Vincent Collet après Japon-France : “il faut garder espoir, même si la déception est là”

Pascal Legendre
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La réaction à à chaud du coach Vincent Collet après la défaite contre le Japon, 81-75, ce dimanche, à Saitama:

Son analyse du match :

Cette rencontre a eu deux visages. En première mi-temps, on était totalement absent. On avait aucun rythme, aucune agressivité défensive. On a subi très vite l’agressivité défensive japonaise. On était malheureusement incapable d’endiguer leur vitesse collective, ils bougeaient, ils étaient percutants, et on avait souvent du retard sur tout. Cela a été jusqu’à la mi-temps très compliqué. Fort heureusement, on a profité de cette mi-temps pour réagir, dans un troisième quart-temps beaucoup plus intense dans le registre défensif, mais aussi dans celui des courses, du rythme. Ça nous a permis de nous rapprocher tout prêt des Japonais. Malheureusement, on a mal redémarré le quatrième. On a redonné de l’avance à l’équipe japonaise. On a fait un deuxième rapproché qui aurait pu être décisif en notre faveur, mais on a raté quelques bons tirs que l’on s’était procuré en fin de match.

Au-delà de cette défaite, qui est décevante et frustrante, il faut surtout retenir notre entame qui n’était pas satisfaisante et loin de nos standards escomptés pour ces Jeux Olympiques. C’est une piqure de rappel, qui doit impérativement appeler une réponse d’ici dimanche prochain. On y croit malgré tout, mais c’est un avertissement que l’on doit prendre en compte parce que ce n’est pas normal que l’on ait eu ce comportement en première mi-temps.

Sur le manque de rythme :

Il y a eu quatre minutes où Andrew (Albicy) a mis de la pression sur la balle, on était encore pas mal jusqu’à 12-7 en notre faveur, et après on a pris un 11-0. On était en déca des standards internationaux, notre intensité était trop faible. On savait que cette équipe-là avait de la vitesse avec beaucoup de petits gabarits qui bougeaient très vite, et on voulait profiter de cette séance pour les ralentir. On peut dire qu’en première mi-temps, c’est totalement l’inverse qui s’est produit. En deuxième, on s’est rapproché de ce que l’on espère en défense et à partir de là, on a fait des stops, on a eu des rebonds propres, on a pu courir, on a marqué des layups en contre-attaques, on a marqué des trois-points ouverts. On a tout de suite retrouvé une trame de jeu qui était plus satisfaisante, même si on a encore souffert du manque de vécu de cette équipe. Le manque d’intégration des derniers joueurs s’est fait sentir à ce moment-là sur plusieurs annonces. Les joueurs n’étaient pas au bon endroit. On va faire une grosse séance demain après-midi et le matin, on va travailler sur la répétition des systèmes, des positions pour que ce genre d’erreurs ne se reproduisent plus. C’est sûr que l’effet du décalage horaire se fait sentir. Les deux premières nuits, on n’a pas dormi. En plus, on joue à 13h30, ça fait partie de l’explication, mais on ne doit pas s’en satisfaire. Si on ne s’intéresse qu’aux causes externes, on ne va pas progresser. On a vu qu’avec le mental, on a réagi en deuxième mi-temps.

L’absence de Frank Ntilikina :

Frank Ntilikina ressentait une petite gêne musculaire et la jurisprudence dans ce cas est de ne prendre aucun risque. Il s’est échauffé, le médecin était presque d’accord pour qu’il joue un peu, mais on a préféré en concertation ne pas du tout l’utiliser pour ne pas prendre de risque.

La suppression du match de préparation contre l’Italie :

C’est un regret de ne pas avoir d’autres matches de préparation. On en n’avait déjà pas beaucoup. Avec les TQO, c’était déjà quasiment impossible en début de prépa. On n’a pas trouvé d’équipes qui voulaient jouer à ce moment-là. On comptait beaucoup sur ce deuxième match contre le vainqueur du TQO de Belgrade. C’est vrai que cette annulation par le gouvernement japonais nous embête, mais on va travailler, on va faire entre nous un scrimmage, c’est-à-dire à durée réduite, forcément, car nos joueurs joueront les uns contre les autres. Il faut que l’on trouve du rythme. On a des joueurs qui sont arrivés tard, Thomas (Heurtel) sur blessure, Rudy (Gobert) et Nico (Batum) à cause de la NBA. Il faut qu’ils trouvent leur place dans l’équipe parce qu’on n’a pratiquement pas travaillé avec ces trois-là. On ne rattrapera pas totalement le temps perdu, mais il faut qu’on en rattrape une bonne partie. Après, l’attitude, le comportement seront différents en compétition, et c’est pour ça qu’il faut malgré tout garder espoir, même si la déception est là et que l’avertissement est bien réel. On l’a pris en compte dès la mi-temps et on le prendra encore en compte dès demain.

Le match de Thomas Heurtel:

Globalement, il a fait du Thomas. Il avait été pratiquement quatre semaines sans jouer. Il a quand même réussi à trouver un certain rythme. Par moments, il manque un peu d’essence, il a fait deux ou trois erreurs qui sont probablement dus à ce manque de compétition, il va continuer à monter.

Photo: FFBB

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