Aller au contenu

Le point sur la Jeep Élite par club : Roanne retient sa respiration

En cette période de quasi-interruption de la Jeep Élite pour cause de confinement, et avant que la saison redémarre (éventuellement…) début décembre, Basket Europe vous propose de faire un premier bilan de la saison, en examinant un club après l’autre, avec l’avis d’expert de Christophe Denis, ancie

En cette période de quasi-interruption de la Jeep Élite pour cause de confinement, et avant que la saison redémarre (éventuellement…) début décembre, Basket Europe vous propose de faire un premier bilan de la saison, en examinant un club après l’autre, avec l’avis d’expert de Christophe Denis, ancien coach de Jeep Élite aujourd’hui consultant pour la chaîne L’Équipe. Aujourd’hui, Roanne.

Photo d’ouverture : BCM Gravelines-Dunkerque

[arm_restrict_content plan= »registered, » type= »show »]

Avec une seule victoire en quatre matchs et, surtout, une impression catastrophique laissée lors de la déroute à Gravelines-Dunkerque (43-77), la Chorale de Roanne n’a pas entamé sa saison de la meilleure des façons. Et les statistiques sont plutôt inquiétantes : attaque très faible, défense à peine meilleure, il n’y a rien d’encourageant. Reste à voir si cette trêve forcée va permettre à Jean-Denys Choulet de resserrer les boulons et de mettre ses troupes dans le sens de la marche. Si c’est le cas, la Chorale pourra viser le maintien. En cas contraire…

Où en sont-ils ?

En championnat : 1 victoire-3 défaites

Lorsque l’on est une équipe de bas de tableau, se présentant sur la ligne de départ avec comme principale ambition le maintien, il n’y a rien de honteux à perdre ses deux premiers matchs à Bourg-en-Bresse (63-80) et à Monaco (61-86), des équipes d’un autre calibre, surtout avec un effectif incomplet (Sylvain Francisco sur la touche, Jackson Rowe pas totalement rétabli). En revanche, perdre de 34 points à Gravelines-Dunkerque en n’en marquant que 43 et ce alors que, pour la première fois de la saison, l’équipe était au complet, voilà qui est embarrassant. Et a mis au jour toutes les difficultés roannaises : un collectif pas du tout en place (9 passes décisives pour 29 balles perdues), une adresse très faible (34,1 % aux tirs, 1/17 à trois-points…), une défense guère plus efficace (le BCM shootant à 50,0 %). Heureusement, après ce chauchemar, Roanne a connu un sursaut en dominant un Cholet guère plus fringuant en championnat (le club des Mauges présente un bilan de 1v-4d) et, surtout, en présentant un jeu nettement plus ordonné. Dans la victoire 96-88 (premier match au-dessus des 63 points pour les Choraliens…), l’équipe a tiré à 54,8 % dont 46,2 % à trois-points et distribué 17 passes pour 16 balles perdues. Un signe d’amélioration qu’il faudra maintenant confirmer face à des adversaires de meilleur niveau et sur la durée.

Mathis Keita – Photo : Chorale de Roanne – Quentin Anton

Dans l’effectif

La présaison avait plutôt bien débuté. Hormis Jackson Rowe victime d’une grosse entorse qui l’a laissé sur le flanc jusqu’au début de la saison officielle, Roanne n’a guère connu de soucis pendant cette période de préparation, enchaînant même les matchs victorieux. La situation a commencé à se gâter vers la fin septembre, quand Sylvain Francisco s’est trouvé touché par le coronavirus, entraînant son forfait pour deux matchs de championnat et un de coupe de France. Francisco de retour, c’est Juvonte Reddic qui, à son tour, a dû manquer un match. De fait, sur les quatre rencontres de Jeep Élite jouées par la Chorale avant l’interruption, une seule l’a été avec un effectif au complet et opérationnel, celle de la déroute à Gravelines.

Clément Cavallo – Photo : Chorale de Roanne – Quentin Anton
Quels sont les joueurs en vue ?

La révélation : Sylvain Francisco

S’il n’a pu disputer que deux rencontres de Jeep Élite par la faute du SARS-CoV-2, Sylvain Francisco (1,85 m, 23 ans) en a quand même profité pour prouver qu’il n’était plus du tout le même joueur que celui qui, en 2017-18 du côté de Levallois, ne disputait que des petits bouts de match pour des stats faméliques (3,5 points à 26,7 % aux tirs, 1,9 passe, 3,0 d’éval). En ce début de saison, le natif de Créteil a comme ses coéquipiers subi la marée à Gravelines mais s’est grandement rattrapé contre Cholet et son maestro Michael Stockton, dominé par les 27 pts (9/13 aux tirs dont 5/8 à trois-points), 2 rbds, 6 pds, 4 ints et 32 d’éval du lutin roannais. Déjà brillant l’an passé en Pro B avec le Paris Basket (13,1 pts, 5,5 pds, 13,7 d’éval), il commence d’ores et déjà à prouver que Jean-Denys Choulet a eu raison de lui faire confiance en tant que meneur titulaire.

Sylvain Francisco – Photo : BCM Gravelines-Dunkerque

Les satisfactions

Pas très facile de trouver des satisfactions dans le piètre début de saison roannais. L’un de ceux qui surnagent le mieux est Boubacar Touré (2,11 m, 24 ans), rookie sénégalais qui a débuté la saison comme pivot remplaçant avant de se voir titularisé avec bonheur : 20 pts à 7/8, 4 rbds, 2 ctrs, 24 d’éval contre Cholet. Avec ses 9,0 pts (81,3 % aux tirs, 83,3 % aux lancers francs), 4,3 rbds et 11,5 d’éval, il apporte une certaine sérénité dans la raquette. Raquette où Steeve Ho You Fat (2,03 m, 32 ans) réalise sa meilleure saison dans l’élite française. Lui qui a surtout brillé en Pro B (à Évreux notamment) montre de beaux progrès par rapport à l’année passée, déjà sous les couleurs de la Chorale. Avec ses 9,5 pts (54,2 % aux tirs, 20,0 % à trois-points), 4,0 rbds, 1,8 pd et 10,8 d’éval, il fait ce qu’il peut – avec un certain bonheur – pour compenser les défaillances actuelles de Jackson Rowe sur le poste 4. Dernier objet de satisfaction, un Espoir, Arthur Bruyas (1,98 m, 20 ans), responsabilisé par Jean-Denys Choulet au point de démarrer deux des quatre rencontres disputées par la Chorale jusqu’à maintenant. Bien sûr, le jeune ailier ne passe que 8,3 minutes sur le parquet, mais il apporte son écot, même modestement : 1,8 pt (37,5 % aux tirs), 0,5 rbd, 0,3 pd, 1,0 d’éval. En s’étoffant physiquement et en gagnant en maturité, il ne pourra que faire son trou dans l’effectif roannais.

Steeve Ho You Fat – Photo : Chorale de Roanne
Quels sont les joueurs en difficulté ?

La déception : Juvonte Reddic

Il est clair que plusieurs joueurs roannais auraient peu avoir « l’honneur » de cette rubrique, mais Juvonte Reddic (2,06 m, 28 ans) s’y retrouve en lieu et place d’autres joueurs non-JFL statistiquement moins brillants parce qu’il est un joueur d’expérience, supposé apporter une certaine stabilité au groupe. Et si ses 11,3 pts (56,5 % aux tirs) ne sont pas vraiment critiquables, on a du mal à apprécier un pivot à 29 mn par match ne prenant que 3,3 rebonds mais éparpillant 4,0 balles dans le même temps…

Juvonte Reddic (au milieu) – Photo : FIBA Europe

On en attend plus

La liste des joueurs roannais qui laissent les supporters de la Chorale sur leur faim est malheureusement longue. Dans le rang des non-JFL, les rookies Nijal Pearson (1,96 m, 22 ans) et Jackson Rowe (2,01 m, 23 ans) ne se montrent ni très performants ni très réguliers : 8,8 pts (37,1 % aux tirs dont 26,3 % à trois-points) et 7,0 d’éval pour le premier, arrière titulaire, 5,0 pts (46,7 % aux tirs dont 44,4 % à trois-points), 1,5 rbd et 2,8 d’éval pour le second, ailier-fort ayant l’excuse de revenir d’une grosse entorse de la cheville. Mais ni l’un ni l’autre ne donnent satisfaction, alors que Ronald March (1,96 m, 27 ans), auteur d’une présaison pétaradante après une année de bonne facture en Pro B avec Aix-Maurienne, connaît de grosses difficultés à s’adapter aux rigueurs de la Jeep Élite : 9,5 pts à 26,1 % aux tirs (3,0/11,5 dont 1,0/4,5, 22,2 %, à trois-points), 4,8 rbds, 2,3 pds, 3,0 bps et 5,0 d’éval. Dur pour un ailier titulaire à 29,5 mn/match.

Nijal Pearson (à gauche) – Photo : BCM Gravelines-Dunkerque

Le souci pour Roanne est que la faillite de ses non-JFL n’est guère compensée par les joueurs français. Le capitaine Clément Cavallo (2,00 m, 29 ans), produit ses plus faibles stats depuis cinq ans qu’il joue pour la Chorale : 2,0 pts, 2,5 rbds, 3,0 d’éval. Sur le poste d’arrière, l’indéboulonnable Thomas Ville (1,88 m, 25 ans, à Roanne depuis les cadets !), est sur la même pente : 0,8 pt (10,0 % aux tirs…), 1,0 pd, 0,3 d’éval. Quant à Mathis Keita (1,96 m, 28 ans), il peine à revenir après une année blanche passée à soigner une rupture des ligaments croisés. Sur le poste de meneur, il a du mal à épauler Sylvain Francisco, avec ses 3,3 pts (31,3 % aux tirs, 50,0 % à trois points), 2,0 rbds, 2,0 pds, 3,0 d’éval.

Thomas Ville – Photo : Chorale de Roanne – Quentin Anton
Le chiffre : 65,8

Roanne présente la plus mauvaise attaque de Jeep Élite, avec des stats peu rassurantes : 65,8 points marqués (18e attaque), 42,7 % aux tirs sur 55,0 tirs/match (17e du championnat pour les deux stats), 28,2 % de réussite à trois-points (18e) pour 19,5 tirs pris (16e moyenne), 13,0 passes pour 19,3 balles perdues (17e dans les deux cas). Et la Chorale ne se rattrape qu’en petite partie en défense, avec ses 82,8 points encaissés (12e défense) : elle laisse ses adversaires tirer à 52,1 % (18e de Jeep Élite) et distribuer 19,5 passes, 14e « meilleure » moyenne de la division. Si la Chorale ne progresse ni en attaque ni en défense, ce sont là des stats de futur relégué…

Jean-Denys Choulet – Photo : BCM Gravelines-Dunkerque
L’œil de Christophe Denis

« Roanne fait partie de ces équipes qui ont peu de moyens et qui, pour s’en sortir doivent constituer un groupe de guerriers possédant un état d’esprit irréprochable. Il faut que l’équipe joue en permanence en surrégime, que Jean-Denys Choulet arrive à pousser ses joueurs. Il a fait le pari de la jeunesse et des rookies avec ses joueurs non-JFL, il faut maintenant espérer que la mayonnaise prenne. Roanne a fait 25 très bonnes minutes contre Monaco, mais l’avenir va sans doute être compliqué. Cela dit, avec Jean-Denys Choulet, il n’est pas simple de se projeter, il arrive toujours à faire des choses auxquelles on ne s’attendait pas ! Mais il maîtrise ce qu’il fait, il sait où il veut aller. Je serai ravi qu’il réussisse son pari. »

x

[armelse]

Avec une seule victoire en quatre matchs et, surtout, une impression catastrophique laissée lors d’une déroute à Gravelines-Dunkerque (43-77), la Chorale de Roanne n’a pas entamé sa saison de la meilleure des façons. Et les statistiques sont plutôt inquiétantes : attaque très faible, défense à peine meilleure, il n’y a rien d’encourageant. Reste à voir si cette trêve forcée aura permis à Jean-Denys Choulet de resserrer les boulons et de mettre ses troupes à l’unisson. Si c’est le cas, la Chorale pourra viser le maintien. En cas contraire…

Où en sont-ils ?

En championnat : 1 victoire-3 défaites

Lorsque l’on est une équipe de bas de tableau, se présentant sur la ligne de départ avec comme principale ambition le maintien, il n’y a rien de honteux à perdre ses deux premiers matchs à Bourg-en-Bresse (63-80) et à Monaco (61-86), des équipes d’un autre calibre, surtout avec un effectif incomplet (Sylvain Francisco sur la touche, Jackson Rowe pas totalement rétabli). En revanche, perdre de 34 points à Gravelines-Dunkerque en ne marquant que 43 points et alors que, pour la première fois de la saison, l’équipe était au complet, voilà qui est embarrassant. Et a mis au jour toutes les difficultés roannaises : un collectif pas du tout en place (9 passes décisives pour 29 balles perdues), une adresse très faible (34,1 % aux tirs, 1/17 à trois-points…), une défense guère plus efficace (le BCM shootant à 50,0 %).

[/arm_restrict_content] [arm_restrict_content plan= »unregistered, » type= »show »][arm_setup id= »2″ hide_title= »true »][/arm_restrict_content]

Commentaires

Fil d'actualité