La Chorale de Roanne sait maintenant ce que veut dire se faire “grecquifier”

Sacha RUTARD
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Une “grecquification”. Dans le jargon du basket, cela veut dire se faire battre sur le fil en quelques secondes alors que l’on possède une très confortable avance. Les Grecs s’en sont fait longtemps une spécialité d’où le nom donné à leurs exploits. Le plus terrible souvenir remonte à la demi-finale de l’Euro 2005 lorsque Antoine Rigaudeau and Co se firent remonter et devancer alors qu’ils possédaient 7 points d’avance à 43 secondes de la fin.

Hier soir, la Chorale de Roanne a été grecquifiée à la Halle Vacheresse par la SIG Strasbourg et ça fait très mal à la tête (83-84). Les Roannais menaient de 6 points à l’entame de la dernière minute mais ils gâchaient des lancers. Boris Diallo scorait à trois-points, Justin Carter loupait un lancer et c’est en cinq secondes que Travis Trice (1,88m, 26 ans, 23 points dont 9 dans les 50 dernières secondes, 4 passes, 3 rebonds) traversait le terrain pour planter un autre trois-points au buzzer. Terrible.

« Je suis vraiment content qu’on ait gagné”, a commenté le héros alsacien. “Je suis fier de l’équipe, car on n’a jamais abandonné. C’était un match très physique. On savait que cette rencontre était très importante, puisqu’on aurait été dans une très mauvaise situation si on l’avait perdu. Cette victoire fait vraiment du bien à l’équipe. J’ai déjà marqué pas mal de shoots, mais celui-là est définitivement mon préféré ! Le coach nous a beaucoup parlé des erreurs qu’on a fait dans le 3ème et 4ème quart-temps.  On se concentre maintenant sur notre prochain match ».

La SIG peut pousser un immense ouf de soulagement alors que la Chorale n’a pas gagné depuis le 25 septembre et le temps lui parait très très long…

“Ce match, on l’a préparé correctement, je pense, mais ce n’est pas encore suffisant donc il faut en faire encore plus”, ne pouvait que constater le coach Maxime Boire. “De notre côté avec le staff et les joueurs de leur côté aussi. Maintenant que je suis confirmé coach jusqu’à la fin de la saison, on va faire une réunion et Vincent Collet parlait d’exigence, on va en mettre beaucoup notamment dans la compréhension du plan de jeu et son suivi parce que ce soir c’est ce qui nous a manqué. La fin de match que l’on doit maîtriser plus, le money time. En première mi-temps, on n’est pas dans ce que l’on a fait contre l’ASVEL et Paris notamment défensivement. On donne des consignes sur leurs deux joueurs majeurs qui crèent le jeu, Gabe York et Travis Trice et d’entrée de jeu Trice a le tir pour se mettre en confiance qu’il met dedans et derrière il met le shoot de la gagne. Il met le shoot de la gagne parce qu’il met le premier shoot où l’on n’est pas prêt à défendre sur lui. Donc il met le dernier. Je tiens par contre à féliciter Thomas Ville qui était sur York, il était en mission. Il faut que tout le monde fasse comme ça. Ca va être mon travail, celui du staff, dès lundi, d’avoir cette exigence là…”

Photo: Travis Trice (FIBA)

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2 Responses
  1. Jean pierre

    Faire,monter une équipe de brique et de broque sans argent. Cela ressemble, c’est du ri fi fi …. Roanne est une ville pauvres….qui veut pété au dessus de ses moyens

  2. Clement Jean Pierre

    La compétence de maxime boire n’est pas à contestée au vu des rencontres qu’il a dirigé . Courage il y a du monde derriere

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