Guide Euroleague 2022-23 : nos prédictions de la saison

À l’aube de la nouvelle saison d’Euroleague, qui débute ce jeudi soir avec cinq rencontres, la rédaction de Basket Europe s’est prêtée au jeu des prédictions. 

Comme chaque saison, Basket Europe offre à ses abonnés la présentation de chaque équipe d’Euroleague. En conclusion de ce guide, voici nos prédictions de la saison. Pour profiter de l’intégralité de ce contenu et bien d’autres, abonnez-vous.

Jour-J. Après un peu plus de quatre mois d’attente, c’est le grand retour de la compétition reine en Europe. L’heure pour la rédaction de Basket Europe de se projeter sur le classement de fin de saison, une tâche difficile après une présaison tronquée par l’absence de nombreux joueurs lors de l’EuroBasket en septembre et la reprise tardive de certains championnats européens. Cela dit, nombre d’équipes comportent des joueurs expérimentés en Europe, ce qui permet a minima d’établir une hiérarchie générale.

1 – Real Madrid

Après onze saisons sur son banc, le Real Madrid a préféré remercier Pablo Laso et promouvoir son assistant Chus Mateo. C’est le mouvement le plus important de l’intersaison… mais loin d’être le seul. Sergio Rodriguez, Mario Hezonja et Dzanan Musa sont des prises de choix pour la maison blanche, qui espère encore faire revenir… Facundo Campazzo. Un effectif XXL, une profondeur de banc monstrueuse, un mélange de jeunesse et d’expérience et une présaison quasi-parfaite annonciatrice de succès.

2 – Anadolu Efes

Double tenant du titre, l’Anadolu Efes a réussi ce que tout le monde pensait impossible à l’intersaison : conserver le double MVP des finales Vasilije Micic. Mieux, l’équipe turque a remplacé James Anderson, Adrien Moerman, Kruno Simon et Chris Singleton par des cadors tels que Will Clyburn, Ante Zizic, Achille Polonara et Amath M’Baye. Seule ombre au tableau : son meneur Shane Larkin manquera le début de saison, le temps de se remettre d’une opération au doigt. A l’heure des playoffs, l’équipe d’Ergin Ataman restera l’équipe à abattre.

3 – FC Barcelone

Le Barça domine le classement de la saison régulière depuis deux saisons, sans toutefois parvenir à décrocher le titre. Plus que lors des précédentes intersaisons, le club catalan semble s’être encore renforcé avec les arrivées de stars telles que Jan Vesely, Tomas Satoransky, Nikola Kalinic et Mike Tobey, sachant que Nick Calathes et Brandon Davies n’ont pas été retenus. Son coach Sarunas Jasikevicius doit prouver qu’il est capable d’atteindre le graal mais l’équipe sera amputé de Nikola Mirotic, MVP sortant, en début de saison (tendon d’Achille).

4 – Olimpia Milan

De l’aveu d’Ettore Messina, c’est la meilleure version de l’Olimpia Milan depuis qu’il est arrivé sur son banc en 2019. L’équipe a certes perdu quelques joueurs importants (Sergio Rodriguez et Malcolm Delaney principalement) mais elle les a remplacés par Kevin Pangos et Billy Baron, et des intérieurs de poids sont venus s’ajouter (Brandon Davies, Johannes Voigtmann ou encore Deshaun Thomas). Les – nombreux – cadres sont toujours là (Melli, Shields, Hines, Hall). Une équipe expérimentée avec une grosse profondeur de banc.

5 – Olympiakos

Même coach, même noyau dur, un gage de continuité intéressant à l’heure de débuter une saison. L’Olympiakos vise un deuxième Final Four consécutif, ce qui ne sera pas chose aisée car l’équipe de Georgios Bartzokas ne pourra plus « surprendre » comme l’an dernier et la concurrence semble s’être davantage renforcée. Principale perte, Tyler Dorsey s’en est allé mais le club grec l’a remplacé par Isaiah Canaan, et a convaincu plusieurs joueurs expérimentés dans la ligue (Joel Bolomboy, Alec Peters).

6 – Fenerbahçe

Après une saison décevante sur le plan européen conclue par une absence aux playoffs, Fenerbahçe revient plein d’ambition. Il y a eu du changement cet été. Dimitris Itoudis a remplacé Sasa Djordjevic sur le banc et sa présence a convaincu nombre de joueurs aguerris de venir. Le champion NBA Nemanja Bjelica, mais aussi Nick Calathes, Scottie Wilbekin, Johnathan Motley, Nigel Hayes, Tonye Jekiri ou encore Carsen Edwards. Les – grandes – pertes de Nando De Colo, Jan Vesely ou Achille Polonara semblent ainsi avoir été compensées, ou a minima limitées.

7 – Monaco

À deux doigts de faire tomber l’Olympiakos en playoffs, Monaco veut gravir la marche qui l’emmènera au Final Four. La Roca Team a augmenté considérablement son budget, conservé – et prolongé – son entraîneur Sasa Obradovic et son leader Mike James. Et elle a convaincu des guerriers (Jordan Loyd, John Brown, Elie Okobo, Adrien Moerman, Jaron Blossomgame), rendant les pertes de Dwayne Bacon, Will Thomas, Danilo Andjusic et Paris Lee moins importantes. 

8 – Maccabi Tel Aviv

Après une deuxième moitié de saison fragile, au cours de laquelle le club israélien s’est séparé de son coach Ioannis Sfairopoulos et a finalement fait son retour en playoffs, le Maccabi a tout changé cet été. Retour du consultant David Blatt, nouveau coach (Oded Kattash) et surtout dix nouvelles recrues. Scottie Wilbekin et James Nunnally ne sont plus là mais de nombreux joueurs étoilés sont arrivés, à commencer par Lorenzo Brown, mais aussi Darrun Hilliard, Wade Baldwin, Josh Nebo, Bonzie Colson, Jarell Martin ou encore Alex Poythress. Reste à savoir si le collectif peut prendre le pas sur les individualités.

9 – Virtus Bologne

Le titre d’Eurocup a ouvert la voie à un retour de la Virtus Bologne en Euroleague pour la première fois depuis 2008. La « cité du basket » a conservé ses principaux éléments de la saison dernière (Marco Belinelli, Daniel Hackett, Milos Teodosic) et a misé sur quatre recrues de choix : Jordan Mickey, Iffe Lundberg, Semi Ojeleye ou encore Ismael Bako. Surtout, elle a conservé son coach Sergio Scariolo, dont la dimension tactique peut faire une différence à tout moment, et Toko Shengelia, même si ce dernier, blessé à l’épaulé, manquera les premières semaines de compétition.

10 – Bayern Munich

Après deux saisons aux allures de conte de fée, le Bayern Munich réussira-t-il la passe de trois pour retourner aux playoffs ? Une fois n’est pas coutume, le club allemand a recruté de l’autre côté de l’Atlantique en remplaçant DeShaun Thomas et Darrun Hilliard par d’anciens NBAers (Freddie Gillespie, Cassius Winston et Isaac Bonga), tout en conservant ses éléments majeurs (surtout Vladimir Lucic). La magie Andrea Trinchieri continuera-t-elle d’opérer ?

11 – Partizan Belgrade

Après huit ans d’absence, le Partizan fait son come-back en Euroleague. C’est aussi le grand retour de Zeljko Obradovic, coach le plus victorieux de l’histoire du basket européen. Après une fin décevante en Eurocup (élimination dès les huitièmes après avoir dominé en saison régulière), le coach serbe tentera d’emmener un même noyau dur (Kevin Punter, Zach LeDay entre autres) renforcé de recrues de poids (Dante Exum, James Nunnally, Danilo Andjusic, Ioannis Papapetrou) aux playoffs. De l’expérience mais aussi beaucoup de jeunes éléments sur le banc.

12 – Panathinaïkos

Les deux dernières saisons sont à oublier pour le Panathinaïkos, qui n’a jamais été en mesure de viser les playoffs. Avec un budget qui repart à la hausse, les Verts ont reconstruit sur une base solide, en misant sur Dejan Radonjic au coaching. Sur le parquet, le club grec a réalisé un joli recrutement (Marius Grigonis, Mateusz Ponitka, Arturas Gudaitis, Derrick Williams, Nate Wolters, Paris Lee et les frères Kalaitzakis) qui compense quelque peu les départs de Ioannis Papapetrou, Nemanja Nedovic et Daryl Macon. La mayonnaise devra prendre.

13 – Valence

Après une saison en Eurocup, Valence est un autre « promu » aux dents longues. Le club espagnol a composé une équipe avec des talents venus de différentes ligues. Alex Mumbru a pris la place de Joan Penarroya sur le banc. Le duo Tobey – Labeyrie est parti mais l’équipe a conservé un noyau dur (Bojan Dubljevic, Klemen Prepelic, Xabi Lopez-Arostegui) et a misé sur quelques Américains de choix (Chris Jones, Jonah Radebaugh, Jared Harper, Kyle Alexander). Une profondeur de banc à débattre.

14 – Baskonia

Baskonia est habituée à faire déjouer les pronostics. Mais l’équipe de Vitoria pourra-t-elle se relever des pertes de Simone Fontecchio, Wade Baldwin, Alec Peters ou encore Jayson Granger ? Joan Penarroya a remplacé Neven Spahija sur le banc. Sur le papier, de nombreux paris qui pourraient se révéler payants (Darius Thompson, Markus Howard, Mais Kotsar, Daulton Hommes, Dani Diez) mais la profondeur de banc reste faible, avec plusieurs jeunes responsabilisés et une Liga Endesa toujours plus relevée à affronter dans le même laps de temps.

15 – Alba Berlin

C’est l’équipe qui a le moins réalisé de changements à l’intersaison. Un seul départ – et pas des moindres – est à noter, celui d’Oscar Da Silva, compensé par les arrivées de Yannick Wetzell et du jeune prospect Gabriele Procida. De l’avis de beaucoup, le collectif allemand – plus petite masse salariale de la saison – a surperformé la saison dernière en terminant à une magnifique 11e place. Le groupe d’Israel Gonzalez sera-t-il capable de rééditer la performance ?

16 – ASVEL

L’ASVEL a perdu ses leaders Elie Okobo et Chris Jones et son étoile montante Victor Wembanyama mais elle a conservé quelques cadres (David Lighty, Youssoupha Fall) et s’est surtout offert sa plus grosse recrue depuis son retour en Euroleague : Nando De Colo. D’autres signatures sont à noter dans les rangs de l’équipe de T.J. Parker : Joffrey Lauvergne, Jonah Mathews, Parker Jackson-Cartwright ou encore Yves Pons, qui ont tous à prouver à cet échelon. Mais un collectif long et un banc très correct.

17 – Etoile Rouge

Après avoir frôlé les playoffs l’an dernier, Crvena Zvezda a vu son effectif être modifié de toutes pièces. Plusieurs cadres sont partis (Nikola Kalinic, Nate Wolters, Austin Hollins et Dejan Davidovac) comme le coach Dejan Radonjic, malgré une offre de prolongation. Le « rookie » sans grande référence Vladimir Jovanovic (38 ans) le remplace sur le banc, ce qui n’apporte pas de garantie. Mais le roster reste dense avec les recrues Nemanja Nedovic, John Holland, Filip Petrusev ou Jaylen Adams. Un secteur intérieur épais mais pas de certitudes avant le début de saison.

18 – Zalgiris Kaunas

Ce sera difficile de faire pire que la saison dernière (trois coachs différents, pas de titre en championnat national). Le Zalgiris Kaunas a décidé de tout changer, s’est renforcé d’Ignas Brazdeikis et de Keenan Evans, mais a tout de même avoué que les résultats récents l’avaient empêché de recruter des joueurs de premier plan. Kazys Maksvytis aura un effectif jeune, bâti sur deux saisons, et en pleine reconstruction à faire progresser au fil de l’exercice. Sans pression de résultat.

Photo : Shane Larkin (Euroleague)

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