Aller au contenu

Les entités qui feront le basket français en 2022 : de BeIN Sports au Paris Basketball (6/6)

Ceux qui vont faire l’année 2022, ce sont des personnes mais aussi des organismes. Voici notre sélection. Dans l’ordre alphabétique, on retrouve le 3×3, BeIN Sports, le duo Euroleague – FIBA, la FFBB, France Télévisions, le groupe L’Équipe – La Chaîne L’Équipe, la LFB, le Limoges CSP, la NBA (et G-L

Ceux qui vont faire l’année 2022, ce sont des personnes mais aussi des organismes. Voici notre sélection. Dans l’ordre alphabétique, on retrouve le 3×3, BeIN Sports, le duo Euroleague – FIBA, la FFBB, France Télévisions, le groupe L’Équipe – La Chaîne L’Équipe, la LFB, le Limoges CSP, la NBA (et G-League), Orléans, le Paris Basketball et la Pro B.

Pendant les fêtes, nous vous offrons cette série premium des « 50 qui feront le basket français en 2022 » en six épisodes en accès gratuit (1/6, 2/6, 3/6, 4/6 et 5/6), dont voici l’épisode final. Tout au long de l’année, la rédaction de Basket Europe vous propose guide de la saison, dossier salaires, interviews et analyses poussées du basket français et européen en accès premium. En vous abonnant, vous aurez accès à plus de 2 000 articles premium depuis la création du site et plus encore en 2022. N’hésitez plus, abonnez-vous !

3×3, structurer pour mieux gagner

Le grand public français (et mondial) a découvert le 3×3 lors des Jeux Olympiques de Tokyo, les premiers de l’histoire de la discipline. Son premier essor dans l’hexagone est dû aux performances des Bleues, qui ont certes loupé le podium olympique mais ont sauvé l’honneur à la coupe d’Europe avec une médaille de bronze, dans le sublime cadre du Trocadéro. Le nouveau défi de la discipline est désormais de se structurer. Ses responsables français l’ont compris en nommant un nouveau staff avec Karim Souchu à sa tête et en intégrant 12 joueurs de Betclic Elite et de Pro B au groupe masculin, qui avait manqué d’un rien la qualification olympique, avec Paris 2024 dans le viseur.

BeIN Sports, bienvenue à bord !

C’est le cadeau de Noël fait aux amateurs de basket. En signant avec la chaîne de télévision sportive qatari créée en 2011, la LNB renforce son dispositif de diffusion. BeIN Sports était jusqu’ici réputé pour la qualité de sa couverture de la NBA, à laquelle elle a adjoint cette année la NCAA, avec le consultant le plus renommé du basket, Jacques Monclar. Le match ASVEL-Limoges et le All-Star Game lui ont servi de mise en route. Seront ensuite au programme la meilleure affiche de la journée, les principaux matches des playoffs et l’intégralité des finales. Le contrat n’est en vigueur que pour la saison en cours… A souhaiter qu’il soit prolongé.

Euroleague vs FIBA, la fin d’un conflit stérile ?

Cela fait près de 20 ans que l’Euroleague (via sa structure gérante, ECA) et la FIBA Europe s’entredéchirent. En grande partie parce que la première s’échine à mettre des bâtons dans les roues de la FIBA, s’ingéniant à programmer des journées d’Euroleague le même jour que des rencontres internationales tout en refusant aux clubs le désirant de décaler leurs matches. Les clubs d’Euroleague ont décidé de débarquer Jordi Bertomeu, le patron d’ECA, à la fin de la saison. Et des rapprochements semblent en cours. Bientôt une entente constructive ?

FFBB, un rôle central

La Fédération Française de Basketball (FFBB) joue un rôle essentiel. C’est elle qui a la charge des licenciés – leur nombre repart sur les bases d’avant la pandémie -, d’organiser les compétitions et de manager les équipes de France. Outre le président Jean-Pierre Siutat et les différents staffs sportifs et administratifs, les personnages clés sont Alain Contensoux, à la fois directeur général et DTN, Jacques Commères, directeur de la performance et des équipes de France, les GM Boris Diaw et Céline Dumerc, et aussi Raymond Bauriaud, qui a la haute main sur le service marketing et communication.

France Télévisions, une couverture télé inédite

France TV est revenu au centre du jeu avec ce contrat conclu avec la fédération internationale afin de couvrir les deux équipes de France jusqu’aux JO de Paris 2024. Jamais, y compris au cours de l’âge d’or, les équipes de France n’avaient bénéficié d’une telle couverture. Une clé fondamentale pour la médiatisation du basket. La seule exception sera le prochain Euro messieurs, en septembre prochain), qui appartient à l’ancien contrat (groupe Canal +). Dommage. La première étape sur France Télé a été la retransmission de deux matches des Bleus sur France 4. Autre volet non négligeable : les décrochages régionaux de France 3 pour des matches de Betclic Elite, de Pro B et de Ligue Féminine.

L’Équipe / La Chaîne L’Équipe, l’ASVEL en Euroleague en clair

La Chaîne L’Equipe s’est désengagée de la Betclic Elite après une incursion d’une seule année qui est (mal) tombée durant la pandémie et les stop and go du championnat. Mais en se portant acquéreur des droits de l’ASVEL pour l’Euroleague, elle offre une couverture en clair. Du jamais vu. Le directeur de la chaîne de la TNT, Jérome Saporito, est ainsi un décideur de premier plan dans l’univers basket, tout comme l’ensemble de la rédaction du quotidien L’Equipe, dont les journalistes chevronnés sont Yann Ohnona et Arnaud Lecomte, sachant que Liliane Trévisan fait valoir ses droits à la retraite. L’Equipe n’a plus un quasi-monopole de l’information comme fut un temps, mais demeure un influenceur de première main.

Ligue Féminine, le tandem Force-Souvré

On peut parler de doublette à la tête de la LFB. Carole Force en est sa première présidente depuis sa création en 1998. La Clermontoise est une ancienne internationale, qui fut vice-championne d’Europe en 1993, notamment en compagnie de Yannick Souvré, qui est la directrice générale de la Ligue Féminine. Ancienne capitaine des Bleues, Yannick Souvré a été DG de FIBA Europe Properties, de la Ligue Nationale de volley, et aussi consultante sur France Télévisions et W9. La Ligue Féminine a l’ambition plus que jamais d’être modèle dans le sport féminin français et européen.

Le Limoges CSP, renverser la tendance

Limoges est vraiment un cas particulier dans le basket français. De par son palmarès, son histoire, ses incessants changements de coach, la ferveur de ses supporters. Mais aussi ses guerres intestines depuis le décès de Frédéric Forte. Un terreau où la sérénité ne fleurit jamais longtemps. Et, malgré un Nicolas Lang étincelant depuis une saison et demie, le CSP alterne le bon et le moins bon sur le parquet, regardant autant vers le bas du classement que vers des playoffs plus vus depuis 2018-2019. Les récents départs annoncés du directeur général Pierre Fargeaud et du directeur sportif Crawford Palmer en fin de saison risquent de ne rien arranger.

La NBA, le rêve américain

Ils sont 11 Français en NBA, 3 exclusivement en G-League et une flopée de jeunes partis à l’université pour jouer en NCAA. Tous rêvent d’Amérique et de paillettes dans la plus renommée des ligues sportives, mais peu disposent d’un vrai important, si ce n’est Rudy Gobert, Evan Fournier et Nicolas Batum. À l’inverse de l’Euroleague où brillent Nando De Colo, Elie Okobo, Moustapha Fall, Rodrigue Beaubois ou encore le quatuor français du Real Madrid (Heurtel, Causeur, Yabusele, Poirier). Le casse-tête pour la composition du groupe France n’est pas prêt de s’arrêter pour Vincent Collet. Ni l’intérêt des jeunes basketteurs français, même sans garanties de temps de jeu… ni de salaire.

Orléans, dans un an, l’ouverture de la Co’Met

Orléans Loiret Basket sera le club résident de la Co’Met, qui va ouvrir ses portes dans un an. Une aubaine car l’Arena disposera d’une jauge modulable de 5 500 à 9 850 places en configuration basket. Mais voilà, l’OLB n’est pas sur une bonne rampe de lancement avec un budget en baisse, et les résultats sur le terrain qui en souffrent. Le coach Germain Castano se voit confier une mission essentielle : le maintien. Il est capable de l’assumer. Il peut s’appuyer sur un axe 1-5 fort avec le meneur américain Chris Warren et le pivot sénégalais Youssou Ndoye. Inaugurer l’enceinte en Pro B serait incongru… Orléans se doit de ne pas imiter Rouen et son Kindarena, à la traîne dans la deuxième division d’élite.

Paris Basketball, le maintien avant de viser l’Euroleague

Le vieux rêve d’un club parisien de haut standing est en train de se dessiner. Déjà, il y a trois clubs en Ile-de-France avec Nanterre et ses deux Coupes d’Europe, Boulogne-Levallois, qui empêche cette saison l’ASVEL et Monaco de tourner en rond. Et le Paris Basketball (voir David Kahn). L’équipe est excitante avec une jeunesse talentueuse (Milan Barbitch, Juhann Begarin, Ismael Kamagate), de cadres (Amara Sy, Dustin Sleva) et de solides Américains dont l’ancien NBAer Kyle O’Quinn, le tout coaché par le réputé formateur Jean-Christophe Prat. Mais avant d’investir l’Arena de la Porte de la Chapelle et de viser l’Euroleague, il faut se maintenir en Betclic Elite.

La Pro B, suspense à tous les étages

Une compétition incroyablement disputée, des cadors qui souffrent, des underdogs qui brillent (Saint-Chamond leader, qui l’eut cru ?), des jeunes joueurs qui explosent (Ismael Kamagate ou Hugo Besson la saison dernière, Clément Frisch cette année, entre autres), des habitués de la division supérieure qui déçoivent, d’autres venant de NM1 qui se révèlent… La Pro B est un superbe championnat, totalement imprévisible. Et toujours aussi excitant à suivre. La meilleure D2 d’Europe ? L’une des plus passionnantes, c’est sûr.

À RELIRE
Les 50 qui feront le basket français en 2022 : de Nicolas Batum à Céline Dumerc (1/6)
Les 50 qui feront le basket français en 2022 : d’Evan Fournier à Sandrine Gruda (2/6)
Les 50 qui feront le basket français en 2022 : de Marine Johannes à David Kahn (3/6)
Les 50 qui feront le basket français en 2022 : d’Elie Okobo à Tony Parker (4/6)
Les 50 qui feront le basket français en 2022 : de Jean-Aimé Toupane à Victor Wembanyama (5/6)

Photo : Basket Europe

Commentaires

Fil d'actualité