Guide Betclic Élite 2021-22 – Le Mans : Toujours dans un rôle d’outsider

Le MSB sort d’une saison empoisonnée par le Covid et tout autant par une multitude de blessures. La version 2021-22 de l’équipe mancelle ne manque pas de richesses et, fidèle à la tradition du club, elle s’impose comme un outsider. Mais elle sera privée de Basketball Champions League pour avoir chuté en qualifications.

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On n’a jamais vu ça au Mans et très rarement dans le championnat professionnel français. La saison 2020-21 du MSB a été plombée par le Covid-19 – comme beaucoup – et par les blessures – comme personne. Williams Narace est le seul à avoir participé aux 34 matches de saison régulière. Du côté des étrangers, Sam Bamforth a en manqué 8, Kaza Kajami-Keane 12, Ovie Soko 15, et Iggy Mockevicius 17 ! Venu à la rescousse, Kenny Hayes n’aura finalement joué que 72 minutes en raison de différents pépins. On peut aussi évoquer le cas d’Alain Koffi, qui devait faire un dernier tour de piste dans son club formateur, à 37 ans, et qui en raison d’une aponévrosite plantaire, n’est entré en jeu que trois fois. Quant à Antoine Eito, il a fait une pause à un moment donné pour s’engager dans le TQO de 3×3. Etc.

Une ossature conservée

Dans ce contexte, avec une équipe décimée où les jeunes ont dû se lancer à l’eau de façon impromptue, s’incruster dans le top 8, finir à la 7e place synonyme de qualification au tour préliminaire de la BCL – dans lequel le MSB a fait un petit tour et puis s’en est allé -, et correctement résister à l’ASVEL dans un pseudo match de quart-de-finale de playoffs (97-69) avec 6 pros, peut être considéré comme une performance. Le coach Elric Delord, qui avait prolongé auparavant son contrat jusqu’en 2023, a eu le mérite de toujours tenir la barre.

Le MSB s’est très vite activé pour prolonger le séjour de cinq de ses joueurs là. Terry Tarpey, qui est Français mais pas JFL, et Williams Narace, qui est Camerounais mais JFL, et Kenny Baptiste. Tous les trois seront Manceaux jusqu’en 2024. Pour sa saison de rookie dans l’élite, Williams Narace a été très convaincant, Terry Tarpey est l’un des meilleurs joueurs français de la ligue quand il n’est pas blessé, et Kenny Baptiste possède un gros potentiel.

Le staff manceau a par ailleurs sécurisé sa ligne arrière avec la re-signature de Kaza Kajami-Keane et Scott Bamforth, salués pour leur valeur sportive et leur état d’esprit, sachant que le premier est désormais Cotonou et le deuxième Européen. Pour pallier une éventuelle blessure – le club est… vacciné -, le MSB a pris l’option d’engager un autre combo guard avec Deishuan Booker. Il a par ailleurs rapatrié Matthieu Gauzin qui peut jouer sur les deux postes.

Un joueur estampillé NBA

Le remplacement du poste 4-5 Ovie Soko était délicat car l’international anglais a été très bon, au point d’être sélectionné par un jury parmi les quatre prétendants au trophée de MVP de la saison, et s’il n’avait pas dû renoncer à toute la fin de saison en raison d’une profonde entaille au doigt, peut-être aurait-il menacé le lauréat, Bonzie Colson de Strasbourg. TaShawn Thomas sera jugé sur pièce, mais du moins sur le pedigree, il est dans la même veine que Soko ayant été lui aussi dominant en Basketball Champions League. On notera toutefois que le MSB n’a pas choisi de recruter un big man, dans le style du Lituanien Iggy Mokevicius, ce qui fait que le joueur le plus grand est… Kenny Baptiste avec son 2,04 m.

Dans son histoire, le MSB/SCM a rarement enrôlé des joueurs estampillés NBA – on ne parle pas de ceux qui ont juste eu leur nom sur un maillot deux ou trois fois -, c’est pourquoi la signature de Dante Cunningham est exceptionnelle. Il a même un nombre de matches au compteur, qui dépasse les 664 de Ron Anderson, vu en Sarthe lors de la saison 1996-97. Rare aussi qu’un joueur fasse ses débuts en Europe à 34 ans. Un pari, forcément, mais faire confiance, comme c’était prévu à Zach Peacock qui paraît sur la pente déclinante, et qui leur a fait faux-bond pour des raisons familiales, l’était tout autant, sinon plus.

Une ère post-Eito

Il y a donc une certaine continuité dans l’effectif manceau, mais les départs de Valentin Bigote, et surtout d’Antoine Eito ne passent pas inaperçus. Eito a passé 7 saisons au Mans et sa personnalité autant que ses tirs à trois-points improbables et sa défense harassante ont marqué Antarès. Le néo-Chalonnais a franchi le cap des 33 ans et le MSB a donné la priorité à la jeunesse de Matthieu Gauzin.

Dans un discours d’avant-saison…

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Photo d’ouverture : Dante Cunningham (FIBA)

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