Elodie Godin (Bourges): “C’est super agréable de jouer dans un groupe comme ça, c’est le kiff”

Sacha RUTARD
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Alors qu’elles avaient accompli une très grosse performance dans la semaine en Euroleague face à Schio, les Lyonnaises sont tombées hier sur un os qu’elles n’ont pas pu ronger. Bourges n’a pas fait de détails au Prado: 82-65 en faisant un écart dans le deuxième quart-temps (25-13). L’Américaine Marissa Coleman a été particulièrement efficace avec un double double à la clé (15 points et 10 rebonds).

C’était le grand retour de Marine Johannès au Prado et son apport a été mitigé: 11 points, 5 rebonds et 4 interceptions mais 4/11 aux tirs et 5 balles perdues.

“On n’a pas fait le match que l’on devait faire”, a t-elle commenté. “On a fait un très bon match contre Schio et on aurait du reproduire la même chose et ce n’est pas ce qui s’est passé. Bourges a fait un très bon match. On a manqué d’agressivité, de dureté. On s’est réveillé un peu trop tard dans le match (…) Je suis contente de revenir ici, c’est un club qui a compté pour moi. Après une défaite comme ça, je ne vais pas dire que je suis heureuse de la journée. Je m’en souviendrai de cette première à Bourges. Bourges c’est le club le plus titré de France et ce n’est pas pour rien. Comme le dit le coach, on parle de Lyon et Montpellier mais Bourges ça reste Bourges peu importe les joueuses qu’ils ont chaque année. C’est dur de gagner ici.”

Le coach de l’ASVEL Valéry Demory n’avait pas perdu son mordant en conférence d’après-match:

“On ne mérite pas de gagner ce soir. On a joué trois minutes soft et quand Bourges a durci la défense, on a subi sauf dans les dix dernières minutes quand il a fallu gueuler, qu’elles se sont réveillées, qu’elles ont bougé le cul. Pourtant ce n’est pas faute de les avoir prévenu. Ca fait quarante-huit heures. Mais souvent quand on fait un grand match, derrière on se relâche et on prend une fessée. Ca fait du bien de prendre de temps en temps une fessée, c’est dommage que ça soit interdit par la loi (sourire). Mon discours n’est pas très bien passé mais je pense que je ne suis pas le seul entraîneur à avoir subi ça. (Il y a un remède? demande un journaliste) Deux paires de tarte (rires). Il n’y a que celui-là mais on ne le fait pas. Je leur ai dis avant le match que tout le monde voyait Lyon et Montpellier mais pour moi Bourges sera là et ils m’ont donné raison ce soir. Je ne passe pas pour un con là-dessus (sourire).”

Avec toujours un très bon sens de l’analyse, la Berruyère Elodie Godin a déclaré sa foi en ses coéquipières et son club:

“On voulait aussi prendre notre revanche. Là-bas, on avait plutôt fait un bon match par rapport au début de saison que l’on a pu faire. On savait à quel point c’était important si on voulait rester sur le podium. Il fallait remporter ce match. C’est ce que j’ai dit aux filles en début de match: “on peut encore finir premières, ça passe par la victoire de ce soir.” Si on perdait ce soir c’était quasi mission impossible. C’était un gros challenge, on avait perdu de quatre points, il fallait gagner de cinq. On est rentré de suite dans le match de la bonne manière chose que l’on n’a pas toujours fait ces derniers temps et c’est plus que positif. Depuis le début de saison, on joue 20-25 minutes et jamais 40 minutes. C’est le speech que l’on a eu à la mi-temps, il ne faut surtout pas les laisser revenir car c’est une équipe qui peut le faire avec des tirs à trois-points, de l’agressivité. Je suis contente, je suis fière de l’équipe car c’est la première fois de la saison que l’on fait un match aussi complet à part les deux ou trois dernières minutes où l’on perd des ballons un peu stupidement. Effectivement, le retour d’Ana (Dabovic) nous a fait du bien dans les rotations et aussi pour le moral car ça fait quelque temps où l’on joue à sept (…) On peut parfois être dans le dur mais on aime jouer ensemble, on s’apprécie et c’est un plus quand on peut prendre du plaisir en jouant au basket. On joue plus relâché. C’est super agréable de jouer dans un groupe comme ça. C’est le kiff (…) Vous savez ce que c’est le sport de haut niveau. On peut rester au haut niveau mais il y a des moments de faiblesse. Bourges c’est le club le plus structuré de France. C’est le club qui a le plus de titres. Bourges sera toujours là. Bien sûr, il y a Lyon et Montpellier qui se sont rajoutés, il y a d’autres équipes qui sont très fortes, mais Bourges sera toujours là. Pour moi, ce club ne peut pas mourir.”

Au classement, l’ASVEL est toujours en tête avec 10 victoires. Bourges et Lattes-Montpellier suivent avec 9.

Photo: Elodie Godin (Euroleague)

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