Monaco réagit face à l’ASVEL et n’est plus qu’à une victoire du titre de Betclic Elite !

Clément Carton
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Défait lourdement lors du match 2, l’AS Monaco a réagi lundi soir en profitant de la maladresse villeurbannaise – 3/22 à 3-points, mais aucun inscrit dans les 37 premières minutes – dans une salle Gaston-Médecin à guichets fermés (83-80). La Roca Team mène désormais 2-1 dans cette finale de Betclic Elite 2022 et aura une occasion de conclure mercredi soir (20h30), toujours devant son public.

On dit souvent que le match 3 est celui de la bascule dans une série. L’avenir nous dira si c’est le cas dans cette finale de Betclic Elite mais l’AS Monaco a en tout cas pris une sérieuse option sur le titre lundi soir (83-80). Passée devant dans le deuxième quart-temps, la Roca Team a arraché la victoire grâce à son rythme offensif, notamment celui de Dwayne Bacon (19 points à 8/13 aux tirs) et de Mike James (16 points à 5/17 aux tirs, 10 passes décisives, 6 rebonds), mais aussi défensif, en laissant l’ASVEL à 3/22 à 3-points. Et encore, les trois tirs primés ont été inscrits dans les trois dernières minutes du match. Sans cela, l’équipe de T.J. Parker aurait alors coulé, mais elle a espéré jusqu’à la dernière seconde.

L’ASVEL avait pourtant pris les devants en début de partie. Elle avait débuté comme elle avait joué lors du match 2 : avec beaucoup de justesse. Que ce soit Elie Okobo ou Marcos Knight, les arrières villeurbannais trouvaient très facilement Youssoupha Fall dans la peinture et celui-ci mettait ses 2,21 m à profit pour conclure les caviars qu’on lui donnait. Collective et dynamique, l’équipe de T.J. Parker profitait de son adresse à 2-points (10/16) et de sa défense pour contrôler une Roca Team un peu maladroite, à l’image du début de partie de Mike James (16-20).

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Même en début de deuxième acte, l’ASM – toujours privée de Donta Hall et Danilo Andjusic – était encore dominée par l’agressivité villeurbannaise, notamment celle de Youss Fall (12 points et 3 rebonds à la pause). L’équipe de la Principauté empilait alors les pertes de balles, surtout Will Thomas et Dwayne Bacon (25-27, 15e). Mais le capitaine villeurbannais David Lighty s’attendait à une réaction, et elle est venue de la menace extérieure monégasque.

Portée par les trois tirs derrière l’arc de Paris Lee mais aussi la distribution de Mike James (7 passes décisives à la mi-temps), l’équipe de Sasa Obradovic passait un 12-0 et même un 15-2 en quatre minutes (37-27, 18e) pour prendre les commandes de la rencontre. A l’inverse de Monaco (5/10 à 3-points), l’ASVEL n’avait toujours pas mis le moindre tir extérieur (0/10 à 3-points) à la pause (39-33).

Le show Elie Okobo n’a pas suffi

L’équipe de la Principauté n’avait pas l’intention de repasser derrière au retour des vestiaires mais Lyon-Villeurbanne s’accrochait, devant son président Tony Parker. Un sursaut d’orgueil est venu du capitaine David Lighty, qui donnait de sa personne en défense, mais aussi et surtout d’Elie Okobo, auteur de 8 points consécutifs (49-48, 26e). Indisciplinée, à l’image des 4 fautes d’Alpha Diallo, la Roca Team s’en remettait à ses individualités. Dwayne Bacon se mettait en mode scoreur, marquait 7 points d’affilée et redonnait de l’air aux siens (56-48, 28e). Sauf qu’Elie Okobo ne se laissait pas perturber et voyait aussi Chris Jones – qui joue avec une déchirure aux adducteurs – prendre son relais en fin de troisième quart-temps (59-56).

Le public de Gaston-Médecin s’attendait à une fin de match serrée, et il a été servi. Malgré une nouvelle pointe de Bacon à quatre minutes du terme (70-62, 36e), l’ASVEL est toujours restée quasiment dans le coup. Alors qu’elle n’avait toujours pas inscrit le moindre tir à 3-points de la rencontre, un sursaut de Chris Jones à deux minutes du buzzer final lui redonnait espoir (73-70). Même après la réponse une minutes plus tard de Motiejunas dans le corner (78-72, 1’10 à jouer), l’ASVEL ne lâchait pas. Par deux 3-points d’Elie Okobo puis James Gist, elle revenait même à deux points à 6 secondes de la fin (80-78). Sauf que T.J. Parker n’avait plus de temps mort et que Monaco contrôlait les dernières secondes sur la ligne pour décrocher le précieux succès (83-80).

Le public de Gaston-Médecin s’attendait à une fin de match serrée, et il a été servi. Malgré une nouvelle pointe de Bacon à quatre minutes du terme (70-62, 36e), l’ASVEL est toujours restée quasiment dans le coup. Alors qu’elle n’avait toujours pas inscrit le moindre tir à 3-points de la rencontre, un sursaut de Chris Jones à deux minutes du buzzer final redonnait espoir (73-70). Mais même après la réponse une minutes plus tard de Motiejunas dans le corner (78-72, 1’10 à jouer), l’ASVEL ne lâchait pas. Par deux 3-points d’Elie Okobo puis James Gist, elle revenait même à deux points à 6 secondes de la fin (80-78). Sauf que T.J. Parker n’avait plus de temps mort et que Monaco contrôlait les dernières secondes sur la ligne pour décrocher le précieux succès (83-80).

Battue à l’évaluation (87 à 86), malmenée par Elie Okobo (25 points à 9/17 aux tirs, 4 passes), un Chris Jones diminué mais clutch (15 points à 6/13 aux tirs, 3 rebonds) et Youssoupha Fall (16 points, 5 rebonds), Monaco ne sort pas moins vainqueur d’un duel haletant. Jamais titrée en Betclic Elite, la Roca Team aura l’occasion de soulever son premier trophée dès mercredi soir, toujours devant le Prince Albert à Gaston-Médecin (20h30, à suivre sur BeIN Sports). Et il vaudrait mieux pour l’équipe de Sasa Obradovic que la série ne revienne pas à Villeurbanne, où un match 5 serait piégeux.

Boxscore Monaco – ASVEL / Calendrier des playoffs

Photo : Yakuba Ouattara © Direction de la Communication / Manuel Vitali

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