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Le point sur la Pro B à mi-saison (2/2) : Chalon et Nancy à leur place, les déceptions Boulazac et Rouen

Si Saint-Chamond est la belle surprise de cette première partie de championnat de Pro B, Boulazac et Rouen, entre autres, déçoivent sérieusement alors que la plupart des « cadors » de la compétition sont à leur place. Après les « bonnes surprises », le bilan des équipes à leur rang et de celles qui

Si Saint-Chamond est la belle surprise de cette première partie de championnat de Pro B, Boulazac et Rouen, entre autres, déçoivent sérieusement alors que la plupart des « cadors » de la compétition sont à leur place. Après les « bonnes surprises », le bilan des équipes à leur rang et de celles qui ne réalisent pas les performances attendues.

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La Pro B a ceci de merveilleux que l’on ne peut jamais prédire ce qu’il va s’y passer. Comme nous l’avons vu hier, certaines équipes supposées lutter pour leur maintien se retrouvent en haut de classement. Quelques-autres, notamment parmi les plus grosses écuries de la division, font le job et sont à leur juste place, alors que certaines équipes se sont pris les pieds dans le tapis et inquiètent. Les voici en détail dans cette seconde partie de notre bilan. En n’oubliant pas qu’il reste suffisamment de matchs à jouer pour que chaque club ait la fortune ou la malchance de voir la tendance s’inverser.

Ils sont là où on les attendait

Avec son effectif 5 étoiles (Antoine Eïto, Mike Gelabale, Damien Bouquet, Kevin Harley, l’international letton Martins Meiers, l’international croate Tomislav Gabric ou l’encore jeune Mathis Dossou-Yovo), l’Élan Chalon semblait promis à la première place et à une remontée express en première division. Mais le début d’exercice s’est révélé chaotique (3 défaites sur les 7 premiers matchs), le meneur Ahmaad Rorie se révélant une erreur de casting alors que Martins Meiers ne s’adaptait pas aux spécificités de la Pro B. Remplacés par Desi Washington (11,9 points, 4,3 passes) et Jonathan Augustin-Fairell (12,0 d’évaluation), les Chalonnais ont ensuite embrayé, au point de se retrouver à égalité au classement avec Saint-Chamond, seulement devancés au point-average. Pas forcément très à l’aise en défense (78,4 points encaissés, 9e), Chalon se repose sur une attaque efficace (4e, 82,1 points marqués), menée par un excellent Antoine Eïto (40,4 % à trois-points, 7,2 passes, 16,8 d’éval) et un Damien Bouquet « homme à tout – bien – faire » (9,1 points, 5,4 rebonds, 4,0 passes, 13,0 d’éval) sans oublier un Mathis Dossou-Yovo à un très bon niveau (11,6 points, 4,7 rebonds en 18 minutes) et un Mike Gelabale toujours précieux (8,2 points, 56,7 % à trois-points). Les Chalonnais seront a minima en play-offs s’ils poursuivent sur leur lancée.

Damien Bouquet – Chalon – Photo Élan Chalon/Charlotte Geoffray

Le SLUC Nancy présente un peu le même profil que les Bourguignons : un recrutement haut de gamme (Stéphane Gombauld, Caleb Walker, Mathis Keita), un démarrage poussif (3 défaites sur les 7 premiers matchs), un retour en haut de classement (3e, 12-7) par le biais d’une attaque en forme (82,9 points, 3e). Si les recrues de cours de saison Ludovic Beyhurst et David Skara n’ont pour le moment pas encore vraiment brillé, le club lorrain a pu s’appuyer sur le trio Stéphane Gombauld (20,2 points, 8,4 rebonds, 23,6 d’éval)-Caleb Walker (16,3 points, 5,7 rebonds)-Mathis Keita (7,1 passes, 12,8 d’éval) pour remonter la pente et viser l’accession, comme cela lui semblait promis avant le début de saison.

Stéphane Gombauld – Nancy – Photo SLUC Nancy

De son côté, l’ADA Blois faisait également partie des favoris à la montée, statut confirmé lors des quatre premières rencontres, toutes victorieuses. Mais la blessure du totem Tyren Johnson (19,7 points en 3 matchs) a enrayé la machine, Blois encaissant 5 défaites consécutives après son bon début. Son remplaçant médical, Jamar Abrams, a mis quelques temps à trouver ses marques avant de briller (26,75 d’éval sur ses quatre derniers matchs). Peu inspirée en attaque (14e avec 76,7 points marqués), l’équipe de Mickaël Hay se rattrape en défense (76,7 points encaissés, 6e), grâce notamment à un Thomas Cornely toujours aussi fort (7,6 passes, 18,1 d’éval), à un Laurence Ekperigin tout en sobriété (9,1 points, 5,7 rebonds) et au retour très encourageant du jeune Mbaye Ndiaye (23 ans, 9,6 points, 11,0 d’éval). Avec son effectif au complet, l’ADA peut voir haut.

Mbaye Ndiaye – Blois – Photo ADA Blois/Nguyen Tuan

Prévu aux alentours de la 7e place, Lille est… 7e ex-aequo (10-10) ! Pas très brillants en attaque (76,7 points marqués, 15e), les Red Giants compensent par leur défense (76,3 points encaissés, 4e). Et l’on peut penser que l’équipe Nordiste aurait pu faire mieux sans diverses absences de ses joueurs majeurs (Zimmy Nwogbo 7 matchs manqués, Thomas Hieu-Courtois 4, Rajon Kelly 2…). Toujours est-il que Kelly confirme sa bonne saison passée (14,6 d’éval), que Hieu-Courtois évolue à un très bon niveau (13,7 points, 5,6 rebonds) et que Jean-Victor Traoré apporte toujours autant (13,4 d’éval). De quoi permettre aux Lillois de rêver aux play-offs.

Jean-Victor Traoré – Lille – Photo LMBC

Ils déçoivent

S’il y a une équipe que l’on n’attendait vraiment pas aussi bas dans le classement, c’est bien Boulazac (14e, 8-11). Avec Ivan Février, Bathiste Tchouaffé, Olivier Cortale, Quentin Serron ou Chris-Ebou Ndow dans l’effectif du début de saison, personne n’avait envisagé un démarrage aussi calamiteux : 4 défaites pour commencer la saison. Et, malgré les retouches d’effectif – départs des catastrophiques Alex Campbell (2,2 d’éval), Chris-Ebou Ndow (1,7 point) et Marquis Wright (-1,0 d’éval en 2 matchs), arrivée de Nic Moore, Nicolas De Jong (blessé après 11 matchs) et Vytenis Cyzauskas –, le BBD n’a pas encore trouvé la bonne carburation : une seule victoire sur ses 7 dernières rencontres. Nikola Antic a du souci à se faire, même si Nic Moore est excellent (15,9 points, 7,8 passes). Aux côtés du meneur américain, seuls Nana Fouland (6,6 rebonds, 15,2 d’éval) et Ivan Février (16,2 points) sont au niveau attendu. Il va falloir vite se reprendre pour assurer le maintien avant d’espérer accrocher les play-offs.

Bathiste Tchouaffé – Boulazac – Photo BBD

Dans le même ordre d’idées, mais à un rang inférieur, Rouen était attendu vers le milieu du tableau. En fait, le RMB s’affiche pour le moment à la dernière place du classement, avec 5 défaites de plus que le premier non-relégable (4-15). Un parcours calamiteux qui a déjà valu sa place à Alexandre Ménard, remplacé sur le banc par Ludovic Pouillart. Mais comment faire pour redresser la barre alors qu’on présente la 17e attaque (75,8 points) et la 18e défense (86,5 points) ? Entre blessures, contaminations au coronavirus et erreurs de recrutement, le club de Seine-Maritime n’a pas été gâté par le sort. Mais rares sont les satisfactions : Brandon Edwards (15,9 d’éval), Pierre-Étienne Drouault (15,2 points), Djordje Simeunovic (6,5 rebibds) et l’excellent Lucas Bourhis (22 ans, 12,7 points, 2,8 passes en 28 minutes). Quant aux autres joueurs de l’effectif, ils n’apportent guère ce que l’on attendait d’eux. À leur décharge, seuls Lucas Bourhis et Earvine Bassoumba ont joué l’intégralité des matchs du RMB. De toutes manières, le maintien va être difficile à aller chercher.

Pierre-Étienne Drouault – Rouen – Photo Nguyen Tuan

Nantes n’aura peut-être pas à subir les mêmes sueurs froides, mais le Nantes Basket Hermine est bien loin des attentes de début de saison. Prévu pour se mêler à la lutte pour les play-offs, le club de la Loire-Atlantique navigue actuellement à une bien piètre 15e place (7-10). En cause, une terrible série de 7 défaites sur les 9 derniers matchs qui a eu raison de la patience des dirigeants du NBH. Coach Jean-Baptiste Lecrosnier, pourtant à la tête de l’équipe lorsqu’elle a remporté la Leaders Cup 2020, a été remercié et remplacé par Jean-Marc Dupraz. Plutôt performant en attaque (80,6 points, 6e), le club va devoir resserrer les boulons en défense (actuellement 80,2 points encaissés, 12e défense). Et il va falloir que Terry Smith (18,1 points, 16,5 d’éval), Charles Thomas (15,5 points, 6,4 rebonds) et Xavier Forcada (10,7 points, 5,1 passes) trouvent un peu plus d’aide de leurs coéquipiers, plutôt décevants dans l’ensemble. Il le faudra pour éviter les affres de la relégation.

Charles Thomas – Nantes – Photo NBH/GL

En Alsace, l’union ne fait pas la force. L’an passé, Gries-Oberhoffen avait terminé la saison à la 8e place et Souffelweyersheim à la 13e place. Ayant regroupé leurs moyens au sein de l’Alliance Sport Alsace cette saison, les Alsaciens sont terriblement à la peine : 17e avec 6 victoires pour 13 défaites, soit trois défaites de plus que le dernier non-reléguable. Enchaînant les défaites, concédant bien trop de points à ses adversaires (81,7 par match, 16e), l’équipe de Stéphane Éberlin a pâti de nombreuses absences (3 joueurs seulement ont disputé toutes les rencontres) ainsi que d’erreurs de recrutement (Jaron Martin, parti après 3 matchs, Ivan Vranes bien en-dessous de ce qu’on pouvait en attendre) et du petit rendement d’un Nisre Zouzoua souvent blessé (10 matchs joués, 7,4 points, 5,7 d’éval). Dans ce marasme, seuls Jérôme Cazenobe (10,5 d’éval) et Karlton Dimanche (8,7 points) arrivent à épauler efficacement les deux fers de lance de l’ASA, un Marquis Wright (15,2 points, 6,5 passes) bien meilleur qu’en début de saison à Boulazac et l’intérieur nigérian Obi Enechionyia (12,2 points, 4,3 rebonds). C’est maigre. Il va vraiment falloir que l’ASA trouve une solution (une défense plus solide, pour commencer) si elle veut perdurer en Pro B.

Karlton Dimanche – ASA – Photo ASA/Myriam Vogel

De son côté, Quimper n’avait pas trop mal commencé sa saison (4 victoires en 7 matchs) avant que, patatras, tout s’effondre avec la blessure du « glue guy » David Jackson, out depuis fin décembre. En son absence, les Béliers de Kemper ont enregistré une terrible série de 6 défaites avant de se reprendre dernièrement, gagnant ses deux derniers matchs. Efficace en défense (76,6 points encaissés, 5e), l’équipe de Laurent Foirest pêche en attaque (77,2 points, 13e). Les problèmes offensifs de l’équipe sont multiples : un remplaçant de Jackson, Cartlon Guyton loin d’apporter autant (4,3 points), des cadres – Digué Diawara (10,5 points), Ryan Harrow (10,3 points), Lien Phillip (9,4 points) ou Ryan Reid (9,7 points) – irréguliers ou bien en-deça de leur valeur passée. Seule lueur positive, l’arrivée d’un Bastien Vautier revenchard après une lourde blessure et déjà très performant (12,6 points, 3,3 rebonds en moins de 18 minutes). Il va falloir que toute l’équipe se mette au diapason pour que Quimper, actuellement 11e (9-11), retrouve le chemin menant aux play-offs (Lille, 9e, n’a qu’une victoire d’avance).

Lien Phillip – Quimper – Photo Béliers de Kemper

Enfin, Denain n’était pas vu comme devant autant trembler pour ne pas descendre (16e, 6-10). Il faut dire que l’équipe a vécu un début de saison très perturbé, avec deux joueurs (James Washington et Martins Igbanu) coupés avant le début du championnat, un remplaçant du premier (Myles Mack) guère plus convaincant et à son tour remercié (le nouveau meneur, Divine Myles, n’a joué qu’une partie avec les Nordistes). Au total, cela donne une équipe en manque de repères collectifs, ayant le plus grand mal à marquer des points (73,8, dernier de Pro B), une lacune que ne compense pas une bonne défense (75,4 points encaissés, 3e). Au niveau individuel, l’arrière nigérian David Efianayi tire son épingle du jeu (16,1 points) et Guillaume Payen-Boucard se montre complet (9,5 points, 7,9 rebonds, 2,1 passes). Mais l’Espoir Clément Frisch (20 ans), après un début de saison tonitruant (15,5 points sur 4 matchs) a connu plusieurs blessures qui lui ont fait manquer quatre rencontres et ont mis à mal sa régularité (4 matchs sous les 10 d’éval pour 4 rencontres au-dessus). Pour le reste, en dehors du pivot serbe Milan Milovanovic (10,7 points), personne dans l’équipe ne représente une menace offensive sérieuse. Un manque qu’il va falloir combler pour se maintenir sans frissons, une bonne défense ne suffisant pas à gagner des matchs.

L’équipe de Denain – Photo Denain Voltaire

Antoine Eïto – Chalon – Photo Élan Chalon/Charlotte Geoffray

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La Pro B a ceci de merveilleux que l’on ne peut jamais prédire ce qu’il va s’y passer. Comme nous l’avons vu hier, certaines équipes supposées lutter pour leur maintien se retrouvent en haut de classement. Quelques-autres, notamment parmi les plus grosses écuries de la division, font le job et sont à leur juste place, alors que certaines équipes se sont pris les pieds dans le tapis et inquiètent. Les voici en détail dans cette seconde partie de notre bilan. En n’oubliant pas qu’il reste suffisamment de matchs à jouer pour que chaque club ait la fortune ou la malchance de voir la tendance s’inverser.

Ils sont là où on les attendait

Avec son effectif 5 étoiles (Antoine Eïto, Mike Gelabale, Damien Bouquet, Kevin Harley, l’international letton Martins Meiers, l’international croate Tomislav Gabric ou l’encore jeune Mathis Dossou-Yovo), l’Élan Chalon semblait promis à la première place et à une remontée express en première division. Mais le début d’exercice s’est révélé chaotique (3 défaites sur les 7 premiers matchs), le meneur Ahmaad Rorie se révélant une erreur de casting alors que

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