Aller au contenu

En Direct avec Fred Weis : « J’ai un maillot signé de Charles Barkley que je n’ai jamais lavé »

Notre chroniqueur préféré aujourd’hui également consultant pour SFR Sport, Frédéric Weis, possède l’une des carrières les plus riches du basket français. Pour Basket Europe, il revient sur les moments marquants de sa carrière.

Notre chroniqueur préféré aujourd’hui également consultant pour SFR Sport, Frédéric Weis, possède l’une des carrières les plus riches du basket français. Pour Basket Europe, il revient sur les moments marquants de sa carrière.

[arm_restrict_content plan= »registered, » type= »show »]

Votre premier match en pro :

Je ne m’en souviens pas du tout ! C’était en noir et blanc encore à l’époque ! (rires) Je sais que je n’ai pas dû jouer beaucoup mais que j’avais marqué un panier parce que mon agent m’avait dit : « Mais Fred comment tu fais ? Tu ne joues pas beaucoup mais à chaque fois tu te débrouilles pour marquer un panier ». Sinon je ne m’en rappelle pas du tout.

Le joueur qui vous a rendu meilleur :

Le meilleur défenseur de l’histoire du basket français : Jim Bilba. Il m’a appris des placements, j’ai eu la chance d’être élu meilleur défenseur d’Europe en 2001 et je vous assure que ce n’est pas grâce à moi. C’est grâce à lui. Il avait une science du placement incroyable. Il m’a donné de précieux conseils quand j’étais à ses côtés. J’étais encore un gamin quand je suis arrivé à Limoges. A tous les entraînements il me disait quoi faire pour être meilleur.

Un modèle étant plus jeune :

C’était la génération des grands pivots en NBA donc je les avais en tête. Hakeem Olajuwon, Patrick Ewing, Shaquille O’Neal. Par contre pas trop David Robinson parce qu’athlétiquement il était très loin (rires). J’aimais bien les mecs puissants comme Shaq, le caractère de Patrick Ewing et j’aimais les moves d’Olajuwon.

Le meilleur joueur actuel de Pro A :

C’est une bonne question. Je vais encore me faire taper dessus, Louis Labeyrie.

Le coach qui vous a le plus marqué :

C’est compliqué parce qu’il y en a plusieurs. Jacques Monclar a été très important parce qu’il a fait de moi le MVP officieux de Pro A, même si je n’ai pas été officiellement élu ça devait être moi. Celui qui m’a le plus marqué c’est (Bozidar) Maljkovic parce qu’il m’a fait signer à Limoges, il est parti en Espagne et il m’a fait signer en Espagne.

Le club dans lequel vous rêviez de jouer :

Pas vraiment. Par contre, je vais me faire des ennemis, mais il y en a un dans lequel je rêvais de ne pas jouer : Pau-Orthez. Alors que maintenant je les aime bien, je pense que c’est un club qui bosse bien, je m’entends bien avec Didier Gadou et tout le staff. C’est toujours un plaisir d’y aller, mais à l’époque c’était impossible pour moi d’avoir envie de jouer là-bas. A l’époque où je suis arrivé à Limoges, il y avait Jim Bilba, Hugues Occansey, Fred Forte ou encore Richard Dacoury qui te disent : « Pau, ce ne sont pas nos amis ». Et ils le font bien comprendre.

La salle dans laquelle vous avez joué avec le plus d’ambiance :

J’ai eu la chance jouer dans pas mal d’endroits. Celle qui m’a le plus marqué en tant que joueur, c’est la salle de l’Aris Salonique. À l’époque je jouais avec le PAOK. On parle beaucoup du derby Panathinaïkos-Olympiakos, qui est bien sûr le plus gros derby de Grèce, mais juste derrière le derby de Salonique c’est plutôt pas mal. Je me souviens de choses assez folles. Par exemple, il reste une minute à jouer, un de mes coéquipiers était aux lancers francs. L’arbitre allait lui donner le ballon et là il reçoit une cuvette de toilette, des cadenas, des pièces… L’arbitre enlève tout et il regarde mon pote d’un air : « Mais tu vas attendre combien de temps pour shooter ? ». À ce moment-là je me suis dit ok pour eux c’est normal ça ! J’ai halluciné, ça m’a vraiment marqué.

« Charles Barkley m’a signé son maillot, il m’a pris dans ses bras avec sa sueur et je n’ai jamais lavé ce maillot »

Le pire souvenir de joueur :

Quand je me blesse en demi-finale des playoffs en Espagne. Je me casse la main, je termine le match, on bat le Barça et on se qualifie pour la finale contre Vitoria, mais je ne peux pas jouer. J’en ai un autre aussi ! L’Eurobasket 2005. Quand tu mènes de neuf points à une minute de la fin contre les Grecs, qu’ils te la mettent profonde, qu’ils gagnent et que ce sont eux qui sont champions d’Europe. Alors qu’on aurait dû être la première génération championne d’Europe. C’est difficile.

Le meilleur souvenir de joueur :

Mon meilleur souvenir c’est l’année 2000. Avec Limoges on fait le triplé championnat de France, Coupe de France et Coupe Korac. Et après on va chercher la médaille d’argent aux JO avec l’Equipe de France.

L’adversaire le plus coriace :

Charles Barkley. Ce n’est pas mal non ? Pour la petite anecdote, j’ai encore son maillot signé de sa main chez moi. C’était pour un match d’exhibition à Bercy et à la fin je lui ai demandé s’il pouvait me signer son maillot. Il m’a signé le maillot, il m’a pris dans ses bras avec sa sueur et je n’ai jamais lavé ce maillot.

Meilleur joueur avec qui vous avez joué :

C’est difficile, je vais en citer trois. Antoine Rigaudeau, Tony Parker et Marcus Brown.

« Avant, j’étais un fou des jeux, je faisais tout venir du Japon directement »

Votre match référence en carrière :

Je me rappelle très bien d’un match. C’est assez curieux d’ailleurs parce que c’était un match contre Pau… (rires) Je me rappelle même de mes stats alors que normalement c’est quelque chose que trois jours après tu as oublié. J’avais fait 15 points, 14 rebonds et 5 contres. C’était des belles stats mais ce qui m’a marqué c’est que j’avais marqué un panier à trois points. Il n’y avait plus de temps, on me donne le ballon à huit ou neuf mètres, je shoote et je le mets. On a perdu ce match, ça ne fait jamais plaisir, mais ce match me reste en mémoire parce que j’avais fait un bon match contre Pau et j’avais marqué à trois points.

Si vous pouviez prendre le move d’un joueur :

Le Dream Shake d’Hakeem Olajuwon, évidemment ! J’adore !

Le trophée dont vous êtes le plus fier d’exposer :

Je n’en suis pas fier. C’est le passé, c’était une autre vie, je suis content de les avoir gagnés mais je suis passé à autre chose.

Avez-vous déjà eu envie de rentrer dans le lard d’un coach :

Bien sûr ! Mais c’est normal ! Encore heureux parce que ça veut dire que c’est des coachs qui avaient de la personnalité et que, malgré ce que les gens ont longtemps cru, j’ai très mauvais caractère ! Le dernier en date c’était Txus Vidorreta (Valence) que j’avais eu à Bilbao. On s’embrouillait tout le temps mais il m’avait quand même nommé capitaine de l’équipe.

Votre meilleur pote dans le basket :

Je pense que Karim Souchu est un très bon pote à moi. Dans les anciens, mon ami d’enfance Jean-Marc Kraidy. Et depuis que je fais de la télé, j’aime beaucoup Alex Biggerstaff avec qui je m’entends très bien.

Si vous deviez choisir quatre mecs pour monter une équipe avec vous, qui choisiriez-vous :

Donc forcément je ne prendrai pas de cinq. En poste 1, un mec avec qui on s’est mal entendu mais avec qui après le basket on s’est très bien entendu, Laurent Sciarra. En poste 2 je mettrais un Laurent Foirest. Au poste 3 soit Stéphane Risacher, soit Marcus Brown, j’hésite. Et au poste 4 aucune hésitation, monsieur Jim Bilba.

Principale occupation entre deux entraînements :

Jouer aux jeux vidéo. On m’appelait « Le maitre des jeux ». J’avais tous les jeux, toutes les consoles. Je ne sortais pas beaucoup. Je suis un mec super chiant, je ne bois pas, je ne fume pas, je ne sors pas. Mais avant j’étais un fou des jeux, je faisais venir du Japon directement.

La ville où vous avez joué que vous préférez :

Je vais en citer deux parce que je ne veux pas me faire tuer. Malaga parce que l’Andalousie, le beau temps, aller à l’entraînement en short toute l’année, c’est extraordinaire. Et puis Limoges parce que j’y ai pris mes quartiers.

Si vous ne jouiez pas au basket :

Si tu demandais à mes parents, ils diraient testeur de jeux vidéo, mais j’aurais bien aimé travailler dans l’immobilier. C’est un secteur qui me plait beaucoup. Je me renseigne d’ailleurs sur des formations actuellement.

[armelse]

Votre premier match en pro :

Je ne m’en souviens pas du tout ! C’était en noir et blanc encore à l’époque ! (rires) Je sais que je n’ai pas dû jouer beaucoup mais que j’avais marqué un panier parce que mon agent m’avait dit : « Mais Fred comment tu fais ? Tu ne joues pas beaucoup mais à chaque fois tu te débrouilles pour marquer un panier ». Sinon je ne m’en rappelle pas du tout.

Le joueur qui vous a rendu meilleur :

Le meilleur défenseur de l’histoire du basket français : Jim Bilba. Il m’a appris des placements, j’ai eu la chance d’être élu meilleur défenseur d’Europe en 2001 et je vous assure que ce n’est pas grâce à moi. C’est grâce à lui. Il avait une science du placement incroyable. Il m’a donné de précieux conseils quand j’étais à ses côtés. J’étais encore un gamin quand je suis arrivé à Limoges. A tous les entraînements il me disait quoi faire pour être meilleur.[/arm_restrict_content]

[arm_restrict_content plan= »unregistered, » type= »show »][arm_setup id= »2″ hide_title= »true »][/arm_restrict_content]

Photo : Catherine Steenkeste

Commentaires

Fil d'actualité