Luigi Datome (Italie) : « Personne ne peut en vouloir à Simone Fontecchio d’avoir loupé ses lancers francs »

Battu par les Bleus dans un braquage à l’italienne mercredi soir à Berlin, le capitaine Luigi Datome a laissé couler quelques larmes en conférence de presse.

Après la défaite frustrante contre l’équipe de France (93-85 après prolongation), Gigi Datome n’a pu contenir son émotion. À bientôt 35 ans, le capitaine de la Nazionale a laissé passer une nouvelle fois sa chance de rejoindre une demi-finale d’un championnat d’Europe. Et ce pour la quatrième fois consécutive. L’Italie n’a plus atteint le dernier carré depuis 2003.

 « La France mérite la victoire. Nous devrons corriger nos erreurs dans le futur et, espérons-le, revenir au même niveau que les quatre derniers championnats d’Europe. Peut-être que la prochaine fois, nous aurons la chance de passer… Nous le méritons. Aujourd’hui, tout le monde est attristé et frustré, mais demain, nous serons fiers de nous car nous montrons que nous appartenons au niveau de la Serbie et de la France, qui sont les meilleures équipes du monde », a-t-il lancé, porté par l’émotion, en conférence de presse. 

Son coéquipier Simone Fontecchio, auteur d’un Euro fantastique, et même d’un début de quatrième quart-temps mémorable (21 points à 7/15 aux tirs dont 4/7 à 3-points, 5 rebonds, 2 passes décisives et 1 interception pour 16 d’évaluation au final), a manqué les deux lancers francs qui auraient pu tuer le match à 16 secondes de la fin du temps réglementaire (75-77). Lui qui tournait depuis le début du tournoi à 89 % sur la ligne.

« On ne rate jamais un match sur la dernière possession. Un match dure 40 minutes. Sans Simone, nous ne serions pas là aujourd’hui. Simone a fait un incroyable Euro et un super match ce soir. Ces lancers francs font partie du jeu. Si nous avions pu arriver jusqu’à la dernière défense, personne ne s’en souviendrait. Personne ne peut en vouloir à Simone pour ces lancers francs », a répété Luigi Datome, accompagné de son coach Gianmarco Pozzecco. 

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« Dans un mois, Simone sera en NBA dans un mois et il sera un monstre, vous verrez, a ajouté la mouche atomique. Je souffre pour lui parce qu’il ne le mérite pas. Mais bon. C’est un homme fort et dur. Il ne dormira pas ce soir, mais demain ou dans quelques jours, il comprendra ce qu’il a fait dans ce championnat d’Europe. Il est de loin le MVP jusqu’à maintenant. »

La Nazionale est finalement tombée à Berlin mais elle a démontré qu’elle avait encore de beaux jours devant elle. Contre les Bleus, elle a prouvé que son supposé exploit contre les Serbes n’en était peut-être pas un.

À Berlin (Allemagne).

Photo : Luigi Datome (FIBA)

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