Sergio Rodriguez raconte ses derniers jours à Milan et son transfert à Alicante: “J’étais même heureux de voir la Garde civile à mon arrivée en Espagne”

Sacha RUTARD
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Le meneur international de Milan Sergio Rodríguez (1,93m, 33 ans) a vécu des jours angoissants en Lombardie avant de prendre la route avec sa famille pour Alicante. Il raconte son aventure à Marca.

Sur la montée de la pandémie de coronavirus en Lombardie:

“Fin février, on voyait déjà que la situation empirait, bien que le patron nous ait demandé de relativiser. Il y avait un faible pourcentage d’infection pour les 16 millions de personnes en Lombardie. Mais elle grandissait et vous commenciez à comprendre que la situation était compliquée jusqu’à ce qu’on lise que le système de santé s’était effondré. On a annulé un match contre Varèse en championnat. Cela nous a fait comprendre que c’était plus sérieux qu’on ne le pensait, mais nous avons dû continuer à nous entraîner car l’Euroleague n’a pas arrêté.”

Sur l’infection de l’Américain du Real Madrid Trey Thompkins survenue lors du match à Milan:

“Tôt ou tard, selon la probabilité, un joueur allait être positif. C’est tombé sur Thompkins. Quelques heures avant, c’était Gobert en NBA. Cela nous inquiétait car nous venions de jouer contre Madrid et nous devions nous mettre en quarantaine, mais aucune équipe n’a été testée car personne n’avait de symptômes. Cela fait trois semaines depuis le dernier match et deux semaines depuis le dernier entraînement. “

Sur les 1 500 kilomètres et 14 heures en voiture:

“J’ai cherché des options de vol, mais comme c’était impossible, j’ai pris une voiture et je suis arrivé à Alicante. C’était le plus simple. Je n’ai eu aucun problème pour ce transfert en France ou en Espagne. C’était une situation compliquée car en Europe il n’y a pas de frontières, mais dans ce cas cela n’a pas aidé de venir de Lombardie. J’étais même heureux de voir la Garde civile à mon arrivée en Espagne. Ils m’ont reconnu et je leur ai parlé pendant un moment.”

Sur le fait de rejouer ou pas cette saison:

“Ce n’est pas le moment d’y penser. Nous devons mettre toutes nos forces pour résoudre ce problème. Nous ne pouvons pas nous demander dans combien de temps nous jouerons à nouveau car les attentes mènent à la déception. Nous ne pouvons être que chez nous et soutenir les gens au fond du ravin: personnel de santé, forces de l’ordre, transporteurs, gens dans les supermarchés… Il faut penser au présent et aider plus que faire des reproches. Il sera temps d’évaluer la crise.”

Photo: Euroleeague

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