Le chiffre: 5/51 pour Edwin Jackson à trois-points en Euroleague

“Notre jeu d’attaque est vraiment très difficile à regarder. Nous avons la pire attaque de l’Euroleague cette saison (NDLR: en fait la 15e sur 18 équipes) et ce que nous proposons offensivement est loin du compte. Cela me choque que cela ne choque personne (…) Je n’ai de problème avec personne. Je m’entends super bien avec le groupe, je suis heureux à Lyon. Mais je ne suis pas revenu à l’ASVEL pour y jouer cinq minutes par match. Et je ne vais pas dire que je vis une saison idyllique… Pour moi cela ne peut pas continuer comme ça.”

Les petites phrases distillées par Edwin Jackson dans le quotidien Le Progrès ont fait l’effet d’une bombe et la première mesure a été que son nom n’était pas couché hier sur la feuille du match ASVEL vs Boulogne-Levallois. Match que les Villeurbannais ont perdu, une première cette saison à l’Astroballe en Jeep Elite (69-79), et ponctué une nouvelle fois de deux fautes techniques pour leur coach Zvezdan Mitrovic.

Recruté pour quatre saisons comme un fer de lance offensif cet été, Edwin Jackson est très décevant dans ses productions. Circonstances atténuantes: il a été un temps grippé et souffre du genou mais le plus étrange, c’est la disparité entre ses matches en Jeep Elite et ceux d’Euroleague.

En Jeep Elite, il en est à 11,9 points avec 35,3% de réussite à trois-points. Avec 10,8, il a la 4e évaluation de l’équipe. Ce n’est donc pas si mal.

C’est dans la compétition européenne où ça se gâte fortement. Son total de points est divisé par deux (5,8) et surtout son adresse derrière la ligne à 6,75m est catastrophique. 5 sur 51 ! C’est juste hallucinant. Sa moyenne à l’évaluation -qui est calculée différemment- est de 3,5.

En y regardant de près, on s’aperçoit qu’il a mis ses 5 shoots entre la 5e et la 8e journée et qu’il a fait chou blanc au cours de 13 autres matches. On est incapable de dire s’il s’agit d’un record du genre, mais ça ne doit pas être loin. Et on ne peut pas accuser son coach d’être responsable d’une telle gabegie.

Edwin Jackson a déjà connu une crise de confiance comparable. C’était en Pro A et déjà sous le maillot de l’ASVEL après son passage à Rouen. Il avait raté 27 de ses 35 shoots à trois-points dans la saison.

Quant aux conséquences de ses critiques acerbes, le président délégué Gaétan Muller a affirmé que ça se “règlera en famille.” Le point de rupture n’est-il pas déjà atteint?

Photo: Euroleague

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