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Guide Betclic Élite 2022-23 – Le Mans : Cap sur l’Europe

Après une année sans playoffs, le MSB repart pour une nouvelle saison avec un pivot rookie, un joueur devenu en une quinzaine une star internationale, Terry Tarpey, et avec la soif de retrouver une place qualificative pour une Coupe d’Europe. Comme chaque saison, Basket Europe offre à ses abonnés la

Après une année sans playoffs, le MSB repart pour une nouvelle saison avec un pivot rookie, un joueur devenu en une quinzaine une star internationale, Terry Tarpey, et avec la soif de retrouver une place qualificative pour une Coupe d’Europe.

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Après deux décennies de playoffs sans discontinuer – un record de France -, le MSB est un peu rentré dans le rang. Pas de coupe d’Europe cette saison. Tout comme lors de la précédente puisque l’équipe mancelle avait été stoppée dès le premier match de tour de qualification de la BCL. L’une des raisons avancées est crédible : une avalanche de blessures et de cas de Covid, davantage encore que la plupart des autres compétiteurs.

Le président Christophe Le Bouille a par ailleurs fait part de son amertume sur le dossier palois, disant suivant la formule consacrée, tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. « Je suis ravi que Pau soit encore en Elite, on en a besoin dans le paysage du basket français. Mais je suis plus que choqué que ce club ait un déficit de 2 à 2,5 millions d’euros ou même plus sur un budget de 7,8 millions. Je suis choqué que ce club ait gagné un trophée à crédit. A la place de Strasbourg, je l’aurais très mauvaise. Et ils ont aussi une place en playoffs à crédit, et les 9e dans l’histoire, c’est nous ! Avec 2 millions de plus, on aurait globalement doublé la masse salariale de l’année dernière. Alors, oui, cette année, ils vont devoir se serrer la ceinture, mais j’espère qu’ils vont être surveillés de très près. »

Photo : Puma

Un staff prolongé

Malgré les résultats sportifs finaux décevants, le club a renouvelé sa confiance au staff sportif en prolongeant les contrats d’une saison du coach Elric Delord et de son adjoint Romain Zwicky. « On s’est vite mis d’accord pour aligner tout le monde sur les deux années à venir, Antoine Mathieu, Jordan Bernard et Thomas Huyghe également » explique le président.

« Il y a donc une visibilité de deux ans, un socle jusqu’en 2024, avec également pas mal de joueurs sous contrat. Ce que propose Elric répond aux attentes du club, du moins à mes attentes, et il y a des résultats en face. Je suis très confiant et je suis ravi que l’on puisse travailler sur la durée, en donnant de la sérénité au staff pour attaquer cette saison. »

Le changement de statut de Terry Tarpey

Les restants sont le meneur canadien Kaza Kajami-Keane, qui va entamer sa troisième saison, Brynton Lemar, qui passe du statut de pigiste à un contrat d’une saison entière, les JFL Williams Narace, Kenny Baptiste, Valentin Chery, et son international Terry Tarpey.

Le MSB n’avait pas eu un international depuis Charles Kahudi, mais l’impact inattendu du Franco-Américain à l’EuroBasket rappelle davantage les heures glorieuses du SC Moderne des frères Beugnot, Hervé Dubuisson, Bill Cain, Jacky Lamothe et Stéphane Ostrowski. Si dans l’entourage du club, on n’est pas surpris du don de soi de Terry Tarpey, de ses qualités athlétiques, et encore de son ubiquité sur le terrain, qui pouvait prévoir qu’il irait jusqu’à s’introduire dans le cinq majeur des Bleus et de s’y montrer indispensable ? Le natif de Poissy est sous contrat au club jusqu’en 2024 et les JO de Paris, mais il ne serait pas étonnant que des clubs d’Euroleague lui fassent des avances d’ici là.

Un pari au pivot

Photo : Williams Narace (Puma)

Parmi les principaux mouvements à l’intérieur de l’équipe, à mettre en exergue celui de Scott Bamforth, shooteur d’élite, vainqueur du concours de trois-points du All-Star Game, mais dont la deuxième saison au MSB a été pourrie par divers pépins. Matt Morgan a démontré en préparation qu’il pouvait être le leader offensif escompté de l’équipe.

Tout aussi notable, le changement de stratégie au poste de pivot. Le club sarthois a tout d’abord fait confiance en 2020-21 à l’Anglais Ovie Soko, candidat au trophée de MVP avant de se blesser, et à TaShawn Thomas, longtemps à pleine puissance, au point d’être retenu dans le top 3 des candidats à ce même trophée de MVP en 2022, avant de fléchir sérieusement sur la fin, ce qui a eu des incidences négatives sur le rendement de l’équipe.

Le staff a choisi l’audace pour succéder à ces deux joueurs expérimentés en engageant Josh Carlton, qui sort tout juste de l’université. C’est peu fréquent pour un pivot de Betclic Elite, et c’est forcément un pari.

Les résultats des 5 dernières saisons

SaisonNiveauBilanRangPlayoffsTop scoreur
2017-18Jeep Élite21-133eChampionJustin Cobbs (13,9)
2018-19Jeep Élite20-148eQuart de finaleCameron Clark (13,6)
2019-20Jeep Élite11-149eBrandon Taylor (15,2)
2020-21Jeep Élite19-157eQuart de finaleOvie Soko (16,0)
2021-22Betclic Élite17-179eTashawn Thomas (13,7)

Les changements de l’intersaison

Sous contrat : Terry Tarpey (2024), Williams Narace (2024), Kenny Baptiste (2024), Valentin Chery (2023), Kaza Kajami-Keane (prolongation, 2024), Brynton Lemar (prolongation, 2023), Mathias Van Den Beemt (premier contrat pro, 2025), Elric Delord (coach, prolongation, 2024)
Arrivées : Marcus Gomis (Rouen/Pro B, 2023), Tres Tinkle (Vanoli Crémone/Italie, 2023), Matt Morgan (Konyaspor/D2 turque), Josh Carlton (Houston/NCAA, 2023), Abdoulaye Ndoye (Gravelines)
Départs : Matthieu Gauzin (Gravelines-Dunkerque), Dante Cunningham (LG Sakers/Corée du Sud), TaShawn Thomas (Perth/Australie), Scott Bamforth (Breogan/Espagne), Darius Johnson-Odom (Rapid Bucarest/Roumanie), Hugo Mienandi (prêt, Evreux), Lucas Veraghe (Espoir > Caen/NM1).

Saison 2022-23

Effectif

Meneurs : Kaza Kajami-Keane (1,88 m, 28 ans), Marcus Gomis (1,84 m, 22 ans)
Arrières : Brynton Lemar (1,91 m, 27 ans), Matt Morgan (1,93 m, 24 ans)
Ailiers : Terry Tarpey (1,95 m, 28 ans), Kenny Baptiste (2,04 m, 22 ans)
Ailier-forts : Williams Narace (2,01 m, 25 ans), Tres Tinkle (2,03 m, 26 ans)
Pivots : Josh Carlton (2,06 m, 23 ans), Valentin Chery (2,02 m, 25 ans)

Staff sportif

Coach : Elric Delord (40 ans)
Assistants : Antoine Mathieu (43 ans), Romain Zwicky (34 ans), Jordan Bernard (33 ans)

Front office

Président : Christophe Le Bouille (51 ans)
Directeur sportif : Vincent Loriot (55 ans)

Salle : Antares (6 035 places)

Photo : MSB

Les joueurs

Kaza Kajami-Keane
Né le 27 janvier 1994 (28 ans) – 1,88 m – Poste 1 – Canado-Jamaïcain (Cotonou)

Stats Betclic Elite : 9,4 points à 38,8% aux tirs (dont 37,5% à trois-points), 3,6 passes, 1,8 rebond, et 0,8 interception pour 8,4 d’évaluation en 24 minutes (17 matches)

Re-signer un joueur qui a été longtemps blessé marque la confiance que le MSB a en son meneur canado-jamaïcain, qui va effectuer sa troisième saison au club. Il a été immobilisé en raison d’une blessure atypique au genou puis aux ischo-jambiers. C’est un joueur complet, qui pense aux autres avant de scorer par lui-même. Il a gagné ses galons d’international canadien lors des fenêtres internationales. Il se débrouille en français. Il est passé par les Pays-Bas et l’Allemagne.

Photo : FIBA

Abdoulaye Ndoye
Né le 9 mars 1998 (24 ans) – 1,99 m – Poste 1-2 – Français

Stats Betclic Elite : 6,8 points à 46,6% aux tirs (dont 14,5 % à trois-points), 4,2 passes, 3,5 rebonds, et 0,9 interception pour 9,9 d’évaluation en 26 minutes (33 matches)

Le joker médical de Brynton Lemar. Au sortir de sa dernière saison à Cholet (2019-20), ce combo guard de haute taille pouvait avoir de hautes ambitions. Champion d’Europe en U16 en 2014 et U18 en 2016, il faisait apprécier sa polyvalence, sa dureté en défense, et valait 44,1 % de réussite aux tirs à trois-points pour 10,1 points, 4,2 rebonds et 4,0 passes. Non drafté, il a pris l’option de Monaco et dans un effectif surpeuplé, il n’a pas réussi à faire sa place au soleil. Dans une équipe moins compétitive, il n’a pas réellement rebondi à Gravelines, témoin sa maladresse chronique au-delà de 6,75 m : 14,5 %. Encore jeune. Fils de l’ancien pro Oumar Ndoye, qui a joué pour Gravelines (91-96), Nantes (88-91) et Lorient (87-88).

Photo : Jacques Cormarèche

Marcus Gomis
Né le 28 février 2000 (22 ans) – 1,84 m – Poste 1-2 – Français

Stats Pro B : 7,5 points à 39,4 % aux tirs (dont 30,0 % à trois-points), 1,7 passe, et 1,4 rebond pour 5,2 d’évaluation en 21 minutes (32 matches)

Le fils de l’ancien international Joseph Gomis. Signé pour deux saisons. Il a démarré le basket en Espagne, le pays où son père a joué pendant huit saisons. Il est passé aussi par la Californie et la Floride avant d’opter pour l’ASVEL où son père est membre du staff. Il était le meneur des espoirs et s’est engagé ensuite à Rouen. Sa première saison en Pro B (8,8 points à 42,6 % à trois-points et 1,8 passe en 21 minutes) était plus prometteuse que la seconde. Trilingue.

Photo : RMB

Matt Morgan
Né le 7 novembre 1997 (24 ans) – 1,93 m – Poste 2-1 – Américain

Stats D2 Turquie : 20,3 points à 53,9 % aux tirs (dont 41,1 % à trois-points), 4,6 passes, 4,1 rebonds et 1,2 interception pour 31 d’évaluation en 29 minutes (29 matches)

Champion de 2e division turque, il a marqué 20 points et plus à vingt-six reprises (!) et il a tourné à 25,8 points, 6,3 rebonds et 5,5 lors de la série finale. Hyper rapide, il peut prendre feu à trois-points, et sait aussi marquer en percussion. Il scorait déjà beaucoup à l’université de Cornell (22,2 points en senior), moins en G-League (7,4 points en 2021). Arrière de formation, il s’est transformé en meneur de jeu. Son coach loue son côté altruiste. Le MSB le suit depuis le tournoi de Portsmouth en 2019.

Brynton Lemar
Né le 23 janvier 1995 (27 ans) – 1,91 m – Poste 2-3 – Américano-Jamaïcain (Cotonou)

Stats Betclic Elite : 14,0 points à 42,3 % aux tirs (dont 53,8 % à trois-points), 3,2 rebonds, et 3,2 passes pour 13,1 d’évaluation en 26 minutes (9 matches)
Stats VTB League : 10,9 points à 42,7 % aux tirs (dont 25,8 % à trois-points), 2,3 rebonds, et 1,6 passe pour 9,6 d’évaluation en 27 minutes (10 matches)

Brynton Lemar est arrivé au Mans en avril en tant que pigiste médical de Scott Bamforth et il a convaincu le staff de sa compétence… avant à son tour d’être hors-circuit en raison d’une blessure au genou. On remarque sa réussite à front renversé puisqu’il a été nettement plus adroit à plus de 6,75 m. Simple accident de parcours car ça n’avait pas été le cas auparavant. Polyvalent. Ses premières expériences en pro se sont faites en Pro B, à Caen et Nancy. Il est monté de niveau au fur et à mesure des années. Américain mais disposant d’un précieux passeport Cotonou. Victime d’une fracture de la main droite, il va manquer le début de saison.

Terry Tarpey
Né le 2 mars 1994 (28 ans) – 1,95 m – Poste 3-2 – Franco-Américain (non-JFL)

Stats Betclic Elite : 8,1 points à 54,9 % aux tirs (dont 37,2 % à trois-points), 5,7 rebonds, 2,6 passes et 1,4 interception pour 14,6 d’évaluation en 27 minutes (33 matches)

Il entame sa 6e saison au Mans. Terry Tarpey est sous contrat jusqu’en 2024 sans clause de sortie. C’est son arrière-grand-père maternel, qui a quitté son petit village de l’Ariège à qui il droit ses origines françaises et ses parents – son père a joué au MSB – qui ont eu la bonne idée de lui faire faire, jeune, une pièce d’identité française, ce qui lui permet de ne pas être considéré comme « naturalisé » par la FIBA. Un col bleu, athlétique, solide en défense, qui fait l’unanimité autour de lui, et qui a réalisé un EuroBasket de feu alors qu’il n’était pas attendu. Des pépins physiques ont néanmoins entravé ses performances. A fait de gros progrès dans la maîtrise du français.

Photo : FIBA

Kenny Baptiste
Né le 24 janvier 2000 (22 ans) – 2,04 m – Poste 3-4 – Français

Stats Betclic Elite : 5,6 points à 53,9 % aux tirs (dont 14,8 % à trois-points), 2,6 rebonds et 0,8 passe pour 6,8 d’évaluation en 17 minutes (31 matches)

Capable de fulgurances (19 points et 7 rebonds contre Paris, 18 points et 7 rebonds contre Fos), il s’engouffre parfois dans des trous noirs (6 matches à 0 d’évaluation ou moins). Son envergure et sa technique lui permettent d’évoluer quasiment à tous les postes. Formé au club, il a passé la saison 2019-20 en Pro B, à Quimper. Originaire de la MJC Les Abymes à la Guadeloupe. Médaillé de bronze en U18 en 2018. Il considère que sa principale qualité est l’altruisme et son principal défaut la nonchalance.

Photo : MSB

Tres Tinkle
Né le 3 juin 1996 (26 ans) – 2,03 m – Poste 4-3 – Américain

Stats Italie : 12,8 points à 46,7 % aux tirs (dont 38,3 % à trois-points), 5,1 rebonds et 1,3 passe pour 13,9 d’évaluation en 29 minutes (30 matches)

Un ailier-fort gaucher capable d’évoluer en 3 dont la principale qualité est d’être un shooteur. 45 % de ses tirs en Italie ont été pris à plus de 6,75 m. Pas un super athlète – on lui reprochait son manque de vitesse à l’aube de la draft NBA -, mais un très bon QI Basket. 6e à l’interception la saison dernière en Italie avec Vanoli Cremona. Coaché par son père à Oregon State, où il fut le meilleur marqueur de tous les temps devant Gary Payton. Il a fait une saison en G-League à 8,2 points et 3,7 rebonds.

Williams Narace
Né le 17 mars 1997 (25 ans) – 2,01 m – Poste 4-3 – Camerounais (JFL)

Stats Betclic Elite : 9,9 points à 51,9 % aux tirs (dont 43,8 % à trois-points), 4,8 rebonds et 1,1 passe pour 11,3 d’évaluation en 22 minutes (34 matches)

L’ancien espoir de Nancy a bien mûri au Mans. Comme Terry Tarpey, il a été sélectionné pour le All-Star Game, mais si lui est Camerounais, il est JFL. Subtilité du règlement. Il a commencé par faire du foot et du judo, et le basket à l’Union Saint-Jean Bordeaux. Il est puissant, vaillant et il s’est doté d’un très bon shoot à trois-points (43,8 % de réussite). International camerounais, auteur de 8,0 points et 6,3 rebonds lors des qualifications à la Coupe du Monde 2023. A signé jusqu’en 2024.

Valentin Chéry
Né le 24 septembre 1997 (25 ans) – 2,02 m – Poste 5-4 – Français

Stats Betclic Elite : 3,9 points à 47,7 % aux tirs, 3,3 rebonds, 0,6 passe et pour 5,6 d’évaluation en 13 minutes (33 matches)

Issu d’une famille de basketteurs, mais il a commencé par le foot comme latéral gauche. Frère de l’internationale Kendra Chery et compagnon pacsé de la Mancelle de l’ASVEL, Alexia Chartereau. Il a été champion de France espoirs et vainqueur du Trophée du Futur à Nancy avec Williams Narace. Energique, capable d’assumer des tâches de l’ombre, notamment en défense. Quatre ans de Pro B à Nancy et à Paris avant d’arriver au Mans. Il joue du piano et suit des cours de comptabilité.

Josh Carlton
Né le 26 février 1999 (23 ans) – 2,06 m – Poste 5 – Américain

Stats NCAA : 11,6 points à 62,6 % aux tirs (dont 100 % à trois-points), 6,2 rebonds, 0,8 passe et 1,2 contre pour 14,3 d’évaluation en 22 minutes (38 matches)

Il sort directement de NCAA. Trois saisons à Connecticut dont la dernière frustrante (11 minutes de temps de jeu moyen) et une dernière aboutie à Houston. 2,78 m les bras levés. Un joueur d’équipe, fort rebondeur offensif – il en a pris 3,3 de moyenne contre 3,0 défensif en senior -, généreux dans l’effort. Il a eu comme assistant-coach à Houston Hollis Price qui a lancé sa carrière au MSB. Diplômé en Sciences Politiques.

Mathias Van Den Beemt
Né le 4 juin 2001 (21 ans) – 2,14 m – Poste 5 – Néerlandais (JFL)

Stats Espoirs : 7,3 points à 59,9 % aux tirs, 7,1 rebonds, 0,5 passe et 2,2 contres et pour 12,2 d’évaluation en 25 minutes (34 matches)

Comme son nom peut le laisser supposer, Mathias van den Beemt est né aux Pays-Bas, mais il a appris le basket dans un club manceau, les Sablons-Gazonfier, avant d’intégrer le centre de formation du MSB. Il a effectué un interlude dans la Prep School de Putnam (Connecticut) en 2019-2020. Une envergure de 2,25 m. C’est un « protecteur du cercle » (meilleur contreur du championnat espoirs avec 2,2 unités de moyenne) dont le club espère qu’il sera aussi dominant que chez les espoirs. Il a signé à l’intersaison son premier contrat professionnel.

Photo : MSB

Le coach

Elric Delord
Né le 17 février 1982 (40 ans) – Français

Arrivé au MSB comme assistant de Dounia Issa, en 2019, Elric Delord a été très vite promu coach principal, et son contrat a été prolongé jusqu’en 2024. Il a commencé à entraîner à Bègles, mais a poursuivi ses études pour travailler au CNRS à Bordeaux. C’est Pierre Vincent qui l’a fait venir à l’ASVEL pour ses compétences informatiques. Il y est resté six ans. Plutôt du genre calme sur le banc, il dit essayer de contrôler ses émotions. Passionné d’automobile… ça tombe bien au Mans.

Photo : Jacques Cormarèche

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Après deux décennies de playoffs sans discontinuer – un record de France -, le MSB est un peu rentré dans le rang. Pas de coupe d’Europe cette saison. Tout comme lors de la précédente puisque l’équipe mancelle avait été stoppée dès le premier match de tour de qualification de la BCL. L’une des raisons avancées est crédible : une avalanche de blessures et de cas de Covid, davantage encore que la plupart des autres compétiteurs.

Le président Christophe Le Bouille a par ailleurs fait part de son amertume sur le dossier palois, disant suivant la formule consacrée, tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. « Je suis ravi que Pau soit encore en Elite, on en a besoin dans le paysage du basket français. Mais je suis plus que choqué que ce club ait un déficit de 2 à 2,5 millions d’euros ou même plus sur un budget de 7,8 millions. Je suis choqué que ce club ait gagné un trophée à crédit. A la place de Strasbourg, je l’aurais très mauvaise. Et ils ont aussi une place en playoffs à crédit, et les 9e dans l’histoire, c’est nous ! Avec 2 millions de plus, on aurait globalement doublé la masse salariale de l’année dernière. Alors, oui, cette année, ils vont devoir se serrer la ceinture, mais j’espère qu’ils vont être surveillés de très près. »

Un staff prolongé

Malgré les résultats sportifs finaux décevants, le club a renouvelé sa confiance au staff sportif en prolongeant les contrats d’une saison du coach Elric Delord et de son adjoint Romain Zwicky. « On s’est vite mis d’accord pour

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Photo : Tres Tinkle et Williams Narace (Puma)

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