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Elie Okobo (ASVEL) est de retour après une interruption de six mois

Après ses trois revers au Ain All Star Game, l’ASVEL en a concédé un quatrième aujourd’hui, lors des Paris European Games, à la Halle Georges-Carpentier, face à l’Alba Berlin (62-71), une autre équipe d’Euroleague. L’équipe de TJ Parker est toujours en rodage, à l’image de son meneur Elie Okobo (1,9

Après ses trois revers au Ain All Star Game, l’ASVEL en a concédé un quatrième aujourd’hui, lors des Paris European Games, à la Halle Georges-Carpentier, face à l’Alba Berlin (62-71), une autre équipe d’Euroleague. L’équipe de TJ Parker est toujours en rodage, à l’image de son meneur Elie Okobo (1,91m, 24 ans en octobre).

Les Villeurbannais ont mené 41-35 à la mi-temps. On a globalement pas mal vu l’ailier-fort Raymar Morgan, auteur de 18 points et 6 rebonds. Un peu moins Victor Wembayama, qui revenait sur ses terres franciliennes après son départ de Nanterre. Sur le côté positif, il a réalisé 4 contres, qui ont déridé le public de la Halle George-Carpentier, lequel a montré par des « Wooouuu » qu’il était épaté. Mais le géant de 17 ans a aussi raté ses quatre shoots, dont un airball sur une tentative à trois-points, alors qu’en tentant de percer la défense berlinoise sur une action solitaire, il a vu les aides allemandes fonctionner à la perfection et il s’est fait à son tour contrer. Bienvenue en Euroleague, jeune homme !

Ensuite, l’ASVEL a craqué. Marcus Eriksson (20 points) et Maodo Lo (19) ont envoyé des missiles qui ont fait mouche (9/15 à trois-points pour eux d’eux), et l’Alba est passé en tête (45-47) pour ne plus la lâcher. 5 à 25 dans le troisième quart-temps, ce n’était pas joli à voir.

« On n’a pas été ensemble, et après ils sont montés en intensité. C’est que je j’explique à certains qui sont nouveau dans l’équipe : l’Euroleague, si tu ne matches pas au niveau de l’intensité, tu n’existeras pas », a commenté le coach villeurbannais TJ Parker.

Lequel Parker a utilisé 11 des 15 joueurs listés, et le constat est clair : le champion de France n’est pas encore prêt à se lancer dans la bagarre européenne, ce que le frère du président ne nie pas :

« C’est sûr que l’on a pris un peu de retard, par rapport à des blessures, à des joueurs qui sont arrivés après. Il y a des joueurs pour qui on savait que ça allait prendre du temps. Le temps de se remettre en forme. On ne va pas pousser le bouton d’alarme, c’est juste que c’est une préparation, et on en a encore trois pour travailler, aux entraînements aussi. »

L’exemple de Guerschon Yabusele

Un bon exemple est celui d’Elie Okobo, une des signatures majeures de l’été, qui revient au pays après 108 matches de NBA, assortis de passages en G-League. L’ancien Palois, 31e choix de la draft en 2018 par les Phoenix Suns, explique pourquoi il a choisi la BetClic Elite.

« Ça fait un an et demi que j’ai des problèmes à la cheville. J’ai joué avec ces problèmes et, au fur et à mesure, ça a été de plus en plus difficile physiquement. Avec le timing, le covid, la bubble, j’ai dû me faire opérer. Cet été, j’étais en pleine rééducation. J’ai passé du temps à Paris, à Clairefontaine. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire. Est-ce que j’allais revenir en forme, être prêt à jouer au plus haut niveau ou pas ? Quelles seront les opportunités ? Quand Tony (Parker) m’a appelé, j’ai pensé que ça pourrait être une très bonne situation pour moi pour rebondir et redévelopper mon jeu et revenir au plus haut niveau après ma blessure. Je vais pouvoir jouer l’Euroleague avec un bon groupe, je sais que le coach me fait confiance. On a une bonne équipe, j’ai confiance en l’ASVEL, c’est pourquoi j’ai décidé de revenir ici. »

Elie Okobo a besoin de se roder après une longue interruption. Sa première sortie est encourageante avec 9 points, 3 passes, 2 rebonds, 1 interception et aucune balle perdue en 21 minutes.

« C’est mon premier match depuis mars, après mon opération. Je joue avec des minutes un peu réduites, je me sens bien. Je m’entraîne bien depuis que je suis arrivé à Lyon avec une bonne prépa physique. C’était le premier match tous ensemble avec une très belle équipe. On a montré de belles choses en première mi-temps. Après, c’est vrai, plein de petites erreurs en seconde mi-temps comme des balles perdues, le manque de concentration et défensivement. C’est un process, on prend les matches les uns après les autres, et on va progresser pour être prêt. »

Durant l’été, le Bordelais s’est entretenu avec Guerschon Yabusele, qui après la NBA, avait aussi choisi de rebondir à l’ASVEL. Il est aujourd’hui au Real Madrid et un maillon indispensable de l’équipe de France.

Photo : Elie Okobo (Thomas Savoja)

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