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Panagiotis Fasoulas (ex-international grec): « L’Euroleague ne peut pas copier la NBA »

Le week-end dernier, le pivot légendaire du basket grec, Panagiotis Fasoulas, 56 ans, a été interviewé par le magazine hebdomadaire de basket à la télévision nationale grecque, ERT. Aujourd’hui GM de l’équipe féminine du club d’Olympiakos, dont l’équipe masculine évolue en Euroleague, mais aussi en

Panagiotis Fasoulas (alternate spelling: Fassoulas) nicknamed « The Spider », Greek politician and former professional basketball player. He was selected in the second round by the Portland Trail Blazers in the 1986 NBA Draft, Considered to be one of the best big men ever in European basketball, <ember of the FIBA Hall of Fame since 2016

Le week-end dernier, le pivot légendaire du basket grec, Panagiotis Fasoulas, 56 ans, a été interviewé par le magazine hebdomadaire de basket à la télévision nationale grecque, ERT. Aujourd’hui GM de l’équipe féminine du club d’Olympiakos, dont l’équipe masculine évolue en Euroleague, mais aussi en deuxième division grecque, une sorte d’aberration du basket européen, il a donné son avis sur les sujets sensibles du basket européen. Ses points de vue ont du poids car Fasoulas est une personnalité dans son pays. Après sa carrière de joueur, il a fait partie du comité d’organisation des Jeux Olympiques de 2004 et il a été maire du Pirée de 2006 à 2010.

« La décision de ne pas jouer en A1 a été celle du propriétaire d’Olympiakos. Et il a tenu parole. Est-ce qu’il aura raison au final ? Je ne sais pas prédire l’avenir. Cela pourrait être positif pour l’Euroleague et mauvais pour le championnat grecque. Je ne sais pas. Cela pourrait être bon pour les ligues nationales aussi, pour montrer leur importance. Par exemple, je suis fortement en désaccord avec l’Euroleague qui est en train de devenir une ligue fermée. Peut importe qui est champion dans tel ou tel pays, ce n’est plus ça qui qualifie pour l’Euroleague. C’est très mauvais.
Nous ne sommes pas en Amérique. L’Euroleague n’est pas la NBA. Il n’y a pas de franchises. La participation en Euroleague devrait être la récompense pour les ligues nationales. C’est super de vouloir copier les Américains, mais sans leur argent, à quoi ça rime ? Une franchise NBA aujourd’hui, ça vaut minimum 1 milliard de dollars. Une franchise ne fait pas banqueroute. Les dépenses sont contrôlées et les revenus couvrent ces dépenses. On est très loin du compte en Europe.
Le modèle de l’Euroleague, pour l’instant est construit sur le modèle espagnol, où les équipes reçoivent de l’argent des clubs de foot : le Barca et le Real reçoivent des sommes énormes. 30-35 millions d’euros par ans, ce qui est très peu pour les clubs de foot. L’Euroleague se repose également sur quelques oligarques ou la folie de quelques hommes qui veulent dépenser leur argent. Est-ce le modèle qu’on veut ? Est-ce que comme cela qu’on va s’en sortir, se développer ? Les autres équipes ne se battent que pour jouer le milieu de tableau dans cette situation. Ce n’est pas acceptable.
Nous ne sommes pas les Etats-Unis et je suis un grand fan de leur modèle de sport professionnel. Mais nous ne sommes pas dans la même situation. Nous n’avons pas le sport universitaire. Et eux n’ont pas le même modèle européen du sport, avec beaucoup de petits clubs, de clubs amateurs. On ne peut pas copier en Europe ce qui marche aux Etats-Unis.
La participation en Euroleague doit intervenir par rapport à ce qui se passe dans les ligues nationales. Si on aime le basket, et qu’on veut que nos gamins jouent au basket. Si on veut que les clubs s’intéressent aux gamins, à la formation, il faut faire attention à tout ça. »

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