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Guide Betclic Élite 2021-22 – Orléans : Les retardataires

Bientôt, l’Orléans Loiret Basket bénéficiera de l’arèna la plus vaste de France, mais en attendant, le club a cumulé les tracasseries durant l’été. Il a dû changer très largement son effectif, a recruté des JFL de Pro B, et les nouveaux venus de l’étranger ont tardé à se rassembler. Comme chaque sai

Bientôt, l’Orléans Loiret Basket bénéficiera de l’arèna la plus vaste de France, mais en attendant, le club a cumulé les tracasseries durant l’été. Il a dû changer très largement son effectif, a recruté des JFL de Pro B, et les nouveaux venus de l’étranger ont tardé à se rassembler.

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L’OLB et la Métropole ont organisé pour les abonnés des visites du chantier de CO’Met, un ensemble qui va comprendre, outre le Zénit déjà existant, un palais des congrès, un parc des expositions et une arèna. Celle-ci sera à disposition du club en janvier 2023. C’est demain. Il y aura un énorme cube en leds au plafond, près de 90m linéaire de buvettes, des tribunes inclinées de telle façon que les spectateurs seront le plus possible proches du terrain, une salle annexe pour les entraînements, et encore les bureaux du club. Cette grande salle de sport et de spectacle aura une jauge modulable de 5 500 à 9 850 places en configuration basket. Ce sera donc la plus grande salle de France pour la pratique de la balle orange. Elle sera plus vaste que le palais des sports de Pau, et surtout que l’Aréna de la Porte de la Chapelle, qui doit être mis à disposition du Paris Basketball. Quel paradoxe !

Il manque quelques euros…

L’Orléans Loiret Basket peut rêver en grand, mais en attendant le quotidien n’est pas rose. Le coach Germain Castano a eu un mal fou à rassembler son équipe pour le Jour J. Chris Warren a été testé positif au COVID-19 à son arrivée sur le sol de France, LaMonte Ulmer a été dispensé des premiers entraînements en raison d’une petite blessure, et Youssou Ndoye, de retour de l’AfroBasket, a effectué sa première séance le 22 septembre. L’équipe du Loiret a cumulé les résultats négatifs en préparation, mais l’explication est simple : il n’y avait un moment que 4 pros de disponibles avec des espoirs.

Tout aussi problématique, le recrutement. Le staff avait fait le choix d’attendre que les prix baissent pour faire ses deux derniers choix, mais il a essuyé quantité de refus.  « La majorité des fois c’est parce qu’il nous manque quelques euros, parfois un peu plus même », a raconté d’un sourire jaune Germain Castano à France Bleu. « On a deux joueurs à trouver, on ne peut pas tout mettre sur un joueur et galvauder le deuxième. Et puis parfois parce qu’ils ne veulent pas venir en Europe, parfois parce qu’ils sous estiment le championnat français. »

Le président Didier Nouault a eu le même constat, rapporte La République du Centre : « Les agents nous font confiance, savent que le club est nickel, mais il nous manque un peu d’argent car la première réflexion est sur l’argent plutôt que sur le projet. Giovan Oniangue avait une augmentation de 15% signée pour l’année suivante, il voulait 30%, ce n’était pas possible. Brandon Jefferson fait savoir à tout le monde qu’Orléans c’est son truc : on lui fait une proposition à l’année dernière, il part finalement à Pau pour 10 000 euros de plus… Tu te moques de qui ? » Le président met en exergue le fait que la Métropole a baissé sa subvention, et se demande « quel est le projet ? Je n’en vois pas. » Effectivement, tout ceci ne paraît pas en concordance avec l’édification de l’aréna, qui aura besoin d’une équipe très compétitive pour être remplie.

La perte de l’axe 1-5

Orléans a réussi une belle saison 2020-21 conclue par une 8e place, soit devant Limoges. Mais de cette équipe, il ne reste plus aujourd’hui que Malela Mutuale et LaMonte Ulmer. Ainsi, Paris Lee et Luke Fischer ont tiré leur révérence, alors que ceux-ci formaient l’un des axes 1-5 les plus redoutables du championnat. Le club a donc fait le choix pour les suppléer de Chris Warren et Youssou Ndoye, deux habitués de la France, et a priori des valeurs sûres. Il a attendu le 21 septembre pour voir venir à la salle l’arrière Marcus Paige, et il a conclu un accord avec un poste 4 que le 23, le passage de Kyvon Davenport a Cholet n’étant pas très rassurant. Euphémisme.

Orléans n’a pas le droit de se planter dans le recrutement de ses étrangers car son recrutement des JFL a été axé sur des joueurs de Pro B : Jean-Philippe Dally, Bruno Cingala-Mata et Kévin Dinal. Tous les trois sont des références de la division, et il y a des exemples de joueurs ayant parfaitement franchi le cap entre les deux niveaux, mais, il s’agit forcément d’un risque. Autre caractéristique de l’équipe : la moyenne d’âge approche la trentaine, et il n’y a aucun joueur à moins de 28 ans. Un gage d’expérience, mais aussi la possibilité que des jambes puissent s’avérer plus lourdes que d’autres en cours de route. On peut ajouter à la liste des tracas la douleur à la cuisse de LaMonte Ulmer qui s’est réveillée, il y a quelques jours, et qui a contraint l’OLB à embaucher Jérémy Nzeulie comme pigiste médical.

Le coach Germain Castano va devoir faire de ces joueurs venus à la file indienne un groupe unie et solide. C’est une réussite impérative. La nouvelle aréna sonnerait creux en Pro B… Rouen en sait quelque chose.

Les changements de l’intersaison

Arrivées : Chris Warren (Nanterre, 1 an), Marcus Paige (Partizan Belgrade/Serbie/VTB League, 1 an), Jean-Philippe Dally (Évreux, Pro B, 1 an), Bruno Cingala-Mata (Nancy, Pro B, 1 an), Kévin Dinal (Gries-Oberhoffen, Pro B, 1 an), Youssou Ndoye (Sénégal, Bétis Séville/Espagne, 1 an), Kyvon Davenport (BK Boudivelnyk Kiev/Ukraine/1 an), Jéremy Nzeulie (Boulazac).

Départs : Gary Florimont (Metz/NM2), Govian Oniangue (Pau), Luke Fischer (Nanterre), Paris Lee (Monaco), Jamel Morris (Bamberg/Allemagne), Neftali Difuidi (Saint-Quentin/Pro B, prêt), Darius Johnson-Odom, Chima Moneke (Manresa/Espagne), Landing Sane, Tahjere McCall (Cairns Taipans/Australie), Jean-Philippe Dossou (Blois/Pro B, prêt).

Restent au club : Germain Castano (coach), Malela Mutuale (prolongation, 1 an), LaMonte Ulmer (USA, prolongation, 1 an).

Effectif 2021-22


Meneurs : Chris Warren (1,76m, 32 ans),Malela Mutuale (1,88 m, 30 ans)
Arrières : Marcus Paige (1,83m, 28 ans), Jeremy Nzeulie (1,87m, 30 ans)
Ailiers : LaMonte Ulmer (1,98 m, 34 ans), Jean-Philippe Dally (1,99 m, 25 ans)
Ailier-forts : Kyvon Davenport (2,01m, 24 ans), Kévin Dinal (2,02 m, 28 ans), Bruno Cingala-Mata (2,00 m, 28 ans)
Pivots : Youssou Ndoye (2,13 m, 30 ans).

Staff 2021-22


Entraîneur : Germain Castano (50 ans)
Assistants : Thomas Drouot (38 ans) et Pierre Tillay (32 ans)

Président : Didier Nourault (61 ans)

Salle : Palais des sports (3 101 places)

Photo : OLB

Les joueurs

Chris Warren

Né le 22 octobre 1988 (32 ans) – 1,76 m – Poste 1 – Américain

Stats Jeep Elite : 12,8 points à 50,7% aux tirs (dont 42,4% à trois-points), 3 passes, et 1,5 rebond pour 11,8 d’évaluation en 27 minutes (14 matches)

Stats Eurocup : 15,8 points à 52,0 aux tirs (dont 52,6% à trois-points), 3,9 passes et 1,8 rebond pour 14,3 d’évaluation en 32 minutes (16 matches)

Il est rare qu’un Américain fasse trois passages dans le même club, et c’est le cas de Chris Warren à Nanterre (2012-13, 2016-17 et 2010-21). Il y a décroché plusieurs gros lots : champion de France (13), FIBA Europe Cup et Coupe de France (17). Un shooteur longue distance d’une grande constance. 40,2% de réussite à trois-points en 98 matches de Betclic Elite. Remarquable aussi sur la ligne des lancers. Très vif dans la relance. On remarque que, la saison dernière, ses chiffres en Eurocup -il en était le 8e marqueur- ont été supérieurs à ceux obtenus dans le championnat national. Il s’est aussi enrichi d’expériences en Australie, Turquie, Grèce et Allemagne.

Malela Mutuale

Né le 18 juin 1991 (30 ans) – 1,88 m – Poste 1 – Français

Stats Jeep Elite : 4,9 points à 39,9% aux tirs (dont 16,9% à trois-points), 3,5 passes, 1,9 rebond et 0,8 interception pour 5,7 d’évaluation en 23 minutes (34 matches)

Un fidèle. Il est au club depuis le printemps 2018 et il en est donc à sa 5e saison à l’OLB. Après le Centre Fédéral et le Paris Levallois pour l’apprentissage, il a navigué entre la Pro A et la Pro B dans un rôle de backup. Son intensité défensive et son esprit de sacrifice sont très appréciés. Il n’a jamais été un scoreur ; un record à 7,8 points en Pro B avec Saint-Quentin. Il est totalement défaillant derrière la ligne à 6,75m : 19,6% en carrière avec un 4/39 sur deux saisons à Dijon. Malheureusement, sa maladresse est confirmée aux lancers-France avec 52,7% de réussite la saison dernière, très faible pour un meneur. Chômeur en 2017, il avait pris une licence dans un club de 4e division suisse afin de pouvoir s’entraîner.

Photo : OLB

Marcus Paige

Né le 11 septembre 1993 (28 ans) – 1,83 m – Poste 1-2 – Américano serbe (Bosman)

Stats ABA League : 5,9 points à 40,7% aux tirs (dont 41,4% à trois-points), 2,7 passes, 1,3 rebond et 1,1 interception pour 7,8 d’évaluation en 26 minutes (22 matches)

Stats Eurocup : 9,6 points à 47,3% (dont 44,2% à trois-points), 2,1 passes et 1,3 rebond pour 8,6 d’évaluation en 26 minutes (16 matches)

Il sort de trois saisons au Partizan Belgrade qui statistiquement ont été décroissantes. En Eurocup, un tiers de ses shoots ont été pris derrière l’arc. C’est son point fort comme les lancers-francs. Star de l’Iowa au lycée, il a fréquenté North Carolina. Brillant dans ses études en Histoire et en journalisme, il a été le troisième joueur de l’ACC a être élu trois fois Academic All-America. Un leader.àIl a joué 5 matches en NBA. On lui a reproché son manque de physique et de premier pas explosif. Bon intercepteur, piètre rebondeur. A son actif également, deux saisons en G-League.

Jérémy Nzeulie

le 15 février 1991 (30 ans) – 1,88m – Poste 2 – Français

Stats LNB : 8,8 points à 36% aux tirs (dont 34,4% à trois-points), 1,7 rebond, 1,7 passe pour 6,7 d’évaluation en 28 minutes (27 matches)

Le pigiste de LaMonte Ulmer. Il y a eu trois périodes dans la carrière du Franco-Camerounais. 1) Quand il était à Charenton avec Evan Fournier, aspirant à Nanterre avec un passage en NM1 à Bordeaux. 2) La gloire avec un titre de champion avec Nanterre (2013) et un autre avec Chalon (2017), une coupe d’Europe (l’EuroChallenge) avec Nanterre (2015) et une finale (FIBA Europe Cup) avec Chalon (2017). Avec en prime une victoire au concours de dunks du All-Star Game, preuve de son explosivité (2016). 3- Et, patatras, une opération au genou lors de sa première saison à Strasbourg lui a donné un coup de bambou, et depuis il cherche à retrouver tous ses moyens. Un seul match à 9 points au dernier AfroBasket.

Photo : FIBA

LaMonte Ulmer

Né le 17 septembre 1986 (35 ans) –  1,98 m – Poste 3 – Américain

Stats LNB : 11,4 points à 53,5% aux tirs (dont 48,8% à trois-points), 3,5 rebonds, 0,8 interception pour 12 d’évaluation en 21 minutes (21 matches)

Il redouble à Orléans, qui est son quatrième club français après, à la suite, Châlons-Reims, Bourg et Dijon. Une constance dans la performance avec des évaluations comprises entre 10,6 et 13,1, mais avec une très nette augmentation de son efficacité à trois-points (+17% d’une saison à l’autre). De belles qualités athlétiques, d’explosivité. A sa sortie de la G-League, il était passé sous les radars avec une trajectoire qui l’a emmené au Luxembourg, Finlande et Roumanie. Il avait ensuite rejoint pour deux ans l’Allemagne. Opéré en mars après un pneumothorax qui l’a contraint à un séjour de près de deux semaines à l’hôpital.

Photo : OLB

Jean-Philippe Dally

Né le 8 mars 1993 (28 ans) – 2,00 m – Poste 3 – Français

Stats Pro B : 11,7 points à 46,5% aux tirs (dont 38,9% à trois-points), 3,9 rebonds et 1,6 passe pour 11,5 d’évaluation en 28 minutes (31 matches)

C’est une promotion pour lui de se retrouver en Betclic Elite puisque ses deux premières expériences se limitaient à 5 matches au Mans, son club formateur, et 12 à Dijon. C’est aussi un retour aux sources puisqu’il est né à Orléans et il a commencé le basket à Fleury-les-Aubrais. En Pro B, il a séjourné trois saisons à Denain, avec une victoire en Leaders Cup Pro B à la clé, et la dernière à Evreux, qui a été la plus accomplie car il a amélioré ses stats dans pratiquement tous les secteurs du jeu. Energique. Il a pour objectif après l’élite française d’aller à l’étranger.

Bruno Cingala-Mata

Né le 19 mars 1993 (28 ans) – 2,00 m – Poste 3-4 – Français

Stats Pro B : 11,2 points à 53,2% aux tirs (dont 33,3% à trois-points), 7,3 rebonds, 1,5 passe pour 15,1 d’évaluation en 26 minutes (18 matches)

Il a débuté la saison dernière à Boulazac (3 matches) comme pigiste médical de Jean-Frédéric Morency puis de Owen Klassen, avant d’en faire une solide à Nancy obtenant la 4e évaluation des Français. Guadeloupéen, originaire des Abymes et du Moule BC. Lui aussi c’est un ancien espoir de Cholet et il a connu un parcours atypique puisqu’il a transité par le Danemark puis, après une période de chômage, par Tours alors en N2. Il avait envisagé de retourner à l’étranger, et il s’agit de sa première vraie opportunité parmi l’élite. Puissant. Actif.

Kyvon Davenport

Né le 28 août 1997 (24 ans) – 2,01 m – Poste 4 – Américain

Stats Jeep Elite : 9,9 points à 49,0% aux tirs (dont 20% à trois-points), 4,1 rebonds et 0,9 passe pour 7,7 d’évaluation en 23 minutes (7 matches)

Stats BCL : 5,7 points à 41,1% aux tirs (dont 0% à trois-points), 5,7 rebonds et 0,7 passe pour 3,7 d’évaluation en 18 minutes (3 matches)

Stats Superleague (Ukraine) : 13,8 points à 50,8% aux tirs (dont 28,0% à trois-points), 8,3 rebonds et 1,2 passe pour 14,4 d’évaluation en 29 minutes (30 matches)

Il n’a pas laissé un souvenir impérissable à Cholet où on a fustigé son inconstance, les déchets dans son jeu, et où il a fallu couper dans un effectif d’étrangers en surnombre après le retour de Chris Horton. En janvier, il a rejoint l’Ukraine et le BK Boudivelnyk Kiev où son rendement a été nettement supérieur. Athlétique, et ça se remarque au rebond. Il a fréquenté un Junior College avant l’université de Memphis où il fut en senior le 2e marqueur et le 1er rebondeur et contreur. 13,3 points et 6,8 rebonds avec Hapoel Eilat pour sa première saison en Europe. Assurément pas un shooteur longue distance. Jeune donc encore perfectible.

Photo : FIBA

Kévin Dinal

Né le 13 avril 1993 (28 ans) – 1,97 m – Poste 4-5 – Français

Stats Pro B : 9,9 points à 64,7% aux tirs (dont 0% à trois-points), 8,9 rebonds, 1,7 passe pour 16 d’évaluation en 27 minutes (34 matches)

Celui qui a devancé Bruno Cingala-Mata au top des évaluations des Français la saison écoulée, c’est lui. Kevin Dinal était aussi le 2e rebondeur au sratch derrière Amadou Sidibe d’Evreux. Il sort d’ailleurs de deux excellentes saisons à Gries, fruit d’une perte d’une douzaine de kilos, ce qui lui a valu toute l’attention de l’OLB. La Betclic Elite, il connaît pour y avoir joué 83 matches à Dijon, déjà à Orléans (saison 2016-17) et Fos pour 4,6 d’éval. Parisien de naissance, il fut espoir au Paris-Levallois, et il avait mis le pied à l’étrier en NM1, à Blois, avant de passer en Pro B une première fois, à Souffelweyersheim.

Youssou Ndoye

Né le 15 juillet 1991 (30 ans) – 2,13 m – Poste 4-5 Sénégalais

Stats Liga Endesa (Espagne) : 11,6 points à 57% aux tirs (dont 0% à trois-points), 5,3 rebonds et 0,5 passe pour 14,5 d’évaluation en 21 minutes (36 matches)

Une tête connue puisqu’il a été burgien (2017-19) et nanterrien (2019-20). C’est à la JL qu’il avait fait la plus forte impression (13,9 points et 8,8 rebonds la deuxième année). La saison dernière, à Séville, il était l’équipier de Yakuba Ouattara (Monaco) et c’est lui qui a eu, de loin, la meilleure éval de l’équipe. Il n’avait pas joué en compétition jusqu’à 17 ans, et il a eu sa formation (lycée, université, G-League) aux Etats-Unis. Il était en double double en senior à l’université de St. Bonaventure (11,8 points, 10,1 rebonds). Sa mère, qui mesure 1,88m, a été internationale sénégalaise. Il a été diplômé en… français. International sénégalais, il a participé à l’AfroBasket cet été, mais en-dessous de ses standards (5,8 points et 3,8 rebonds).

Photo : FIBA

Coach

Germain Castano

Né le 16 décembre 1971 (49 ans) – Français

Il est bien installé comme coach en LNB puisqu’il peut se prévaloir de 4 saisons dans l’élite (Besançon, Boulogne, Orléans) et de 11 en Pro B (Besançon, Saint-Quentin, Boulogne, Orléans). 58,2% de victoires en Pro B, 38,6% en Pro A. Et trois montées, avec Besançon, Boulogne et Orléans. Il a été aussi meneur de jeu dans les deux niveaux. 10 saisons avec une pointe à Chalon à 7,5 points et 5,3 passes. 1,84m. Il a joué aussi en N2 à Chalon avec Philippe Hervé. Frère de l’ancien arbitre de haut niveau, Hannibal Castano. Ses parents sont de Malaga et Cordoba, mais lui est natif du Creusot.

Photo : OLB

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L’OLB et la Métropole ont organisé pour les abonnés des visites du chantier de CO’Met, un ensemble qui va comprendre, outre le Zénit déjà existant, un palais des congrès, un parc des expositions et une arèna. Celle-ci sera à disposition du club en janvier 2023. C’est demain. Il y aura un énorme cube en leds au plafond, près de 90m linéaire de buvettes, des tribunes inclinées de telle façon que les spectateurs seront le plus possible proches du terrain, une salle annexe pour les entraînements, et encore les bureaux du club. Cette grande salle de sport et de spectacle aura une jauge modulable de 5 500 à 9 850 places en configuration basket. Ce sera donc la plus grande salle de France pour la pratique de la balle orange. Elle sera plus vaste que le palais des sports de Pau, et surtout que l’Aréna de la Porte de la Chapelle, qui doit être mis à disposition du Paris Basketball. Quel paradoxe !

Il manque quelques euros…

L’Orléans Loiret Basket peut rêver en grand, mais en attendant le quotidien n’est pas rose. Le coach Germain Castano a eu un mal fou à rassembler son équipe pour le Jour J. Chris Warren a été testé positif au COVID-19 à son arrivée sur le sol de France, LaMonte Ulmer a été dispensé des premiers entraînements en raison d’une petite blessure, et Youssou Ndoye, de retour de l’AfroBasket, a effectué sa première séance le 22 septembre. L’équipe du Loiret a cumulé les résultats négatifs en préparation, mais l’explication est simple : il n’y avait un moment que 4 pros de disponibles avec des espoirs.

Tout aussi problématique, le recrutement. Le staff avait fait le choix d’attendre que les prix baissent pour faire ses deux derniers choix, mais il a essuyé quantité de refus.  « La majorité des fois c’est parce qu’il nous manque quelques euros, parfois un peu plus même », a raconté d’un sourire jaune Germain Castano à France Bleu. « On a deux joueurs à trouver, on ne peut pas tout mettre sur un joueur et galvauder le deuxième. Et puis parfois parce qu’ils ne veulent pas venir en Europe, parfois parce qu’ils sous estiment le championnat français. »

Le président Didier Nouault a eu le même constat, rapporte La République du Centre : « Les agents nous font confiance, savent que le club est nickel, mais il nous manque un peu d’argent car la première réflexion est sur l’argent plutôt que sur le projet. Giovan Oniangue avait une augmentation de 15% signée pour l’année suivante, il voulait 30%, ce n’était pas possible. Brandon Jefferson fait savoir à tout le monde qu’Orléans c’est son truc : on lui fait une proposition à l’année dernière, il part finalement à Pau pour 10 000 euros de plus… Tu te moques de qui ? » Le président met en exergue le fait que la Métropole a baissé sa subvention, et se demande « quel est le projet ? Je n’en vois pas. » Effectivement, tout ceci ne paraît pas en concordance avec l’édification de l’aréna, qui aura besoin d’une équipe très compétitive pour être remplie.

La perte de l’axe 1-5

Orléans a réussi une belle saison 2020-21 conclue par une 8e place, soit devant Limoges. Mais de cette équipe, il ne reste plus aujourd’hui que Malela Mutuale et LaMonte Ulmer. Ainsi, Paris Lee et Luke Fischer ont tiré leur révérence, alors que ceux-ci formaient l’un des axes 1-5 les plus redoutables du championnat. Le club a donc fait le choix pour les suppléer de Chris Warren et Youssou Ndoye, deux habitués de la France, et a priori des valeurs sûres. Il a attendu le 21 septembre pour voir venir à la salle l’arrière Marcus Paige, et il a conclu un accord avec un poste 4 que le 23, le passage de Kyvon Davenport a Cholet n’étant pas très rassurant. Euphémisme.

Orléans n’a pas le droit de se planter dans le choix de ses étrangers car son recrutement des JFL a été axé sur des joueurs de Pro B : Jean-Philippe Dally,

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Photo d’ouverture : Chris Warren (OLB)

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