l’Espagne n’avait été ainsi dominée avec Pau Gasol en son centre. Avec le meneur de Miami Goran Dragic (15 points, 5 passes), chef de meute, maître du jeu avec ses formidable appuis et son sens incroyable du bon geste, le jeune génie Luka Doncic, 18 ans, à deux doigts du triple double (11 points, 12 rebonds et 8 passes), le naturalisé Anthony Randolph (15 points, 20 d’évaluation) parfaitement dans le moule, le shooteur de Pro A Klemen Prepelic (13 points et… 5 balles perdues), le pivot de Banvit Gasper Vidmar (12 points et 5 rebonds), et un ensemble de guerriers survoltés, la Slovénie a obtenu une immense victoire (92-72) et une qualification pour une finale européenne historiques. Et ils seront favoris.

La Slovénie a tout de suite fait remarquer aux Espagnols qu’ils n’étaient pas en demi-finale par hasard. Les équipiers du Dragon Gordan Dragic ont inscris 5 paniers à trois-points (sur 8) dans la première période et un écart de sept points était signalé après huit minutes (19-12), puis de six (25-19) sur un trois-points plus la faute pour Goran Dragic à cinq secondes du buzzer. Et mieux encore, 30-22 un peu plus tard. On ne savait pas encore qu’il s’agissait d’une mise en bouche.

En première mi-temps, les Slovènes sont parvenus à marquer 49 points à l’Espagne qui jusqu’ici en encaissait juste 61 en moyenne sur quarante minutes. Pour ce bel effort, ils ont pu compter sur une remarquable adresse à trois-points: 10/15. Le plus prolifique? Le néo-Levalloisien Klemen Prepelic avec 10 points. Et si après avoir concédé neuf points de retard (38-47, 1’36), l’Espagne revenait (45-49 à la pause), elle le devait encore une fois pour beaucoup à Pau Gasol (12 points).

L’écart n’a cessé de grimper

En défendant parfaitement à l’intérieur et en profitant de la maladresse extérieure de leurs adversaires, voilà les Slovènes avec dix points de pécule (55-45). Les Espagnols étaient vraiment empruntés face à une défense très vivace, sans rythme, petits bras. Du carton pâte. Et l’écart est monté, monté avec une pointe à 68-52 (29e) sur une action Luka Doncic-Zigac Dimec. 24-12 pour la Slovénie dans le troisième quart !

L’Espagne mettait en place une défense de zone et Klemen Prepelic en trouvait tout de suite la clé avec un panier à neuf mètres. Les Slovènes étaient en mission. Les Espagnols avaient totalement perdu de leur superbe. Plus de jeu collectif et des individualités muselées. 83-62 (25e) sur un panier à trois-points avec la planche de Goran Dragic, Et plus encore 88-71. Vingt et un point d’écart! Inimaginable de voir les Espagnols, dépenaillés, complètement à la dérive. L’immense mérite à ces Slovènes eux aussi héritiers de la formidable école yougoslave.

On ne peut croire qu’il s’agissait du dernier match en équipe nationale de Pau Gasol, le plus glorieux joueur européen de tous les temps. La fin serait trop triste.

La boxscore est ici.

Photo: FIBA Europe

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