Un coach grec au Qatar : « nous nous arrêtons de nous entraîner deux fois pour prier pendant au moins 5 minutes »

Sacha Rutard
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Le Grec Vassilis Bratsiakos est le coach du Al Sadd Sports Doha, au Qatar, dans la Péninsule arabique. Il a comme assistant un compatriote, Giannis Damalis, et deux autres dans son équipe comme joueurs, Fotios Lampropoulos, 37 ans, et Kostas Vasiliadis, 36 ans. Il fait part à gazzetta.gr de son expérience.

« J’ai été contacté par Manos Manouselis, qui s’était auparavant assis sur le banc d’Al Sadd et avait une proposition d’entraîneur en Chine. Il m’a demandé si la perspective de prendre sa place m’intéressait, à partir du moment où il m’apprécie en tant que coach… Parce qu’à ce moment-là, je n’avais pas de proposition de haut niveau, j’ai accepté le défi et cela s’est avéré être la bonne décision ! Ici, nous faisons notre travail, nous nous occupons de ce que nous aimons sans nous soucier d’autre chose que du basket. Tout bon ! » explique t-il.

A propos du choc culturelle, il raconte :

« Ils sont fidèles à leur religion. Ils prient un nombre de fois considérable, jour et nuit. Nous nous arrêtons de nous entraîner deux fois pour prier pendant au moins 5 minutes. Ils le font aussi pendant les matches, avant l’échauffement et parfois à la mi-temps. Quant aux femmes, on ne voit que leurs yeux, rien n’est visible, elles sont vêtues de noir et c’est quelque chose de complètement étranger à nous qui sommes habitués au contraire. De plus, je pense que c’est le pays le plus calme du monde ! Vous pouvez sortir à 2 heures du soir, courir 10 kilomètres, revenir et personne ne vous a dérangé. »

Kostas Vasiliadis ajoute :

« C’est exactement sur quoi je voulais m’arrêter, sur la question de la sécurité. Vous voyez rarement la police errer dans les rues. Tout est surveillé par des caméras. Au Qatar, il y a des caméras partout et si la moindre chose arrive, la sécurité apparaîtra sans… appel téléphonique. Cela vous rassure, vous pouvez sortir à tout moment, vous promener, parcourir de longues distances même sur une route sombre qui en Grèce sera redoutée. Il n’y a rien de tel ici, pas de peur. « 

Vassilis Bratsiakos considère que les coaches grecs ont très bonne réputation dans ce pays de moins de 2,8 millions d’habitants.

« Les entraîneurs qui ont travaillé les années précédentes en dehors de la Grèce et continuent de travailler ont fait un excellent travail et cela est également vrai au Qatar. Nous avons créé une communauté grecque et nous sommes traités avec beaucoup de respect. « 

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