Nayo Raincock-Ekunwe, la MVP de la Ligue Féminine que les Bleues vont retrouver avec le Canada

Sacha RUTARD
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Son nom est difficile à mémoriser mais elle n’est pas pour autant passée inaperçue dans le championnat de France puisque Nayo Raincock-Ekunwe a été élue MVP de la Ligue Féminine après une saison somptueuse avec les Déferlantes de Nantes-Rezé en en étant sa meilleure marqueuse (16,0 points) et deuxième rebondeuse (10,5). Bourges l’a ciblée et elle sera tango à la rentrée. Seulement, en attendant, Nayo va se retrouver probablement sur la route des Bleues puisqu’elle est internationale canadienne et que les deux pays sont une fois de plus amenés à se confronter à la Coupe du Monde en Espagne, en septembre. Elle va y retrouver Katherine Plouffe (Bourges), sa jumelle Michelle (qui passe de Tarbes à Lyon) et Miranda Ayim (Basket Landes).

Nayo Raincock-Ekunwe (1,88m, 27 ans en août) est le symbole de la persévérance puisqu’elle n’a pas bénéficié d’un « grand programme » en NCAA et qu’elle a commencé son aventure européenne dans de petites ligues.

« Cela a été un moyen non conventionnel d’arriver en équipe nationale. Je suis la seule à avoir joué en division II de la NCAA (Simon Fraser). J’ai commencé ma carrière professionnelle dans l’une des ligues professionnelles les plus faibles d’Europe. J’ai joué en Suisse, mais c’était un moyen pour moi de mettre le pied dans la porte « , a-t-elle déclaré au Edmonton Sun. « Depuis lors, chaque année, j’ai gravi les échelons en allant d’Allemagne en Australie, en France puis en WNBA et jouer pour le New York Liberty (NDLR: 32 matches pour 9′ en moyenne l’été dernier. « 

Athlétique et humble

Nayo attribue à son père Charles le mérite de lui avoir inculqué l’amour du basket-ball en l’emmenant aux matches des Toronto Raptors et à sa mère Denise de l’avoir poussé durant les  premières années lorsqu’elle avait eu du mal à trouver sa place dans les meilleures équipes.

« Quand j’étais plus jeune, j’avais peur de me faire couper. Je détestais ne pas faire l’équipe, et elle me poussait toujours à essayer et à faire de mon mieux que j’y arrive ou non. »

Souvent occultée et parfois négligée durant sa carrière, Nayo Raincock-Ekunwe est devenue depuis une pièce intégrale de l’équipe nationale avec un avenir qui s’annonce prometteur. Elle n’est pas un leader vocal, mais quand elle intervient sur le terrain, c’est toujours avec efficacité.

« C’est une athlète incroyable. C’est amusant de la revoir dans le groupe, surtout avec une saison d’expérience WNBA à son actif. Il est plus difficile pour elle de voler sous le radar maintenant », a déclaré l’entraîneur-chef de l’équipe du Canada, Lisa Thomaidis faisant référence au fait que la joueuse ne peut plus passer inaperçue. « Vous n’allez pas trouver un athlète professionnel plus humble. Elle baisse la tête et fait le travail. Sa volonté de gagner et son feu compétitif prennent le dessus. Ça a été génial de la voir progresser. Ce fut vraiment excitant et inspirant pour les gens de regarder tout ce qu’elle a accompli durant ce laps de temps. »

De son côté, Nayo Raincock-Ekunwe veut servir d’exemple :

« J’espère que d’autres jeunes femmes pourront voir que même si mon itinéraire n’était pas conventionnel, j’ai trouvé un moyen de le faire. S’ils vont dans une petite école, ils peuvent toujours parvenir où je suis. Ils peuvent encore jouer dans les meilleures ligues en Europe, il suffit de mettre la dose de travail. Votre nom n’a pas d’importance, ce qui compte c’est votre jeu. « 

 

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