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Marco Baldi, directeur de l’Alba Berlin: « l’Euroleague, un système à deux vitesses »

La semaine dernière, pour l’émission Sports Forum sur la chaine publique allemande ARD, un grand débat a été organisé pour analyser la situation du basket européen. Le patron de l’Alba Berlin Marco Baldi était présent.

La semaine dernière, pour l’émission Sports Forum sur la chaine publique allemande ARD, un grand débat a été organisé pour analyser la situation du basket européen. Le patron de l’Alba Berlin Marco Baldi était présent.

Les invités pour ce débat connaissaient très bien la situation du basket européen. Ingo Weiss est le président de la fédération allemande de basket et le trésorier de la FIBA. Kamil Novak est le directeur exécutif de FIBA Europe et Marco Baldi, directeur du club de l’Alba Berlin, engagé en Euroleague cette saison, un des administrateurs de club les plus expérimentés et les plus respectés en Europe. La discussion était donc très riche, très informée.

Ce dernier est notamment revenu sur la situation actuelle en Euroleague et les difficultés que posent la meilleure ligue en Europe à laquelle son club appartient, sur tout le système.

« Il faut d’abord considérer l’histoire. Jusqu’en 2017, il y avait un accord assez clair, qui disait que de septembre à juin, les joueurs étaient avec les clubs. Ce sont aussi eux qui les payent. Et en dehors de cette période, les joueurs sont disponibles pour les équipes nationales. La FIBA a décidé des changements, pour les raisons évoquées par Ingo Weiss. Ils ont décidé en 2012 que le nouveau système entrerait en fonction en 2017. Ensuite, le bazar a commencé. C’était le début. Ensuite, la FIBA a essayé d’amener les plus gros clubs avec elle. Real Madrid, Barcelone, CSKA Moscou. Elle a proposé de grosses sommes d’argent… »

Kamil Novak va préciser un peu plus loin dans la discussion cette proposition :

« Nous avons invité l’Euroleague et quelques clubs pour leur dire la chose suivante : après 15 ans d’indépendance, vos revenus sont d’environ 30 millions d’euros par an. Nous avons un investisseur qui est prêt à mettre dès demain 100 millions par an. Est-ce que vous voulez venir avec nous ? ECA, l’entreprise qui dirige l’Euroleague présidée par Jordi Bertomeu, a dit non, et c’est leur droit. »

Marco Baldi poursuit alors.

« Les clubs ont dit non, on ne va pas avec la fédération, on reste avec l’Euroleague. Au passage, ces grands clubs ont obtenu une plus grande part du gâteau, si je peux dire, un peu comme des stocks options. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons un système à deux vitesses à l’intérieur de l’Euroleague. Et je suis très critique de cela. Il y a 11 clubs qui ont la garantie de jouer l’Euroleague chaque saison. Et d’autres qui doivent gagner leur qualification. »

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