Quels clubs français en BCL en 2019-20 ?

Sacha RUTARD
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La deadline pour déposer une demande d’inscription pour la saison prochaine en Basketball Champions League approche. Partout en Europe, et notamment en Espagne, les clubs commencent à regarder de plus près la dernière-née des compétitions européennes.

En Espagne, Malaga, Badalone, Mansera et Saragosse, d’après Marca et Mundo Deportivo, sont candidats pour la prochaine saison de BCL. En France aussi, les clubs bien classés en saison régulière doivent désormais envisager leur participation la saison prochaine dans une compétition européenne. L’Asvel sera engagée en Euroleague, c’est une certitude. Alain Béral, président de la Jeep Elite qui est actionnaire au sein de la BCL, a fait de la Basketball Champions League la destination soutenue par la ligue nationale française pour ses clubs. Qui va donc postuler parmi les équipes les mieux classées en saison régulière, condition indispensable pour gagner sa place via les performances en ligue nationale ?

L’évolution de la BCL qui a bouclé sa troisième année d’existence seulement montre des signes très encourageants. Tout d’abord, le professionnalisme de l’équipe formée autour de Patrick Comninos, ancien directeur sportif de l’UEFA, est appréciée dans le travail au quotidien par les clubs engagés dans la compétition, comme l’ont affirmé cette saison, Christophe LeBouille du Mans, Jean-Louis Borg de Dijon ou encore Hervé Beddeleem de Gravelines, partageant les échanges qu’il avait pu avoir avec ses collègues présidents. Lors du Final Four à Anvers début mai, la BCL a frappé fort en démontrant ses qualités opérationnelles avec un événement très haut de gamme avec plus de 67 000 spectateurs sur quatre matches, et notamment 16 500 pour la finale qui s’est jouée sans le club hôte.

Ensuite, si un peu partout en Europe, les clubs commencent à étudier sérieusement une participation en BCL, cela tient à plusieurs facteurs. Après Bamberg, l’Hapoël Jerusalem ou encore bien évidemment la Virtus Bologne, d’autres organisations d’envergure ont compris les arguments de la BCL. Tout d’abord, il s’agit de la plus courte des saisons européennes : à une période où la question de l’alourdissement du calendrier devient cruciale, Bologne n’a joué que 20 matches dans sa saison de BCL, soit moins que le champion d’EuroCup et évidemment bien moins que le CSKA qui a joué 37 matches en Euroleague. De plus, le calendrier de la BCL est compatible avec celui des fenêtres internationales. Ce qui permet donc aux clubs d’envoyer des joueurs en équipe de France, ce qui a été un accélérateur de confiance pour des garçons comme Paul Lacombe, Axel Julien, Louhaou Konate ou encore Amath Mbaye de Bologne. Et un vecteur de communication important pour les clubs concernés.

Ensuite, la BCL offre un million de dollars au vainqueur et est plus rémunératrice que l’EuroCup à niveau égal de résultat dans la compétition (300 000 euros pour le vainqueur en EuroCup), en toute transparence. Les clubs savent avant le début de la saison ce qu’ils peuvent espérer toucher. Enfin, la BCL fournit des efforts particulièrement importants pour être une compétition en pointe au niveau de la présence digitale. Ses chiffres (près de 2 millions de fans sur Facebook contre 723 000 pour l’Euroleague par exemple) lui permettent d’obtenir une audience, notamment via sa capacité à développer des highlights personnalisés pour les clubs ou pour les joueurs très appréciés des acteurs sur le terrain et les fans.

Derrière l’Asvel, Monaco, Dijon, Nanterre et Pau-Lacq-Orthez sont pour l’instant les mieux placés pour prétendre à une place pour la saison 2019-20. A suivre.

Photo: FIBA

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