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ITW Céline Dumerc, GM de l’équipe de France : « Iliana Rupert, Marine Fauthoux et Kendra Chery ne sont pas là par hasard »

Depuis deux ans, Céline Dumerc est la general manager des Bleues. A 39 ans, Caps transmet son savoir aux joueuses de l’équipe de France, y compris aux plus jeunes, notamment la talentueuse génération 2001 dont trois représentantes font partie des 12 sélectionnées par Jean-Aimé Toupane. Leur but comm

Depuis deux ans, Céline Dumerc est la general manager des Bleues. A 39 ans, Caps transmet son savoir aux joueuses de l’équipe de France, y compris aux plus jeunes, notamment la talentueuse génération 2001 dont trois représentantes font partie des 12 sélectionnées par Jean-Aimé Toupane. Leur but commun : décrocher un billet pour le Mondial 2022 en Australie.

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Vous êtes une manager général avec du travail en ce moment, avec tous ces tests et protocoles au quotidien…
« Le quotidien est effectivement bien rythmé par des choses extra basket. Malheureusement, ça fait pratiquement un an, deux ans qu’on vit avec ces contraintes. Il faut faire avec. On essaie d’être réactifs, de s’ajuster. Les filles sont très réceptives, elles font très attention. Elles sont assez indulgentes aussi, par rapport à des changements qui doivent être faits rapidement. Le groupe vit bien malgré toutes ces petites choses. Mon rôle, c’est aussi d’essayer que tout le monde se sente le mieux possible pour uniquement se concentrer sur le terrain. Lors du scrimmage contre l’Australie hier, je les ai senties concentrées et concernées par ce pourquoi elles étaient là. Je suis très contente par rapport à leur implication. »

Qu’avez-vous appris du scrimmage contre l’Australie ce lundi ?
« Contre l’Australie, j’ai trouvé les attitudes très intéressantes. C’était un match qui ne comptait pas mais on sait qu’à partir du moment où on a le maillot sur les épaules, on a envie de bien faire. Les filles ont été très sérieuses dans l’implication qu’elles y ont mis. Ce sont toujours des périodes un peu compliquées car, il y a certes eu deux jours et demi d’entraînement à l’INSEP, mais ce n’est pas toujours très révélateur. Là, se confronter à l’Australie qui a de grandes qualités, ça a permis de voir où est-ce qu’on en était, si le travail fait en amont s’appliquait. Certaines retrouvaient aussi le rythme de match et n’avaient pas joué depuis 15 jours, d’autres venaient juste de jouer en coupe d’Europe : tout le monde n’était pas au-même niveau de compétition. Là, c’était un vrai bonus car tout le monde en est ressorti satisfait. Tout n’était pas parfait, bien entendu, mais c’est prometteur. »

C’est votre rôle de garder un oeil sur la venue ou non du Nigéria pour ce tournoi qualificatif ?
« Oui, j’ai un oeil sur le Nigéria, je suis en contact avec l’organisation de la FIBA. Maintenant, ce sont des aléas. On entend des choses. Après, le Nigéria viendra, ne viendra pas ? Comme toujours, ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas. Mon rôle à moi, c’est de gérer les informations qui sont concrètes, et qui auront de l’importance. Aujourd’hui, on ne sait pas vraiment, ou peut-être qu’on sait, mais ce qui nous importe aujourd’hui, c’est que notre entraînement se passe bien. Il y a plus important que de savoir si le Nigéria sera là ou pas. Il ne faut pas se dire uniquement « si elles ne viennent pas, on est qualifiées ». On sait qu’inconsciemment, on a ce petit truc dans la tête, mais on en rigole plus entre nous qu’autre chose en se disant « Et bien, pas besoin de venir au final ». Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut appréhender les choses. On reste sérieuses, avec les informations qui nous parviennent et qui sont vérifiables. »

« Ce n’est pas la même Marine Johannes aujourd’hui qu’il y a quelques années. Elle a pris de l’expérience en club, où elle joue de grandes compétitions, elle a des compétitions internationales à son actif. Après, on ne va pas lui demander d’être quelqu’un d’autre. »

Vous avez quasiment 20 ans d’écart avec cette génération 2001, avec Iliana Rupert, Marine Fauthoux, Kendra Chery, dont les deux dernières sont vos coéquipières à Basket Landes. Sont-elles prêtes pour avoir de plus grandes responsabilités avec l’équipe de France ?
« Votre question est orientée par rapport à l’âge, mais moi ce n’est pas comme ça que je le conçois. Ce sont des joueuses qui font dans leur club des choses intéressantes, et je peux en parler ouvertement parce que Marine et Kendra sont mes coéquipières en club, je les vois évoluer au quotidien. Elles sont là, ce n’est pas par hasard : elles ont de vraies qualités. Pour un niveau national mais aussi international. En fait, on s’en fiche de l’âge qu’elles ont aujourd’hui. Elles ont montré qu’elles sont toutes capables d’élever leur niveau, parce que c’est sûr qu’il y a une différence entre le niveau en club et le niveau international. Et elles ont pu répondre présentes tout de suite. Ça fait partie de la vie d’une équipe nationale, qui se construit avec des plus anciennes, des plus jeunes qui débarquent. Connaissant ces trois joueuses, ce sont des vraies battantes, elles ont envie de bien faire, d’amener le meilleur d’elles-mêmes. Et je n’ai aucun doute quant à leur efficacité malgré leur jeune âge. »

Etes-vous en contact avec les absentes, notamment Sandrine Gruda, Endy Miyem, Valériane Vukosavljevic et Sarah Michel ? Qu’ont-elles dit au groupe ?
« Oui, on a toujours des liens avec elles. L’équipe de France, ce ne sont pas uniquement les 12 ou les 14 qui sont présentes. C’est aussi ce que Jean-Aimé Toupane souhaite prôner : s’impliquer dans un projet, et un groupe France. C’est important de garder un lien, pas quotidien, mais tout au long de l’année. Là, on est tellement pris par la compétition qu’on ne s’appelle pas tous les quatre matins pour savoir si elles ont bien mangé (rires). Comme l’a dit Alexia (Chartereau), il faut se concentrer sur celles qui sont là, parce que c’est dommageable qu’elles ne soient pas là, mais celles qui sont ici le méritent tout autant. Ce n’est pas une sélection à défaut. Ce serait mal venu que de se plaindre des absentes. De toute manière, il va falloir se qualifier avec l’équipe qu’il y a là, aujourd’hui, en espérant retrouver les absentes avec la qualification en poche. »

Marine Johannes vivra sa 100e sélection jeudi contre le Mali. Comment a-t-elle évolué depuis sa première sélection, qu’a-t-elle changé dans sa façon d’être ?
« Elle a bien grandi, bien sûr. Ce n’est pas la même Marine Johannes aujourd’hui par rapport à il y a quelques années. Elle a pris de l’expérience en club, où elle joue de grandes compétitions, elle a des compétitions internationales à son actif. Après, on ne va pas lui demander d’être quelqu’un d’autre. Elle a ce côté un peu timide, introverti. Ce n’est pas parce qu’elle grandit qu’on va plus la voir malgré tout. Maintenant, elle se sent plus à l’aise, plus confortable au sein du groupe avec ses coéquipières. Et sur le terrain, elle répond tout simplement aux demandes du staff. Je ne vois qu’une bonne évolution de Marine, et je lui souhaite encore d’évoluer parce que c’est une joueuse incroyable capable de faire des choses spectaculaires. Je pense que son évolution tient dans le tri dans ce qu’elle est capable de faire, notamment dans des moments de folie. Aujourd’hui, elle reste une joueuse très importante pour l’équipe de France. »

Trois questions à… Alexia Chartereau, promue capitaine des Bleues pour cette fenêtre internationale : « C’est un nouveau rôle pour moi, mais j’aime le faire »

Comment avez-vous vécu cette préparation, au rythme des communiqués ?
« On reste concentrés sur les joueuses qui sont là. On essaie de ne pas trop accorder d’importance à tout ça même si c’est sûr qu’on aurait aimé que les absentes soient là. Maintenant, on est 14 ici, et les 14 sont capables d’aller chercher cette qualification. On pense surtout à ça. On a fait un bon stage à l’INSEP et bon match hier contre l’Australie. On a essayé d’être intenses pendant tout le match. C’est comme ça qu’on va réussir à se qualifier : en étant intense en attaque et en défense. On a tenu tout le match, c’est sur quoi on va se baser face au Mali. C’est plutôt rassurant et plutôt cool avant de se lancer dans le grand bain. On a hâte que ça commence. »

Que change le capitanat pour vous ?
« Ça ne change pas énormément de choses à ce que je vais faire sur le terrain. Je reste moi même mais ça ajoute quand même un petit truc. Je dois m’assurer que l’équipe se sente bien, que tout le monde soit bien. C’est un nouveau rôle pour moi, mais j’aime le faire. J’ai hâte que ça commence et pour l’instant, ça me plaît. Le plus important, ce qu’on peut contrôler, le terrain. On sait pourquoi on est là. »

C’est le deuxième rassemblement de Jean-Aimé Toupane. Comment se traduit la méthode Toupane ?
« Je ne peux pas tout dire parce qu’il est dans la pièce (rires). Plus sérieusement, il propose quelque chose de différent. On n’avait pas l’habitude d’avoir un coach comme lui, c’est normal car il vient du basket masculin. Mais ça ne peut nous apporte que du plus. Depuis quelques années, il nous manque un petit truc. C’est peut-être ça. Il est vraiment concentré sur les détails, sur le spacing par exemple. Si on doit être corner et qu’on est à 10 cm du corner, ce n’est pas bon. Ce sont des petites choses comme ça qui font que ça nous change. C’est un tout. C’est un nouveau coach, il y a un nouveau staff, et forcément des choses nouvelles. On apprend encore à se connaître mutuellement mais on avance plutôt bien, on a tous très envie de gagner. Et on a déjà hâte d’être cet été pour avoir un peu plus de temps pour travailler et assimiler les choses. »

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Vous êtes une manager général avec du travail en ce moment, avec tous ces tests et protocoles au quotidien…
« Le quotidien est effectivement bien rythmé par des choses extra basket. Malheureusement, ça fait pratiquement un an, deux ans qu’on vit avec ces contraintes. Il faut faire avec. On essaie d’être réactifs, de s’ajuster. Les filles sont très réceptives, elles font très attention. Elles sont assez indulgentes aussi, par rapport à des changements qui doivent être faits rapidement. Le groupe vit bien malgré toutes ces petites choses. Mon rôle, c’est aussi d’essayer que tout le monde se sente le mieux possible pour uniquement se concentrer sur le terrain. Lors du scrimmage contre l’Australie hier, je les ai senties concentrées et concernées par ce pourquoi elles étaient là. Je suis très contente par rapport à leur implication. »

Vous avez quasiment 20 ans d’écart avec cette génération 2001, avec Iliana Rupert, Marine Fauthoux, Kendra Chery, dont les deux dernières sont vos coéquipières à Basket Landes. Sont-elles prêtes pour avoir de plus grandes responsabilités avec l’équipe de France ?

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Photo : Céline Dumerc (FFBB)

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