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Comment construire une équipe de champions ? Trois GM victorieux de BCL partagent leur vision

Si le rôle des joueurs et de l’entraîneur est important dans la conquête d’un titre, la responsabilité de créer un groupe compatible et une alchimie en fonction de l’économie d’un club incombe souvent au General Manager (GM). Les GM d’Iberostar Tenerife, de l’AEK et d‘Hereda San Pablo Burgos, tous t

Si le rôle des joueurs et de l’entraîneur est important dans la conquête d’un titre, la responsabilité de créer un groupe compatible et une alchimie en fonction de l’économie d’un club incombe souvent au General Manager (GM). Les GM d’Iberostar Tenerife, de l’AEK et d‘Hereda San Pablo Burgos, tous trois vainqueurs de la Basketball Champions League (BCL) depuis sa création en 2017, livrent leur expérience afin de construire une équipe de champions.

Dans un grand entretien à la BCL, les GM George Hinas (AEK), Alberto Martinez (Hereda San Pablo Burgos) et Aniano Cabrera (Iberostar Tenerife) partagent leurs secrets pour bâtir « une équipe de champions ». Pour George Hinas, GM de l’AEK Athènes depuis 2016, ce rôle exige une prise de décision éclairée et selon différents angles. Selon lui, la clé est de rester à la pointe du marché des transferts, partie essentielle de son travail. Surtout dans un marché aussi imprévisible que celui du basketball européen.

« Il est essentiel d’avoir une connaissance parfaite du marché tous les jours parce que le marché change constamment. Quels sont les joueurs disponibles ? Qui va où ? Quelle équipe a besoin d’un certain joueur ? Quels joueurs sont sur le marché dans la position dont vous avez besoin ? Vous devez vraiment tout savoir sur la façon dont le marché évolue. »George Hinas, GM de l’AEK Athènes.

Pour Aniano Cabrera, GM de Tenerife, choisir le bon entraîneur fait partie des fondamentaux du travail. « L’embauche de l’entraîneur devrait être la première pierre du projet. C’est aussi la plus difficile à trouver. Avec les joueurs, le marché peut vous donner plus d’opportunités. La première chose à faire est de voir avec l’entraîneur ce dont nous avons besoin, quels joueurs nous avons, quelles options nous pouvons atteindre. À partir de là, nous établissons des priorités. » Bien sûr, le côté humain est aussi élémentaire dans une relation GM – entraîneur. L’une des marques de fabrique d’Alberto Martinez, GM d’Hereda San Pablo Burgos.

« Vous recrutez un coach en pensant à celui avec qui vous pourrez faire preuve d’empathie et travailler au quotidien. L’entraîneur est le capitaine du bateau, vous devez ensuite chercher les membres de l’équipage qui feront le travail de la bonne manière. Il faut chercher certains joueurs que l’entraîneur veut, mais on ne peut pas tout baser sur ce que l’entraîneur veut. Si pour une raison ou une autre, il quitte l’équipe, alors un autre entraîneur exigera des joueurs différents. Il faut garder à l’esprit son opinion mais il faut d’abord s’occuper de la position du club, ce qui est le plus important après tout. »Alberto Martinez, GM d’Hereda San Pablo Burgos.

Une chose est sûre, il n’y a pas une seule méthode pour devenir un bon GM. En attestent trois visions différentes pour trois titres de BCL. Mais si les trois dirigeants s’accordent sur un point, c’est bien l’importance du relationnel.

« Vous ne jouerez pas bien au basket ou vous ne gagnerez pas si vous n’avez pas de bonnes relations en dehors du terrain. L’important, c’est le respect et la personnalité. Les joueurs qui ont de la personnalité entrent sur le terrain avec une mentalité différente. Et ils vous guident vers l’étape suivante, vers le niveau supérieur. »

Photo : FIBA.

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