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La place des U21 en Europe 2020-21 : la légère érosion de la BCL

Photo d’ouverture : Yoan Makoundou  – Cholet Basket (Photo : BCL) Pour la troisième année consécutive, BasketEurope vous propose un dossier complet sur la place qu’occupent les U21 dans les principales compétitions européennes. Aujourd’hui, après les grands championnats et les championnats « mineurs

Photo d’ouverture : Yoan Makoundou  – Cholet Basket (Photo : BCL)

Pour la troisième année consécutive, BasketEurope vous propose un dossier complet sur la place qu’occupent les U21 dans les principales compétitions européennes. Aujourd’hui, après les grands championnats et les championnats « mineurs », nous continuons notre analyse par les coupes d’Europe, avec la BCL.

Comme chaque année, ce dossier est exclusivement réservé à nos abonnés et il est toujours temps de faire partie de ce cercle de privilégiés qui s’agrandit d’année en année. C’est ICI.

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Devenue aussi performante que l’Eurocup (du moins après une première phase « d’écrémage » des équipes issues de championnats mineurs), la Basketball Champions League – ou BCL – s’avère également une compétition où les U21 occupent une place plus importante que dans les autres coupes d’Europe.

Haris Bratanovic – Ostende (Photo : BCL)

Ainsi, cette saison, ils ont été 71 à entrer au moins une fois en jeu, un chiffre qui se situe à mi-chemin entre les deux précédents bilans : 63 la saison passée, 77 la précédente. Cela étant, le rendement du millésime 2020-21 est inférieur à celui de ses prédécesseurs. Alors qu’en 2018-19, les 77 U21 valaient 2,09 points et 2,43 d’évaluation en 7,94 minutes, on est passé la saison suivante à 2,38 pts et 2,47 d’éval en 8,98 mn pour retomber cette année à 2,16 pts et 2,03 d’éval en 7,47 mn. Des chiffres plutôt orientés à la baisse, donc.

Il en va à peu près de même pour les U21 un tant soit peu responsabilisés, jouant au moins 5 minutes par match sur au moins la moitié des matchs de leur équipe. Cette saison, ils sont 36 dans ce cas (contre 31 en 2019-20 et 37 en 2018-19), offrant des prestations en retrait de la saison dernière, très prolifique. En 2018-19, ces U21 produisaient 3,76 pts et 4,26 d’éval en 12,06 mn, les 31 de l’année suivante 4,17 pts et 4,28 d’éval en 14,4 mn alors que ceux de la saison en cours se contentent de 3,91 pts et 3,83 d’éval en 13,01 mn. Une nouvelle fois à mi-chemin entre les deux saisons précédentes, donc.

Zois Karampelas – Peristeri (Photo : BCL)

Cela étant, la BCL a permis à de nombreux U21 de s’ébattre longuement sur les parquets. Ils sont 26 à avoir passé plus de 10 mn/match sur le terrain et 7 à avoir joué plus de 20 mn/match. Et ce pour un rendement honorable : 13 joueurs ont dépassé la barre des 5 pts/match, dont un à plus de 10 pts. Ils sont également 13 à 5 d’éval et plus, et 3 à 10 d’éval et plus (la FIBA Europe utilisant le même système d’évaluation que la LNB, un peu plus « généreux » que celui employé par l’ECA, qui gère l’Euroleague et l’Eurocup, prenant en compte les contres subis ainsi que les fautes, subies et provoquées).

Là où la BCL n’est pas au même niveau que l’Eurocup, c’est sur l’âge des U21 qui ont du temps de jeu. Alors que la seconde a vu sur ses parquets plusieurs joueurs nés en 2003 ainsi qu’un de 2004 et un de 2005, en BCL, les plus jeunes sont nés en 2002 (5 joueurs) et en 2001 (13 joueurs). Pour le reste, si l’on s’intéresse aux joueurs de notre pays, ils ont eu l’occasion de s’exprimer puisque les 4 clubs français engagés en BCL (Cholet, Dijon, Limoges, Strasbourg) ont permis à 11 U21 de mettre un pied sur le parquet, dont 7 avec un temps de jeu important, dont l’un figure dans notre cinq majeur – et est même le MVP U21 de BCL !

Le cinq majeur

Étonnant ! L’analyse du rendement du cinq majeur U21 de BCL sur ces trois dernières saisons laisse à penser que celui de la saison en cours est le moins performant, ce qui est vrai jusqu’à ce qu’on regarde sa moyenne à l’évaluation, où… il domine ses prédécesseurs !

Dimitris Moraïtis – AEK Athènes (Photo : BCL)

Pourtant, il joue moins longtemps : 19,0 mn contre 24,04 l’année passée et 19,36 mn la précédente. Et il marque moins de points : 7,7 cette saison pour 9,10 pts en 2019-20 et 7,94 pts une année plus tôt. Mais ce cinq majeur actuel génère 10,12 d’éval moyenne contre 8,88 et 9,6 les deux saisons précédentes. Et ce alors qu’il rassemble trois meneurs, souvent moins pourvoyeurs d’éval que des intérieurs. L’explication tient au fait que les cinq joueurs nominés cette saison ont noirci la feuille de stats, se montrant adroits, prenant des rebonds, effectuant des contres ou réalisant des passes décisives.

JoueurPosteClubNationalitéAnnée naissanceMatchsMinutesPointsEvaluation
Yoan Makoundou4CholetFrance2000520,310,413,4
Dimitris Moraïtis1AEKGrèce1999220,78,010,0
Haris Bratanovic5OstendeBelgique2001210,58,010,0
Zois Karampelas1PeristeriGrèce2001321,95,38,7
Keye van der Vurrst de Vries1OstendePays-Bas2001621,66,88,5
         
  Moyenne 2000,403,6019,007,7010,12

Le MVP de l’année dernière, Gytis Masiulis, est désormais touché par la limite d’âge, puisque né en 1998. Pour leur part, les quatre autres suivent des parcours assez variés. Arturs Kurucs (2000, Lettonie), qui évoluait au VEF Riga la saison dernière (10,6 pts et 7,9 d’éval en 30,3 mn en BCL), a du mal à s’exprimer maintenant qu’il joue à Vitoria (en Liga ACB, il produit 1,9 pt et 0,1 d’éval en 9,0 mn). À l’inverse, Sehmus Hazer (1999, Turquie) connaît une belle progression : avec Bandirma l’an passé, il valait en BCL 9,9 pts et 9,4 d’éval en 22,6 mn alors que cette saison, avec le Besiktas (qui ne joue pas dans l’une des coupes d’Europe étudiées), il tourne à 15,0 pts et 14,6 d’éval en 33,4 mn en Turquie. Pour sa part, Carlos Alocen (2000, Espagne) a quitté Saragosse (7,0 pts et 7,9 d’éval en 23,3 mn en BCL) pour le Real Madrid, où il connaît un logique temps d’adaptation (3,6 pts et 3,2 d’éval en 12,1 mn en Euroleague). Enfin, Amar Sylla (2001, Sénégal) est le seul à ne pas avoir changé de club : avec Ostende, il valait la saison passée en BCL 6,9 pts et 8,1 d’éval en 21,1 mn, chiffres qui ont chuté à 4,4 pts et 7,2 d’éval en 17,4 mn.

Keye van der Vuurst de Vries – Ostende (Photo : BCL)

Quant aux joueurs composant le cinq majeur U21 de cette saison, ils y figurent par la grâce de gros progrès. Ainsi, Dimitris Moraïtis (à Kolossos la saison dernière) jouait 14,2 mn dans le championnat grec pour 4,8 pts et 5,3 rbds – il fait pratiquement deux fois mieux en BCL avec l’AEK Athènes cette saison. Son compatriote Zois Karampelas, lui, évoluait déjà à Persiteri, avec qui, en BCL, il produisait 3,4 pts et 4,3 d’éval en 10,7 mn. Quant au Néerlandais Keye van der Vuurst de Vries, il valait, lui aussi en BCL avec Ostende, 6,1 pts et 5,7 d’éval en 16,1 mn, prouvant cette saison qu’il devient plus complet. Enfin, Haris Bratanovic jouait l’année dernière avec l’équipe 2 de Barcelone (3e division espagnole) pour des stats très quelconques : 2,9 pts et 3,8 d’éval en 8,3 mn. Le transfert à Ostende lui a donc été amplement bénéfique.

Le MVP : Yoan Makoundou

Déjà nommé MVP U21 de Jeep Élite, l’intérieur choletais (2,07 m) confirme son explosion avec ses performances en BCL. Lui qui l’an passé se contentait de 3,6 mn pour 0,6 pt et 0,4 d’éval en Jeep Élite y vaut cette saison 7,3 pts et 9,1 d’éval en 15,5 mn. Et il a fait encore plus fort en BCL, avec ses 10,4 pts et 13,4 d’éval en 20,3 mn. Et, à regarder ce qu’il a produit sur ses derniers matchs, il n’a pas fini de progresser et d’épater, loin s’en faut.

En conclusion

La BCL constitue toujours un terreau sur lequel peuvent se développer des jeunes pousses prometteuses. Cela étant, d’une saison sur l’autre, le rendement de ces U21 subit un léger tassement, peut-être en partie lié aux coups d’arrêt dans les compétitions dûs à la situation sanitaire. Toujours est-il que l’on peut voir de très prometteurs U21 à l’œuvre sur les parquets de BCL. Il sera intéressant de voir si cela est toujours d’actualité la saison prochaine.

Prochaine article : le bilan – 1e partie.

Pour retrouver l’article introductif de ce dossier, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la BBL allemande, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur l’EBL belge, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Liga ACB espagnole, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Jeep Élite française, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur l’Esake grecque, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Winner League israélienne, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Serie A italienne, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la LKL lituanienne, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la BSL turque, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Ligue Adriatique, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la VTB League, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la D2 de Ligue Adriatique, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la Premijere Liga croate, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la SuperLeague 1 russe, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur la KLS serbe, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur l’Euroleague, c’est ICI

Pour retrouver l’article sur l’Eurocup, c’est ICI

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Devenue aussi performante que l’Eurocup (du moins après une première phase « d’écrémage » des équipes issues de championnats mineurs), la Basketball Champions League – ou BCL – s’avère également une compétition où les U21 occupent une place plus importante que dans les autres coupes d’Europe.

Haris Bratanovic – Ostende (Photo : BCL)

Ainsi, cette saison, ils ont été 71 à entrer au moins une fois en jeu, un chiffre qui se situe à mi-chemin entre les deux précédents bilans : 63 la saison passée, 77 la précédente. Cela étant, le rendement du millésime 2020-21 est inférieur à celui de ses prédécesseurs. Alors qu’en 2018-19, les 77 U21 valaient 2,09 points et 2,43 d’évaluation

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