Livenews LNB ProA

Humiliée à Antibes, cette ASVEL-là est inquiétante

Cette ASVEL-là est inquiétante.

On parle du plus gros budget (8 272 000€) et de la plus grosse masse salariale (2 684 000€) de la Pro A.

D’une équipe avec des postes doublés, triplés et qui a recruté fort avec John Roberson, A.J. Slaughter, David Lighty, Justin Harper, Alpha Kaba, tout en conservant une solide ossature de joueurs de la saison précédente.

L’ASVEL, c’est le favori numéro un de la saison. Même si on sait que ce genre d’étiquette peut porter la poisse en France.

Les absences certes préjudiciables de DeMarcus Nelson -parti le 17 octobre au chevet de sa grand-mère depuis décédée, l’arrière US a loupé ainsi les six derniers matches- et Nicolas Lang ne justifient pas tout. Pas plus que le fait d’avoir joué et perdu trois jours auparavant à Bursa, en Turquie, en Eurocup. Villeurbanne est blindé pour faire deux matches dans la semaine et pour supporter les secousses dues aux blessures et autres contre-temps.

L’expulsion de son meneur John Roberson, qui au final n’a participé qu’à 14 minutes de la rencontre, n’est pas non plus une explication suffisante.

Le 31-13 encaissé dans le troisième quart-temps est juste indigne.

Car en face, ce n’était « que » les Sharks d’Antibes, une équipe qui lutte a priori pour le maintien. Pourtant, l’ASVEL a sombré corps et biens en Méditerranée. 73-91. Dix-huit points d’écart! Le site OBuzzer, qui a en boîte tous les statistiques du club, a révélé que cela faisait 22 ans que les Villeurbannais n’avaient pas subi pareille déculottée à Antibes. C’était le 18 février 1995 et l’addition avait été très lourde, 84… 120. Une toute autre époque du côté des Azuréens qui comptaient dans leurs rangs David Rivers, Stéphane Ostrowski, Micheal Ray Richardson, Willie Redden, Laurent Foirest, Arsène Ade-Mensah et on en passe ! Cette équipe antiboise là avait d’ailleurs été sacrée championne de France quelques semaines plus tard.

C’était hier soir la cinquième défaite de la Green Team en six déplacements (coupe d’Europe incluse) et ce n’est pas un bon signe pour une équipe qui veut voyager très loin.

Photo: John Roberson / FIBA Europe

 

Commandez le magazine papier Basket Europe
Commentaires   |  0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *