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La réaction de Jean-Denys Choulet après le match face à Cholet

Au fond du trou, l’Elan Chalon ne trouve aucune solution. Son coach Jean-Denys Choulet est désemparé. Il a même évoqué le fait de proposer son départ si ça peut sauver le club. Retour sur sa conférence de presse après la défaite face à Cholet (70-64).

« Je ne sais plus comment faire. Depuis le début de saison je demande l’organisation parce qu’il n’y a que comme ça qu’on pourra y arriver. Comme je l’ai dit plusieurs fois, on n’a pas de joueurs de grand talent chez nous. Il faut impérativement organiser le jeu. On s’aperçoit qu’on est remonté, et ce n’est pas innocent, avec la présence d’Arthur Rozenfeld qui a organisé le jeu. Il a fait exactement ce que j’attends. »

Le champion de France 2007 avec Roanne regrette également les prestations de son nouveau meneur Darrin Dorsey. La saison saison passée, Dorsey avait fait le bonheur du Portel. 

« Je ne sais pas jouer sans meneur de jeu, je le dis depuis le début de saison. On a fait venir Darrin Dorsey et on pensait, moi le premier, et toute la France pensait qu’on avait trouvé un meneur de jeu disponible capable de venir nous aider et organiser le jeu. Sur les deux derniers matchs, il ne m’a rien organisé du tout. Je ne dis pas qu’il ne va pas le faire, je dis qu’en ce moment soit il a du mal à intégrer les systèmes et à mettre en place à cause de la pression défensive, soit je ne comprends pas. Dès qu’on a eu un temps soit peu d’organisation avec Arthur Rozenfeld, on est remontés et on a fait du basket comme j’aime voir du basket. Même si ce n’est pas parfait. »

C’est visiblement un Jean-Denys Choulet très touché par la situation qui s’est exprimé devant la presse après la rencontre face à Cholet.

« Quand vous faites le grand écart entre la première place et la dernière, ça fait mal aux adducteurs, ça fait mal à la tête, ça fait mal au coeur… et ça fait mal à la fierté. Je suis quelqu’un qui essaye d’être toujours droit et honnête. J’ai toujours dit que dès que j’aurais l’impression de ne plus faire mon travail je le dirais. Je fais mon travail à 200%, deux fois plus que l’année dernière ! Malheureusement je n’ai pas beaucoup de relais derrière moi pour m’aider à y arriver. Ce soir j’ai eu Arthur, j’ai eu Khalid qui a été important. J’en ai certains qui essayent, certains qui se découragent, certains qui sont très touchés. Moi, même touché je peux bosser, ça ne me dérange pas. Ma seule façon de vivre en ce moment, c’est de me réfugier dans le travail, c’est ma seule façon d’exister en ce moment. Les gens ont toujours la dent dure, mais ça je l’accepte c’est la règle du jeu. »

Espérons pour ce grand entraîneur que le club bourguignon ne sera pas obligé de s’en séparer, ce qui serait paradoxal pour un champion en titre, et que la situation va s’éclaircir rapidement pour le champion de France en titre.

Photo : BCL

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