Rimas Kurtinaitis raconte les suites de la médaille d’or aux JO de 1988: “je me suis endormi complètement ivre”

Sacha RUTARD
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Le Lituanien Rimas Kurtinaitis, qui va avoir 60 ans en mai, et qui est actuellement le coach du Khimki Moscou est revenu dernièrement pour les médias russes sur la victoire de l’URSS aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Les Soviétiques avaient vaincu les Etats-Unis de David Robinson en demi-finale et la Yougoslavie de Vlade Divac en finale. Kurtinaitis était à cette époque un redoutable shooteur à longue distance bien dans la tradition de son pays.

Les joueurs se sont regroupés trente ans plus tard en Lituanie pour célébrer l’anniversaire de ce triomphe.

“Nous avons revu non seulement ceux qui ont joué à Séoul en 1988, mais nous avons rassemblé un cercle plus large, des gens qui ont joué pour l’équipe de l’URSS avant et après nous. Après tout, en 1988, non seulement nous avons gagné les Jeux olympiques, mais c’est tout le système de basket-ball soviétique qui l’a fait.”

Le Lituanien Kurtinaitis confie être est en contact permanent avec ses anciens équipiers.

“Avec Volkov, Marchiulionis, Sabonis, Tarakanov, Tikhonenko… Nous avons un chat où nous communiquons presque tous les jours. Il contient même Jose Biryukov, qui a joué d’abord pour les équipes de jeune de l’URSS, puis pour l’équipe adulte d’Espagne. En un mot, nous avons maintenu d’excellentes relations quelle que soit la nationalité. Nous avons accompli beaucoup de choses, sommes devenus champions olympiques. Cela nous a liés à vie. C’est le médecin permanent de l’équipe nationale de l’URSS Vasily Avramenko qui coordonne nos actions. Je l’appelle notre berger. Si l’un des joueurs est perdu de son champ de vision, il le retrouve comme un mouton perdu, et nous recommençons à communiquer.”

Kurtinaitis se souvient de la cuite mémorable qu’il a pris après la victoire en finale.

“Nous sommes arrivés au village olympique et avons décidé d’organiser une réunion d’équipe sans les entraîneurs. À ce moment-là, personne ne pensait aux médailles, et encore plus à l’or. C’était du domaine de la fiction. Et puis j’ai dit que je me saoulerais si nous gagnions le tournoi. Avant cela, je n’avais pas consommé d’alcool depuis deux ans et je pensais que je l’avais à jamais abandonné. Chomicius a dit qu’il raserait sa moustache légendaire, et Tarakanov a promis de se raser ses cheveux. Après la victoire en finale, retour au village olympique. On a bu de l’alcool. Je me souviens avoir bu beaucoup de gin tonic et je me suis endormi complètement ivre. Chomicius s’est rasé la moustache, mais Tarakanov a refusé. Il a dit que sa femme ne lui pardonnerait pas.”

Ses équipiers ont-ils été qu’il n’ait pas tenu parole ?

“Non … Mais le plus intéressant, c’est que cet été, il est allé à Séoul, s’est rasé la moustache et m’a envoyé une photo, remplissant la promesse 30 ans plus tard. Alors tout le monde a tenu parole.”

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