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Strasbourg: 1/11 aux shoots, le cauchemar de Jérémie Nzeulie

Vous savez à quoi ressemble une soirée de cauchemar ? Demandez à Jeremy Nzeulie (1,88m, 27 ans), il en a vécu une hier en fin de journée au Rhénus face à Pau. Déjà son équipe, privée de Youssoupha Fall et toujours sans le fameux 4 que la SIG recherche en vain depuis des semaines, a perdu… Continue r

Vous savez à quoi ressemble une soirée de cauchemar ? Demandez à Jeremy Nzeulie (1,88m, 27 ans), il en a vécu une hier en fin de journée au Rhénus face à Pau. Déjà son équipe, privée de Youssoupha Fall et toujours sans le fameux 4 que la SIG recherche en vain depuis des semaines, a perdu 65-70. Ce n’est pas bon pour le tableau de marche des Strasbourgeois que l’on voit a minima dans le top 3. Deuxio, le Franco-Camerounais a réalisé une farandole de cagades.

Le chiffre qui tue, c’est le 1 sur 11 aux shoots. Il lui a fallu attendre huit tirs ratés et le milieu du troisième quart-temps pour mettre enfin dedans, dans une acrobatie certes mais quasi à bout pourtant. Sinon, il a tout foiré y compris 3 lancers sur 4 dans le money time et la tentative à trois-points de la dernière chance. Toujours dans ce scénario noir, on l’a vu faire un marché et dans la continuité tenter un dunk pour se défouler. Et le rater. On l’a surpris aussi en train de s’énerver alors qu’il venait de commettre une faute offensive évidente dans un moment crucial.

Pourtant, Vincent Collet lui fait confiance. Jérémy Nzeulie a joué 31 minutes face à Pau. Le deuxième temps de jeu de l’équipe derrière celui de Quentin Serron. Soyons juste, il a apporté tout de même 4 rebonds, une passe et une interception. Seulement le bilan à l’évaluation est sans appel : -6.

Le problème, c’est que cette contre-perf s’ajoute aux autres depuis la rentrée. Nzeulie en est à 3,3 points avec un piteux 2/19 aux shoots… et -3 d’éval en 3 matches. Est-ce la fameuse pression qui touche certains joueurs quand il change de statut ? La confiance, c’est comme les économies, ça s’évapore parfois en moins de temps qu’il a fallu pour la constituer.

Sans vouloir lui mettre la tête sous l’eau, rappelons ses chiffres de la saison dernière à Chalon : 14,0 points et 13,5 d’éval.

Dans le dernier quart-temps, toute l’équipe a été à son diapason, encaissant un irrémédiable 9-24.

« Comment expliquer notre effondrement ?, » s’est demandé Ali Traoré en conférence de presse. « A +13, notre jeu collectif s’est délité. On a perdu notre solidarité défensive et en attaque, c’était la sècheresse. Et ça a basculé. Il ne nous était pas permis de nous relâcher. C’est une déception, mais pas une désillusion, car c’est tôt dans la saison. Donc pas de catastrophisme ! Mais il reste beaucoup de travail ! En face, le coach a été malin, il s’est appuyé sur Chikoko car, en l’absence de Youss (Fall), nous ne comptions qu’un pivot de métier. Ce n’est pas une excuse, car on avait réussi à tenir jusque-là. Nous aurons l’obligation de gagner à Antibes pour équilibrer notre bilan ».

Se refaire la cerise, c’est la mission de la SIG et de sa recrue française phare. Quand on est au fond de la piscine, on ne peut que remonter.

Photo: SIG

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