Euroleague : William Howard offre la victoire à l’ASVEL contre Monaco sur un buzzer du milieu du terrain !

Clément Carton
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Auteur de son record en carrière (23 points, 10 rebonds), William Howard a donné la victoire à l’ASVEL contre Monaco sur un buzzer désespéré du milieu du terrain ce vendredi soir à Gaston-Médecin (85-84). Un shoot dans l’histoire, au terme d’un thriller déjà d’anthologie ! Malgré sept absents, Lyon-Villeurbanne s’offre ainsi le premier duel entre représentants du championnat de France en Euroleague depuis 2000 et retrouve le top 8.

La rencontre n’a pas eu l’exposition qu’elle méritait, tant en raison de l’absence de diffuseur traditionnel que du France-Monténégro prévu à 30 minutes d’intervalle. Mais ce duel entre représentants du championnat de France en Euroleague, le premier depuis 2000, restera à jamais gravé dans le Rocher, et dans l’histoire du basket français.

Dos-à-dos à deux minutes du terme (78-78), les deux équipes se sont rendues coup pour coup dans le money time. D’un panier de Will Thomas à 17 secondes du terme, l’AS Monaco pensait tenir le match (82-83), d’autant que Paris Lee ajoutait un lancer-franc avec deux secondes à jouer (82-84)… Jusqu’au tir de l’année de William Howard, qui, récupérant le ballon qu’il avait failli perdre depuis la touche, envoyait un shoot désespéré depuis le parking.

De ce bijou venu d’un autre monde, l’international français plongeait Gaston-Médecin – à guichets fermés – dans un silence de mort. Après de longues secondes de ralentis, les arbitres validaient un shoot qui se jouait à quelques millièmes, et qui fera sans doute autant parler que pleurer les Monégasques. Voyez plutôt (84-85) !

L’ASVEL, à l’énergie

Ce mano-a-mano d’anthologie avait débuté bien avant les ultimes minutes. Privée de sept joueurs (Lighty, Morgan, Diot, et Wembanyama blessés, Lacombe en équipe de France et Knight et Osetkowski à l’isolement), l’ASVEL lançait la rencontre par un 8-0 en moins de trois minutes et faisait la course en tête (6-15, 5e). Titulaire pour la première fois de sa jeune carrière en Euroleague, le jeune Monégasque Rudy Demahis se faisait piéger par l’arrière-garde villeurbannaise Chris Jones et Elie Okobo.

Paris Lee et Donta Hall sortis du banc, Monaco refaisait petit-à-petit son retard en passant à son tour un 10-0. La Roca Team prenait les commandes en fin de quart-temps grâce à l’activité d’Alpha Diallo, qui se jouait de Youssoupha Fall à plusieurs reprises (16-15, 9e puis 19-18, 10e), avant que ce dernier ne réussisse… un hook shot à 6 mètres, et au buzzer (21-22). A cet instant précis, on commençait à se douter que la soirée serait mémorable.

Sur un faux-rythme, l’ASM reprenait ensuite le cours du jeu, mais sans jamais prendre le large (26-24, 12e). A la première occasion, l’ASVEL en profitait pour passer un coup d’accélérateur. James Gist arrachait le ballon des mains de Danilo Andjusic et filait en contre-attaque, avant que le duo William Howard – Kostas Antetokounmpo ne multiplie les bonnes actions défensives… puis offensives. Discret jusqu’alors, le meilleur marqueur de la compétition Elie Okobo portait l’écart à +9 (37-46). 

A la pause (40-48), les protégés de T.J. Parker et ses rotations courtes avaient, certes, réduit Mike James à peau de chagrin (4 points à 0/5 aux tirs), mais surtout retrouvé du jeu collectif (10 passes, le même total que face à Barcelone la semaine dernière).

Mike James se blesse

Au retour des vestiaires, Villeurbanne, en perte d’adresse, voyait Monaco et Donta Hall (12 points, 6 rebonds) revenir sur ses talons. Beaucoup plus incisif qu’en première mi-temps, Mike James permettait à l’ASM de rependre la tête (62-61, 30e). Ne marquant que 16 points en 13 minutes alors qu’elle en avait inscrit 48 en première, l’équipe de T.J. Parker semblait éreintée, incapable de produire un nouvel effort. 

Elle s’en remettait à son homme du match, William Howard, pour repasser à +5 (66-71, 35e). C’est alors que l’autre héros du soir, Monégasque, Paris Lee, réussissait ses 4e et 5e tirs à 3-points de la soirée (20 points à 5/8 à 3-points, 3 interceptions au total) pour recoller à égalité. La suite ? Vous la connaissez déjà. Elle sera écrite par William « Ice in the veins » Howard dans le livre d’or de l’Euroleague. 

C’est ainsi que l’ASVEL fit tomber Monaco dans sa forteresse quasi impénétrable depuis le début de saison – une seule défaite contre Barcelone après prolongation -, au gré d’un collectif retrouvé : Chris Jones (10 points, 6 rebonds, 5 passes), Elie Okobo (11 points, 6 passes), Charles Kahudi (15 points), James Gist (13 points, 3 rebonds, 2 interceptions)… mais surtout William Howard (23 points à 8/10 aux tirs dont 5/5 à 3-points, 10 rebonds, 3 interceptions et 2 passes pour 33 d’évaluation), auteur de son record en Euroleague.

Villeurbanne, qui restait sur trois défaites en Euroleague, reprend sa marche en avant (7-5), recolle au top 8 et voit son adversaire du soir (5-7) sortir du top 10. D’autant que Monaco a probablement perdu Mike James, retombé sur le pied de Charles Kahudi sur l’avant-dernière action du match, et dont la cheville semble avoir bien tourné. Il faudra s’en relever, à commencer dès jeudi soir sur le parquet du Fenerbahçe.

« Je savais que le tir était bon à la fin du match. J’ai failli perdre le ballon, mais j’ai corrigé mon erreur juste après. Je suis vraiment content parce que c’est une situation difficile pour nous avec toutes les blessures que nous avons et les gars qui manquaient ce soir, donc je suis content que nous nous soyons battus jusqu’à la fin et que nous ayons remporté la victoire », confiait le héros de la soirée, William Howard.

Boxscore Monaco – ASVEL / Classement Euroleague

Photo : William Howard et ses coéquipiers de l’ASVEL (Euroleague)

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