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Marine Johannès « J’ai profité à fond de mon été en WNBA »

L’artiste du basket français et européen, Marine Johannès (1,78 m, 27 ans), sort d’un été WNBA réussi* avec le New York Liberty pour enchaîner directement avec la Coupe du Monde, qui va débuter jeudi à Sydney. On a fait le point avec elle.

L’artiste du basket français et européen, Marine Johannès (1,78 m, 27 ans), sort d’un été WNBA réussi* avec le New York Liberty pour enchaîner directement avec la Coupe du Monde, qui va débuter jeudi à Sydney. On a fait le point avec elle.

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Comment sentez-vous le groupe France à trois jours du début de la Coupe du Monde ?

Pour moi, la préparation a été plus courte que pour le reste du groupe, mais j’ai hâte que ça commence. Ça fait maintenant un petit moment que l’on est arrivé en Australie, on sent l’évènement qui arrive, et ça fait du bien de se dire que dans quelques jours, on va enfin jouer notre premier match officiel.

Comment vous sentez-vous physiquement mentalement après une saison complète en club, à l’ASVEL, et un été en WNBA avec le New York Liberty ?

Physiquement, je me sens bien. Je pense qu’il y a des jours où je ressentirai la fatigue plus que d’habitude, mais pour le moment ça va encore. La compet, c’est huit matches en dix jours, ça va être dur, on sait comment ça se passe.

Comment avez-vous vécu cette expérience en WNBA en dehors du terrain pour votre épanouissement personnel ? Vis-à-vis de vos coéquipières, des médias ? On vous sent beaucoup plus à l’aise à ce niveau-là ?

Depuis quelques mois, un ou deux ans, je me sens plus à l’aise avec les médias. Je sens que j’ai grandi, j’ai muri que ce soit sur et en dehors du terrain. Pour ce qui est de New York, je pense avoir bien profité. J’ai vécu le truc à fond sur et en dehors du terrain. J’ai voulu reprendre du plaisir après la saison en France. C’était assez « facile » car il y avait beaucoup d’étrangères à New York, dont la coach australienne (Sandy Brondello). Je me suis super bien entendue avec (Stefanie) Dolson, par exemple. C’était plus facile. J’ai profité à fond de cette expérience et ça m’a fait grandir.

Cette Coupe du Monde est-elle une compétition très importante dans votre carrière ?

Je pense qu’avec ce groupe, je dois apporter quelque chose de différent par rapport aux années précédentes car c’est un groupe rajeuni avec des absences. Je pense que c’est un moment important pour moi, et aussi pour l’équipe de France en général.

Y a-t-il une vraie difficulté de passer de trois équipes différentes, ASVEL, New York Liberty, équipe de France, dans la même saison, que ce soit au niveau du style de jeu, des systèmes, de la compétition, de la vie de groupe ?

Pour moi, c’est trois styles de jeu différents. On a vécu une saison un peu compliquée avec Lyon, aussi ça a été plus facile d’enchaîner la saison avec New York. J’ai pu me retrouver un peu, reprendre du plaisir, lâcher prise. Revenir en équipe de France, c’est encore un autre style de jeu. C’est un nouveau groupe avec beaucoup de jeunes. Ils travaillent depuis un mois de leur côté avec les filles et ce n’est pas forcément facile de rejoindre un groupe comme ça. Il y a encore beaucoup de choses à régler, l’adaptation à faire pour Gabby (Williams) et moi, et dans les prochains jours pour Iliana (Rupert). Ça ne va pas se faire comme ça. Mais on a que des bonnes personnes dans le groupe et maintenant que l’on connaît la sélection finale, on va pouvoir travailler dans le bon sens.

Est-ce que le moment où le coach livre la liste des 12 joueuses est un moment charnière qui lance la compétition ?

On peut dire ça. La sélection, ce n’est jamais un moment facile car on s’entend toutes bien, et forcément ça fait mal au cœur pour celles qui vont devoir rentrer. Mais d’un autre côté, oui, ça met un terme à la fin de prépa, et on va dire que les choses sérieuses commencent.

« Ça va être une compétition super longue, super dure physiquement car tous les matches s’enchaînent »

Quel regard portez-vous sur la méthode Jean-Aimé Toupane ?

C’est vrai que pendant les dernières fenêtres FIBA, ça avait été un peu compliqué de s’adapter à son nouveau style car on n’a pas eu beaucoup d’entraînements. C’était un groupe différent de ce que l’on avait connu ces dernières années. Maintenant, on comprend vraiment où veut en venir Aimé, on comprend ces principes. C’est à nous de travailler encore à l’entraînement, il nous reste encore quelques jours. Je pense que ça peut être un style de jeu qui nous correspond. Il y a beaucoup de jeunes qui peuvent par exemple courir vers l’avant. Ses principes, c’est d’avoir une défense très dure, très haute, qui essaye de sortir sur les écrans, pour aussi relancer vers l’avant. Ce sont des systèmes avec beaucoup de courses. On va dire : un jeu à la dur avec beaucoup de vitesse.

Huit matches en dix jours, ça sera intense ?

Oui. On est douze. Aimé nous en a parlé. Un jour, ça sera untelle, un autre jour quelqu’un d’autre car ça va être une compétition super longue, super dure physiquement car tous les matches s’enchaînent. On a une poule vraiment pas facile. C’est aussi pour ça que le groupe est important. On doit toutes s’adapter.

Sans parler du scrimmage de ce matin avec les Etats-Unis, vous avez concédé deux défaites en préparation à Sydney contre l’Australie et le Japon. Est-ce que ça vous inquiète juste avant la Coupe du Monde ?

Non ! Je pense que c’est bien d’avoir perdu, pour être honnête. Ces dernières années, en équipe de France, on a été beaucoup les championnes des matches amicaux, et ça ne nous a pas forcément aidé plus que ça pour la compétition. Là, on sait que l’on doit travailler sur les prochains jours. On voit la qualité de jeu qu’il va y avoir à cette coupe du Monde, on sait que ça va être super dur et ça nous fait du bien de réaliser -sans manquer de respect aux équipes que l’on a eu avant d’arriver ici- que les Etats-Unis, l’Australie et le Japon font partie des trois ou quatre meilleures nations du monde. C’était bien de s’y confronter pour pouvoir travailler sur ça encore pendant trois jours.

Vous voyez encore plus loin qu’une qualification en quart-de-finale ?

On dit toujours que la Coupe du Monde, c’est huit matches en dix jours, aussi j’ai voulu garder ce terme (sourire). On ne va pas non plus s’enflammer. C’est l’objectif d’avoir huit matches en dix jours, mais on va rester concentré sur le premier match. Ça va être très dur face à l’Australie chez elle. On verra match après match.

Votre poule a été qualifiée de « groupe de la mort ». Avez-vous déjà eu des échanges sur le plan-là avec le coach et vos équipières ?

Vous l’avez dit, pour moi c’est la poule la plus difficile. Je pense que personne nous attend vraiment sur cette coupe du monde. On est 9e au classement FIBA, quelque chose comme ça. Je pense que l’on n’a pas de pression à se mettre. On doit juste penser au premier match, au deuxième, au troisième. Et en profiter aussi pour travailler en tant que groupe car sur les prochaines échéances c’est lui, je pense, qui sera le plus appelé. C’est un nouveau départ avec un nouveau staff, un nouveau groupe, et c’est aussi se servir de cette compet pour lancer une nouvelle ère.

*De 7,2 points, 2,4 passes et 1,8 rebonds en 18 minutes en 2019 avec le New York Liberty, Marine Johannes est passé cet été à 10,0 points, 3,4 passes et 1,7 rebond en 26 minutes.

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Comment sentez-vous le groupe France à trois jours du début de la Coupe du Monde ?

Pour moi, la préparation a été plus courte que pour le reste du groupe, mais j’ai hâte que ça commence. Ça fait maintenant un petit moment que l’on est arrivé en Australie, on sent l’évènement qui arrive, et ça fait du bien de se dire que dans quelques jours, on va enfin jouer notre premier match officiel.

Comment vous sentez-vous physiquement mentalement après une saison complète en club, à l’ASVEL, et un été en WNBA avec le New York Liberty ?

Physiquement, je me sens bien. Je pense qu’il y a des jours où je ressentirai la fatigue plus que d’habitude, mais pour le moment ça va encore. La compet, c’est huit matches en dix jours, ça va être dur, on sait comment ça se passe.

Comment avez-vous vécu cette expérience en WNBA en dehors du terrain pour votre épanouissement personnel ? Vis-à-vis de vos coéquipières, des médias ? On vous sent beaucoup plus à l’aise à ce niveau-là ?

Depuis quelques mois, un ou deux ans, je me sens plus à l’aise avec les médias. Je sens que j’ai grandi, j’ai muri que ce soit sur et en dehors du terrain. Pour ce qui est de New York, je pense avoir

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