Nando De Colo 3e joueur à franchir la barre des 4 000 points en Euroleague : « Avec la victoire, ce n’est pas anecdotique »

Clément Carton
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Jeudi soir, dans le sillage d’un Nando De Colo en feu en deuxième mi-temps (13 points), l’ASVEL a réalisé un comeback historique contre l’Olympiakos (77-75). Le Nordiste est également devenu le troisième joueur à franchir la barre des 4 000 points en Euroleague. Légendaire !

Se rend-on assez compte du caractère légendaire de Nando De Colo ? Contre l’Olympiakos, l’international français le plus capé en activité (185 sélections) a guidé les Villeurbannais vers une victoire renversante, après avoir compté 21 points de retard dans le troisième quart-temps. Le Nordiste a compilé 13 points à 5/9 aux tirs, 4 interceptions et 4 passes décisives, dont celle du game winner pour Amine Noua. Un exploit majuscule !

« Le sport est fait de momentums. On a eu un vrai mauvais moment depuis le début de saison mais on continue de bosser. Ce soir, la victoire est encore plus belle qu’il y a deux jours. Cet exploit vient de l’envie. Pour être honnête, j’ai souvent « critiqué » les gars en disant que parfois, on manquait cruellement de caractère, qu’on laissait les équipes imposer leur jeu. C’est ce qui s’est passé en première mi-temps. À la mi-temps, je leur ai expliqué que le match n’était pas terminé et que nous avions vingt minutes pour montrer un autre visage. C’est ce qu’on a fait. Il faut être réaliste, on ne s’attendait pas forcément à une victoire. Mais nous n’avons rien lâché, nous avons repris les bonnes habitudes que nous avions récemment et sommes restés concentrés. Nous sommes restés ensemble », nous a-t-il confié après la rencontre. 

Dans un moneytime de gala, Nando De Colo est également devenu le troisième joueur à passer la barre des 4 000 points marqués en Euroleague – quatrième si l’on prend en compte Nick Galis (4 047 points), à une autre époque – comme Juan Carlos Navarro (4 152) et Vassilis Spanoulis (4 455) avant lui. Seules une poignée de légendes ont donc passé cette barre symbolique dans la reine des compétitions européennes, lancée en 2000. C’est dire la performance de l’enfant de Cholet.

« Avec la victoire, franchir cette barre des 4 000 points n’est pas anecdotique. Avec une défaite, ça aurait été autre chose. Sur un plan personnel, il y a des records et c’est cool. Je m’en rendrai peut-être compte plus tard. Pour le moment, j’essaie de me concentrer sur l’équipe, de travailler pour amener l’équipe le plus loin possible. Un jour, on se retournera sur tout ça et on verra ce que j’ai pu accomplir. Je suis sûr que ça rendra fière ma famille, mes proches. Ça a toujours été le plus important pour moi. (…) Être avec Galis, Spanoulis et Navarro, ça veut dire quelque chose. Galis, c’était une autre génération. Mais bien sûr, ce sont des légendes qui ont marqué notre sport. Je n’ai pas encore autant d’années qu’eux en Euroleague mais c’est vrai qu’on n’arrive pas à cette barre des 4 000 points sans une certaine longévité. C’est aussi ce que je recherche, de pouvoir marquer l’Euroleague. D’être là-haut avec eux, c’est énorme. Mais moi, je suis encore sur le terrain (sourires) », s’est-il amusé.

« C’est l’un des top 3-4 joueurs que la France a connu. C’est le leader de notre équipe. Pas seulement sur le terrain mais aussi en dehors. Il montre tous les jours l’exemple. Il est tout le temps là en premier, que ce soit à la salle ou à l’aéroport. » – T.J. Parker, en conférence de presse

À Villeurbanne.

Photo : Nando De Colo (Euroleague)

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