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Interview Andrew Albicy et son agent Ayité Ajavon : « j’ai pu être dur avec lui mais c’est parce que j’ai toujours voulu qu’il réussisse »

En collaboration depuis près de quinze ans, Andrew Albicy et son agent Ayité Ajavon entretiennent bien plus qu’une relation de travail. A l’occasion de la réception du Real Madrid à Andorre, nous sommes allés à la rencontre des deux hommes. Ils reviennent notamment sur leur façon de travailler, comm

En collaboration depuis près de quinze ans, Andrew Albicy et son agent Ayité Ajavon entretiennent bien plus qu’une relation de travail. A l’occasion de la réception du Real Madrid à Andorre, nous sommes allés à la rencontre des deux hommes. Ils reviennent notamment sur leur façon de travailler, comment se sont passées les négociations avec Andorre et les autres opportunités qu’aurait pu prendre le meneur français, ou encore l’Equipe de France et la situation des jeunes joueurs en France.

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Depuis quand vous connaissez-vous ?

Andrew : Je connais Ayité depuis que j’ai 12 ou 13 ans.

Comment vous êtes-vous retrouvés à travailler ensemble ?

Andrew : Il connaissait mon coach à l’époque où j’étais en benjamin, c’était son ami et c’est par cet intermédiaire là qu’on s’est connu.

Ayité : A l’époque je n’étais pas agent et je ne pensais même pas devenir agent ! Il m’a juste dit « je m’occupe de jeunes, ils sont très forts, c’est plaisant à voir jouer » donc je suis allé voir un match une fois, mais je ne pensais pas du tout devenir agent.

Depuis toutes ces années, c’est plus qu’une relation de travail ?

Les deux : Complètement ! (rires)

Andrew : On sait quand il faut être pro aussi. On sait faire la part des choses là-dessus.

Comment travaillez-vous ensemble ?

Ayité : Dis-moi comment tu le perçois toi.

Andrew : Ayité me dit toujours ses quatre vérités, quand je ne suis pas bon, quand je suis bon, quand il veut me voir comme ça ou autrement. Il a le rôle de grand frère tout en étant professionnel. Il me protège un peu aussi. C’est un peu le mélange de tout ça qui fait qu’on a aussi cette relation particulière. J’ai confiance en lui.

« Je me suis rendu compte que mes envies n’étaient pas forcément les bonnes pour ma carrière »

C’est ce que vous cherchez chez un agent ?

Andrew : Oui. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui changent d’agent parce qu’ils ne sont pas contents de ce qu’ils ont ou qui pensent pouvoir avoir plus donc ils changent. Moi je suis plus dans le « si je taf, j’aurais des gros contrats ». Lui il me trouvera les bons contrats parce que je ferai ce qu’il faut sur le terrain et non pas seulement parce qu’il a des connections. Et si je peux taffer et l’amener à avoir encore plus de contacts, je serais le plus heureux du monde.

Ayité : De mon côté c’est que je suis quelqu’un d’assez exigeant en général, que ce soit déjà par rapport à moi et toutes les personnes qui m’entourent personnellement ou professionnellement. Andrew c’est un peu les deux, le perso et le pro. Je sais que pafois j’ai pu être dur avec lui mais c’est parce que j’ai toujours voulu qu’il réussisse et qu’il aille le plus loin possible. Quand on a nos moments entre nous on rigole, on parle de tout et quand c’est pro, j’essaye vraiment de mettre la partie perso de côté et de me concentrer sur le business. Je peux le conseiller par rapport à son jeu, même si je ne suis pas coach, il y a des choses qui se voient et qui sont réelles. Juste en terme de business, ce que les coachs veulent et aiment voir d’un joueur comme lui. En terme de contrat, j’essaye toujours de lui amener les meilleures opportunités possibles, mais c’est lui qui prend la décision finale. Je vais le conseiller, je vais lui donner mon avis sur les différentes options, mais j’irai où il choisira d’aller même si je ne pense pas que ce soit la meilleure situation.

Andrew : Et c’est déjà arriver, malheureusement ! (rires)

Andrew, est-ce que vous orientez Ayité sur vos envies ?

Andrew: Avant oui, mais maintenant plus du tout. Je le laisse me proposer les différentes options qu’il a trouvé. Je me suis rendu compte que mes envies n’étaient pas forcément les bonnes pour ma carrière. C’est en l’écoutant que je me suis rendu compte qu’il n’avait pas forcément tort.

Ayité : ça me fait plaisir ça… (rires)

Andrew : On s’en rend compte parce que le meilleur exemple c’est quand j’étais à Gravelines. Je n’avais pas forcément envie de rester là-bas et lui avait plusieurs offres.

Ayité : On avait Saragosse et Besiktas.

Andrew : Donc on avait ces deux choix-là ou rester à Gravelines. Je sais qu’il y avait aussi Paris qui faisait du forcing pour me reprendre. Personnellement j’avais ce « besoin » de revenir à Paris, je ne sais pas pourquoi. Gravelines ça m’avait un peu fatigué et j’avais besoin de revenir près de mes parents et de mes amis. Retourner à ce que je connaissais en fait.  Ce n’était finalement pas forcément le meilleur choix parce que l’année qui a suivi c’était la pire de ma carrière.

« Ses parents savaient que j’allais me battre pour leur fils »

Justement, pourquoi avez-vous fait Paris-Gravelines deux fois en aller-retour ?

Andrew : La première année, Gravelines avait un bon projet. Christian Monschau me voulait vraiment. J’étais meneur titulaire alors que je n’avais que 20 ans donc c’était vraiment une aubaine pour moi. En plus je fais une grosse saison même si on perd en quart de finale des playoffs. On ne perd que trois matchs dans la saison, je me suis assez montré, je pense que j’avais une très bonne exposition quand j’étais à Gravelines et c’est juste que je ne me sentais pas à l’aise dans cette ville. J’ai donc voulu revenir à Paris pour tout ça, tout ce qui est extra, tout ce qui ne sert à rien en réalité. Sauf qu’on ne s’en rend pas compte tout de suite. Aujourd’hui je suis plus mature, j’ai pris du recul sur tout ça et maintenant je m’en rends compte. Les deux années à Paris se sont passées comme elles se sont passées et derrière j’ai eu des propositions, mais je n’étais que le deuxième ou troisième choix des équipes. Au final, le temps est passé et un jour Christian Monschau m’a appelé et m’a dit « je veux te relancer. On te donne deux ans de contrat pour que tu te montres et après tu repars ».

Ayité : Les gens se sont beaucoup posés cette question que ce soit dans le métier ou chez les fans, mais tout le monde n’est pas au courant de ce qui se passe en interne. Après les deux années à Paris, l’idée c’était de pouvoir rebondir réellement. Quand il disait deuxième ou troisième choix, ce n’était pas être remplaçant, il n’était pas le premier désir des coachs : « Albicy ouais c’est cool, mais bon… ». Alors que Christian Monschau, il avait eu Andrew et il m’a appelé aussi. C’était plus un choix de coach et de projet qu’un choix d’équipe. Si ce coach avait été à Strasbourg ou ailleurs, je pense qu’Andrew y serait allé.

Andew : Oui. La première année qu’on avait passé ensemble était super, on avait construit une vraie relation. Déjà que je n’avais pas de contrat, mais quand il m’a appelé je savais qu’il allait me mettre en valeur donc je n’ai pas hésité.

Ayité : On aurait aussi encore pu attendre un peu plus et voir ce qu’on nous proposait en France ou à l’étranger, mais il nous offrait quand même une garantie de deux ans avec un montant intéressant et un projet sportif qu’on connaissait déjà.

Andrew, pourquoi avez-vous choisi Ayité ? Ca s’est finalement fait naturellement ?

Ayité : Ca a failli pas se faire quand même !

Andrew : Au début c’était juste pour faire des tests en fait. Mes parents ont demandé à Ayité s’il pouvait m’aider pour ça. Il a réussi à avoir plusieurs détections avec Cholet, Le Havre et donc Paris. J’étais beaucoup plus intéressé par Cholet, mais mes parents ne voulaient pas que je parte trop loin parce que j’étais le premier de la famille à partir vraiment. Ils voulaient que je reste en région parisienne pour qu’ils puissent me voir.

Ayité : Je sais que son père était quand même hésitant au départ parce que c’était mes débuts. Il avait un peu peur. Il se disait : « un agent ce n’est pas nécessaire et en plus prendre un agent qui fait ses débuts, comment il pourra vraiment gérer la carrière de mon fils ? ». Je pense que ce qui a vraiment fait pencher la balance c’est que ses deux parents se sont dit qu’ils me connaissaient humainement. Ils savaient que j’allais me battre pour leur fils.

Andrew, vous avez déjà été approché par d’autres agents ?

Andrew : Tout le temps ! (rires)

Ayité : Malheureusement ou heureusement, ça fait partie du jeu. Je ne vais pas mentir, je n’ai pas honte de le dire, j’ai déjà appelé certains mecs. Des fois tu ne sais pas vraiment s’ils sont représentés ou pas donc tu tentes le coup. Des fois tu sais, mais t’entends des rumeurs qui disent qu’il n’est pas forcément satisfait alors t’appelles. Tout le monde l’a fait, je ne veux pas le cacher ça serait mentir. Tous les agents appellent, il y en a qui appellent plus que d’autres mais ça ne me surprend pas. On l’accepte, c’est comme ça dans ce métier.

Andrew : Ils m’appellent avec des beaux discours. Ils me disent qu’ils peuvent m’apporter plus et qu’ils peuvent m’amener beaucoup plus loin… C’est peut-être vrai, c’est possible. Mais moi je ne sens pas le besoin de partir. J’ai toujours été fidèle, mais si je sens vraiment qu’Ayité ne fait pas son job et que je peux avoir d’autres opportunités vraiment plus grande ailleurs, on en discutera d’homme à homme.

Ayité : Je suis quelqu’un d’exigeant et depuis mes débuts, je n’hésite pas à lui dire s’il a été bon ou non sur tel ou tel match. Si ça doit arriver j’accepte aussi qu’on me le dise. C’est déjà arrivé, il y a des joueurs qui ont arrêté de bosser avec moi parce qu’ils n’étaient pas satisfaits à tort ou à raison. Il y en a d’autres aussi avec qui on a discuté comme Andrew vient de le dire et ce n’est pas pour ça qu’on ne bosse plus ensemble. A un moment donné si tu n’es pas satisfait on peut en parler. « Ayité tu m’as dit ça, ça et ça et aujourd’hui ce n’est pas ce qui se passe, remets-toi en question ». Chose que je fais. Ensuite tu te remets au boulot en tant qu’agent et tu fais les choses différemment pour amener de meilleures choses la fois d’après au joueur que tu représentes. Si ça doit arriver entre nous, c’est clair qu’on discutera. Je n’espère pas que ça se finisse mais si ça doit se finir malheureusement c’est la vie.

Comment se sont passées les négociations avec Andorre ?

Ayité : Ca s’est fait très tôt.

Andrew : Oui parce que j’étais le premier joueur à signer en ACB.

Ayité : L’ACB c’est un championnat où les signatures se font assez tard, du moins bien plus tard qu’en France, et Andrew c’était la première signature de toute l’Espagne. On a commencé à discuter en décembre 2015. J’aime bien anticiper, ce n’est pas possible tout le temps, mais plus on anticipe et plus la façon dont le coach va concevoir l’équipe avec le joueur sera différente. Le GM d’Andorre devait venir le voir jouer à Pau en janvier mais ça ne s’est pas fait donc ils sont venus à la Leaders Cup. Ils ont vu jouer Andrew à la Leaders Cup, on a discuté avec le GM, on a commencé à parler un peu financier. Dès que le championnat s’est terminé, il a signé.

https://www.youtube.com/watch?v=x9htGKtHCPU

En pleine saison vous connaissiez déjà sa future destination?

Ayité : Ca a quand même mis un peu de temps parce que, on peut en parler maintenant, Strasbourg était intéressé aussi au même moment.

Andrew : Si je m’étais écouté je serais allé à Strasbourg. Mais ! Erreur du passé, j’ai écouté Ayité ! (rires) Alors que Strasbourg me proposait aussi un très bon contrat.

Ayité : Oui financièrement, sportivement il y avait tout. Mais là tu avais l’occasion d’aller dans un championnat… C’est l’Espagne quoi ! Un week-end sur deux tu joues une équipe d’Euroleague, c’est incomparable.

« Je me mets à la place des coachs, c’est compliqué de faire jouer les jeunes »

Pensez-vous qu’un jeune joueur français à d’autres solutions que d’attendre son tour sur le banc ?

Ayité : Tu veux me faire des problèmes toi ! (rires)

Andrew : Pour moi c’est juste que les coachs ne sont pas du tout rassurés à l’idée de mettre les jeunes sur le terrain parce qu’ils veulent gagner. Ce que je peux comprendre, ils sont aussi payés pour ça. Ils ont peur de mettre des jeunes Français, qui ont peut-être du talent, parce que c’est un risque et on ne sait pas ce qui va se passer. Ils préfèrent peut-être mettre un Américain dont on sait ce qu’il va faire. Je pense aussi qu’en Pro B ou en NM1 il y a encore trop d’Américains pour développer au mieux les jeunes. C’est le business c’est comme ça, mais c’est la réalité des choses.

Ayité : C’est vraiment un très long débat. En Pro B on a quand même vu des coachs qui l’ont fait. Mais il y a effectivement quatre étrangers, il y a des résultats à avoir donc c’est très compliqué. Ce n’est pas comme la NBA où il n’y a pas de descente où tu fais ce que tu veux et où tu peux mettre cinq jeunes de 19 ans qui viennent d’être draftés. J’exagère un peu, mais en NBA tu peux faire ça. En Europe, et pas qu’en France, c’est impossible de le faire.  Il faut réussir à gagner des matchs et développer des jeunes. Ce n’est pas forcément évident. Il y a aussi des jeunes qui pourraient plus jouer. En tant qu’agent, je ne suis pas là pour dire aux coachs ce qu’ils doivent faire ou non, c’est eux qui font les choix. Est-ce que ça pourrait être différent ? Ca peut toujours l’être. Par exemple, Frank Ntilikina – que je ne représente pas – quand il commence à jouer en Pro A, je pense qu’il n’est pas prêt. Mais Vincent Collet le fait quand même jouer. Pour quelle raison ? On n’est pas en interne donc on ne sait tout ce qu’il s’y passe, mais le joueur n’était pas tout à fait prêt à jouer et il a quand même été mis sur le terrain. Peut-être qu’il y a d’autres jeunes avec autant ou un peu moins de talent qui pourraient jouer. Pour parler de ce que j’ai vécu, Andrew est entré en pro à 17 ans. Je m’en souviens c’était contre Le Mans et Pau, il fait 5 points et 2 passes sur les deux matchs en 15 minutes, franchement matchs propres (ndlr : 5 points, 1 passe, 3 interceptions et 3 pertes de balles contre Le Mans en 17 minutes et 4 points, 1 rebond et 2 balles perdues en 16 minutes contre Pau). A ce moment-là, je me dis que l’année d’après il ne sera pas deuxième meneur parce que j’étais dans mes débuts mais je suis conscient du business. Ca serait risqué pour un coach de faire ça, mais tu peux prendre deux Américains qui peuvent jouer sur les postes arrières et tu mets le petit Albicy juste derrière eux. Il y a autre chose et je n’ai pas peur ni honte de le dire. Au moment où Paris-Levallois monte de Pro B à Pro A, Hyères-Toulon et Vichy voulaient Andrew. Le coach de Vichy de l’époque, Jean-Louis Borg, me dit : « je ne promets pas de temps de jeu, il n’a rien prouvé ». Et ça s’est arrêté là. Il était contrarié que je n’ai pas rappelé derrière, mais c’est comme ça. On lui proposait clairement d’être deuxième meneur à Paris et d’avoir plus d’argent. Je n’ai rien à dire sur Jean-Louis Borg en tant que coach, mais tu ne peux pas me dire à moi, l’agent, que tu lui proposes moins d’argent et pas de temps de jeu. Chacun fait ses choix, mais comment gérer tout ça c’est compliqué. On peut dire ce qu’on veut, mais Jean-Marc Dupraz l’a fait, il a dit : « Andew sera mon deuxième meneur ».

Andrew : Il m’a même fait passer devant Jimmal Ball à l’époque. Ma première année en Pro B, il ne me fait pas du tout jouer ou juste à la fin parce Jimmal se blesse, la première année en Pro A on est à peu près à 50/50 au niveau du temps de jeu et l’année d’après je joue plus que lui. A 19 ou 20 ans.

Ayité : Comme quoi il y a des coachs qui le font. Je dis plein de choses mais tout ça pour dire que c’est un process qui n’est pas évident du tout. Je me mets à la place des coachs, c’est compliqué parce qu’on sait comment est le métier de coach. On parle toujours du métier, d’agent, celui de joueur, mais celui de coach ça peut être hyper précaire. Si tu perds quatre matchs de suite, on te dit au revoir. A un moment donné il y a aussi une telle pression sur eux parce qu’il faut gagner des matchs. C’est aussi comme ça qu’on dit qu’un coach est bon, s’il gagne des titres. Il faut gagner des matchs et tu mets trois jeunes sans expérience sur le terrain. Ils perdent des balles et te bouffent ton match donc tu ne prends plus de risque et tu ne les fais pas jouer. En même temps ça ne développe pas les jeunes donc comment faire ? Pour en citer un auquel je pense, Philippe Hervé le fait très bien avec Abdoulaye N’Doye aujourd’hui. Et dans une moindre mesure avec Killian Hayes qui est aussi encore plus jeune.

Que pensez-vous de l’organisation de matchs de l’Equipe de France en hiver ?

Andrew : Sachant qu’il y a beaucoup de joueurs de Pro A, c’est bien. Ce qu’on a montré lors de la première fenêtre internationale, je pense que ça a mis un petit boost au basket français. C’est aussi dommage pour les joueurs absents à cause des différents conflits, mais ça ce n’est pas de notre ressort. Ca fait une très belle exposition pour le championnat français. Mais, le vrai problème c’est que s’ils avaient commencé comme ça, il n’y aurait jamais eu de souci.

Ayité : Je suis assez partagé par rapport aux fenêtres internationales. On n’a pas l’habitude mais au foot ça existe depuis toujours. Aujourd’hui les joueurs NBA ne viendront jamais. C’est assez paradoxal parce que ça créé des frustrations, certaines tensions. Des personnes vont être déçues aussi parce qu’elles ne verront jamais l’équipe « type » durant ces fenêtres-là. Il y aussi les joueurs qui vont être appelés pour les fenêtres et qui finalement vont être évincés pour la compétition finale. Le vrai problème il est là, parce qu’au foot il n’y a pas ce souci-là. Ca existe depuis toujours et les joueurs qui sont appelés pour les fenêtres, sont les joueurs qui seront présent à la coupe du Monde ou la coupe d’Europe, tout dépend. Je pense que le problème du basket c’est ça. C’est récent comme processus donc ça va prendre du temps pour que tout le monde accepte ça.

Andrew : L’Euroleague a aussi tellement de pouvoir maintenant que je ne sais pas dans combien de temps ça va changer. Tout le monde veut jouer en Euroleague. Mais pour en revenir à l’Equipe de France, si j’étais à la place des fans, ça ne m’intéresserait pas forcément d’aller voir Andrew Albicy… Je n’ai pas envie de dénigrer les joueurs, loin de là, mais le spectateur peut se demander pourquoi il irait voir jouer cette équipe alors qu’il pourrait voir jouer Batum ou autres. Je suis aussi très content pour les fenêtres parce que si elles n’existaient pas, je ne serais peut-être pas convoqué. J’ai la chance d’être appelé donc je le fais.

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Depuis quand vous connaissez-vous ?

Andrew : Je connais Ayité depuis que j’ai 12 ou 13 ans.

Comment vous êtes-vous retrouvés à travailler ensemble ?

Andrew : Il connaissait mon coach à l’époque où j’étais en benjamin, c’était son ami et c’est par cet intermédiaire là qu’on s’est connu.

Ayité : A l’époque je n’étais pas agent et je ne pensais même pas devenir agent ! Il m’a juste dit « je m’occupe de jeunes, ils sont très forts, c’est plaisant à voir jouer » donc je suis allé voir un match une fois, mais je ne pensais pas du tout devenir agent.

Depuis toutes ces années, c’est plus qu’une relation de travail ?

Les deux : Complètement ! (rires)

Andrew : On sait quand il faut être pro aussi. On sait faire la part des choses là-dessus.

Comment travaillez-vous ensemble ?

Ayité : Dis-moi comment tu le perçois toi.

Andrew : Ayité me dit toujours ses quatre vérités, quand je ne suis pas bon, quand je suis bon, quand il veut me voir comme ça ou autrement. Il a le rôle de grand frère tout en étant professionnel. Il me protège un peu aussi. C’est un peu le mélange de tout ça qui fait qu’on a aussi cette relation particulière. J’ai confiance en lui.[/arm_restrict_content]

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