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Europe: Les meilleurs rookies US de la saison 2019-20

Photo d’ouverture : Jason Burnell, Jordan Caroline, Zac Cuthbertson (Crédits : Cantu – Allessandro Vezzoli, Hapoel Eliat, Maccabi Ashdod)

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Photo d’ouverture : Jason Burnell, Jordan Caroline, Zac Cuthbertson (Crédits : Cantu – Allessandro Vezzoli, Hapoel Eliat, Maccabi Ashdod)

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Rares sont les équipes – et leurs entraîneurs – à prendre le risque de recruter un joueur États-Unien sortant directement d’université NCAA, les « rookies US ». Parce que l’on ne sait pas forcément comment ils vont s’adapter au monde professionnel, encore moins à un nouveau pays et à une culture différente. Et que ce qu’ils produisent à l’échelon universitaire n’est pas systématiquement synonyme de réussite à un niveau plus élevé et plus rigoureux.

Pourtant, en épluchant les rosters de toutes les équipes ayant pris part à l’un des dix plus importants championnats nationaux en Europe la saison dernière (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Lituanie, Turquie plus les ligues « multi-nationales » Adriatique et VTB), on s’aperçoit qu’ils ont été pas moins de 38 rookies à prendre part à au moins une rencontre de ces compétitions en Europe, avec plus ou moins de bonheur. Certains ont été rapidement coupés, d’autres au contraire ont connu une « promotion », signant en cours de saison pour une équipe plus huppée que celle avec laquelle ils avaient débuté.

Des ligues frileuses, d’autres moins

Toutes les grandes ligues européennes ne regardent pas les rookies US de la même manière. Certaines semblent s’en méfier alors que d’autres les accueillent à bras ouverts. Et il semble que ce ne soit pas lié à des moyens financiers supérieurs qui permettraient à des clubs puissants de signer des rookies très prometteurs à un tarif élevé. Déjà parce que, hormis le Maccabi Tel-Aviv (Sandy Cohen, Américain de confession juive et donc considéré comme local en Israël) et le Bayern Munich (Nick Weiler-Babb), aucun club évoluant en Euroleague n’a recruté de rookie US la saison passée. Ensuite parce que si la Lituanie (1 rookie) ou la ligue Adriatique (aucun) font partie des « frileux », c’est aussi le cas de la VTB League (2 rookies) et de la Jeep Élite (un), tout de même mieux pourvues économiquement parlant. À l’inverse, l’Espagne n’a vu passer « que » 5 rookies (mais aucun dans un grand club national), la Grèce 4 et l’Italie 6 alors que des championnats un peu plus modestes financièrement parlant comme l’Allemagne (8 rookies) et Israël (12 rookies, dont trois Américano-Israéliens) n’hésitaient pas à parier sur la jeunesse.

Jason Burnell (Photo : Cantu)

Des résultats variables

Mais, qu’ont donc produit en cette saison 2019-20 ces jeunes États-Uniens frais émoulus sur notre continent ? Bien sûr, et il en va de même pour des joueurs plus expérimentés, tous n’ont pas donné satisfaction.

En Allemagne, deux de ces rookies (Matt McQuaid – Fraport –, et Cameron Jackson – MBC et Ludwigsbourg) n’ont guère brillé, au point de se retrouver sans club à l’intersaison pour le premier et au Benfica Lisbonne pour le second. À Wurzburg, Brekott Chapman n’a pas fait d’étincelles (6,5 points et 7,5 d’évaluation en 4 matchs) mais a été prolongé pour la saison 2020-21 alors que Wyatt Lohaus (Giessen), malgré un petit match à 4 pts et 2 d’éval, a trouvé place cette saison à Leverkusen, en D2 allemande (pour 10,0 pts et 8,0 d’éval en deux matchs).

En Espagne, le rookie le plus décevant s’appelle Ebuka Izundu (Séville, 4,2 pts, 3,6 d’éval), l’Américano-Nigérian ne brillant guère plus cette saison à Strasbourg (3,9 pts, 4,7 d’éval). Quant à la Grèce, hormis Kyle Allman (voir ci-dessous), les rookies US ne se sont guère mis en valeur, que ce soit à Lavrio pour Glyn Watson (8,0 pts, 6,4 d’éval) et Ty Outlaw (4,8 pts, 3,5 d’éval) ou à Larissa pour Elijah Thomas (6,4 pts, 6,8 d’éval), au point que ces trois joueurs n’ont pas encore trouvé de club pour la nouvelle saison.

Kyvon Davenport (Photo : Hapoel Eilat)

En Israël, l’Hapoel Jérusalem a conservé l’Américano-Israélien Daniel Rosenbaum malgré de piètres performances (0,7 pt, -0.1 d’éval), alors que plusieurs joueurs ont été coupés ou non renouvelés, se retrouvant soit sans club, soit en D2 israélienne (c’est le cas de Nick Ward, parti en D2 turque, de Geoffray Gray, de Josh Freund ou de Noah Dickerson. Globalement, une bonne moitié des rookies ayant fait leurs premiers pas professionnels en Israël n’ont pas vraiment donné satisfaction.

Il en va de même en Italie, où Cameron Young (Cantu, 9,5 pts, 6,5 d’éval), Dererk Pardon (Crémone, 6,1 pts, 9,2 d’éval) et Jon Elmore (Trieste, 7,5 pts, 4,8 d’éval) se retrouvent aujourd’hui sans club ou en Allemagne, pour ce qui concerne Pardon (à Bayreuth).

Les rookies passés par la Lituanie (Olufemi Oluboji, Lietkabelis, 5,8 pts, 3,9 d’éval) ou la VTB League (Sacha Killeya-Jones, 6,8 pts, 7,5 d’éval, et Michael Finke, 6,4 pts, 6,5 d’éval, tous deux à Kalev-Cramo) n’ont pas vraiment répondu aux attentes et se retrouvent aujourd’hui dans des championnats plus faibles, en Macédoine du Nord pour le premier, en Pologne et aux Pays-Bas pour les deux autres.

Reste donc une douzaine de rookies US qui ont marqué par leurs performances leur première saison en Europe. On notera que l’un d’eux évoluait en France, le Roannais Marcquise Reed (aujourd’hui en Ukraine à Prometey), mais aussi que trois des rookies ayant brillé en Europe la saison passée ont rejoint un club français : Ebuka Izundu, déjà cité, Kyvon Davenport, passé d’Hapoel Eliat à Cholet et Corey Davis, qui évolue au BCM Gravelines-Dunkerque après une saison à Afion Belediye (Turquie).

Notons par ailleurs le cas particulier de Jordan Davis, un meneur de 23 ans qui, pour sa saison rookie, a tout de même réussi l’exploit de commencer la saison à Manresa (Espagne), de la continuer à Vechta (Allemagne) puis de la terminer, après le confinement, en Israël, à l’Hapoel Tel-Aviv, à chaque fois avec de bonnes stats ! En voilà un qui semble parti pour une sacrée carrière de globe-trotter !

Voici donc, par ordre alphabétique, la liste des 12 rookies US ayant réalisé une bonne première saison européenne, avec leurs statistiques en université NCAA pour 2018-19, celles de la saison 2019-20 et, lorsqu’ils ont déjà commencé à jouer, celles de 2020-21.

Kyle Allman, 23 ans, 1,90 m, meneur

2018-19 : Fullerton (NCAA), 31 matchs, 17,5 pts, 3,0 rbds, 2,0 pds

2019-20 : Lavrio (Grèce), 20 matchs, 11,1 points, 2,3 rebonds, 2,2 passes, 8,7 d’évaluation

2020-21 : VEF Riga (Lettonie), 5 matchs, 15,0 pts, 3,6 rbds, 3,4 pds, 15,4 d’éval

Jason Burnell, 23 ans, 2,01 m, ailier

2018-19 : Jacksonville State (NCAA), 32 matchs, 17,2 pts, 9,6 rbds, 3,1 pds

2019-20 : Cantu (Italie), 20 matchs, 11,7 pts, 5,2 rbds, 1,5 pd, 13,7 d’éval

2020-21 : Sassari (Italie), 5 matchs, 13,2 pts, 7,0 rbds, 3,2 pds, 18,2 d’éval

Jordan Caroline, 24 ans, 2,01 m, ailier

2018-19 : Nevada (NCAA), 33 matchs, 17,0 pts, 9,6 rbds, 1,9 pd

2019-20 : Hapoel Eliat (Israël), 7 matchs, 15,3 pts, 3,5 rbds, 1,0 pd, 16,0 d’éval

(il a également évolué en G-League pendant cette saison)

2020-21 : sans club actuellement

Zac Cuthbertson, 23 ans, 2,01 m, ailier-fort

2018-19 : Coastal Carolina (NCAA), 34 matchs, 18,2 pts, 8,2 rbds, 2,4 pds

2019-20 : Maccabi Ashdod (Israël), 8 matchs, 12,3 pts, 7,6 rbds, 1,1 pd, 14,6 d’éval

(a aussi joué en Suède pendant cette saison)

2020-21 : Hambourg (Allemagne), 0 match joué pour le moment

Zac Cuthberson (Photo : Coastal Carolina)

Kyvon Davenport, 24 ans, 2,03 m, ailier-fort

2018-19 : Memphis (NCAA), 36 matchs, 13,1 pts, 7,0 rbds, 1,0 pd

2019-20 : Hapoel Eilat (Israël), 20 matchs, 13,3 pts, 6,8 rbds, 0,8 pd, 16,0 d’éval

2020-21 : Cholet, 5 matchs, 10,2 pts, 4,2 rbds, 0,4 pd, 7,6 d’éval

Corey Davis, 23 ans, 1,85 m, meneur-arrière

2018-19 : Houston (NCAA), 37 matchs, 17,0 pts, 3,3 rbds, 2,8 pds

2019-20 : Afion Belediye (Turquie), 22 matchs, 10,9 pts, 2,2 rbds, 2,4 pds, 9,4 d’éval

2020-21 : Gravelines-Dunkerque, 5 matchs, 11,0 pts, 2,2 rbds, 2,4 pds, 8,6 d’éval

Jordan Davis, 23 ans, 1,88 m, meneur, Américano-Azéri

2018-19 : Northern Colorado (NCAA), 32 matchs, 23,5 pts, 4,7 rbds, 4,7 pds

2019-20 : Manresa (Espagne), 5 matchs, 12,0 pts, 2,2 rbds, 0,4 pd, 5,0 d’éval

Vechta (Allemagne), 11 matchs, 11,2 pts, 1,9 rbd, 2,4 pds, 8,9 d’éval

Hapoel Tel-Aviv (Israël), 6 matchs, 18,3 pts, 1,6 rbd, 2,6 pds, 9,6 d’éval

2020-21 : Murcie (Espagne), 7 matchs, 13,3 pts, 3,0 rbds, 2,7 pds, 10,4 d’éval

Zach Hankins, 24 ans, 2,11 m, pivot

2018-19 : Xavier (NCAA), 35 matchs, 10,6 pts, 5,3 rbds, 1,1 pd

2019-20 : Maccabi Rishon LeZion (Israël), 7 matchs, 13,0 pts, 6,3 rbds, 0,7 pd, 15,4 d’éval

(il a également évolué à Nymburk pendant cette saison)

2020-21 : sans club

Ethan Happ, 24 ans, 2,08 m, pivot

2018-19 : Wisconsin (NCAA), 34 matchs, 17,3 pts, 10,1 rbds, 4,5 pds

2019-20 : Crémone (Italie), 14 matchs, 18,0 pts, 8,9 rbds, 2,5 pds, 23,4 d’éval

(a également joué un match d’Euroleague – une minute – avec l’Olympiakos pendant la saison)

2020-21 : Fortitudo Bologne (Italie), 5 matchs, 10,8 pts, 9,0 rbds, 4,4 pds, 18,2 d’éval

Ethan Happ (Photo : Crémone)

Kevarrius Hayes, 23 ans, 2,06 m, pivot

2018-19 : Florida (NCAA), 36 matchs, 8,3 pts, 6,3 rbds, 0,7 pd

2019-20 : Cantu (Italie), 20 matchs, 9,6 pts, 7,3 rbds, 0,7 pd, 15,5 d’éval

2020-21 : LDLC Asvel, 3 matchs, 5,7 pts, 4,7 rbds, 0,3 pd, 10,3 d’éval

Dylan Osetkowski, 24 ans, 2,06 m, pivot

2018-19 : Texas (NCAA), 36 matchs, 11,1 pts, 7,2 rbds, 1,2 pd

2019-20 : Göttingen (Allemagne), 17 matchs, 12,7 pts, 6,4 rbds, 1,1 pd, 15,4 d’éval

puis Ulm (Allemagne), 8 matchs, 10,8 pts, 5,0 rbds, 1,4 pd, 12,4 d’éval

2020-21 : Ulm (Allemagne), 5 matchs (coupe d’Allemagne), 16,0 pts, 5,0 rbds, 3,4 pds, 20,8 d’éval

Dylan Osetkowski (Photo : Ratiopharm Ulm)

Marcquise Reed, 25 ans, 1,90 m, arrière

2018-19 : Clemson (NCAA), 31 matchs, 19,4 pts, 5,6 rbds, 3,0 pds

2019-20 : Roanne, 25 matchs, 16,4 pts, 3,4 rbds, 1,9 pd, 14,4 d’éval

2020-21 : Prometey (Ukraine), 5 matchs, 17,4 pts, 3,6 rbds, 3,8 pds, 15,0 d’éval

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Rares sont les équipes – et leurs entraîneurs – à prendre le risque de recruter un joueur États-Unien sortant directement d’université NCAA, les « rookies US ». Parce que l’on ne sait pas forcément comment ils vont s’adapter au monde professionnel, encore moins à un nouveau pays et à une culture différente. Et que ce qu’ils produisent à l’échelon universitaire n’est pas systématiquement synonyme de réussite à un niveau plus élevé et plus rigoureux.

Pourtant, en épluchant les rosters de toutes les équipes ayant pris part à l’un des dix plus importants championnats nationaux en Europe la saison dernière (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Lituanie, Turquie plus les ligues « multi-nationales » Adriatique et VTB), on s’aperçoit qu’ils ont été pas moins de 38 rookies à prendre part à au moins une rencontre de ces compétitions en Europe, avec plus ou moins de bonheur. Certains ont été rapidement coupés, d’autres au contraire ont connu une « promotion », signant en cours de saison pour une équipe plus huppée que celle avec laquelle ils avaient débuté.

Des ligues frileuses, d’autres moins

Toutes les grandes ligues européennes ne regardent pas les rookies US de la même manière.

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