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Maïa Hirsch : Le temps de la renaissance ?

Elle est grande (1,96 m), jeune (22 ans), talentueuse, mais Maïa Hirsch n'a pas été épargnée par les blessures ces derniers temps. Voilà peut-être revenu le temps de la renaissance pour l'ailière de Charleville.

©FIBA

En avril 2023, Maïa Hirsch était draftée à la douzième place par les Minnesota Lynx et l'avenir paraissait très prometteur pour la fille de l'entraîneur Olivier Hirsch, qui a été notamment champion d'Europe avec Bourges. Seulement les blessures se sont accumulées et dans une interview à L'Ardennais, elle avoue avoir souffert « d’un burn-out » et même « d’une dépression » lors de sa dernière année à Villeneuve d'Ascq.

« Du coup, en arrivant à Charleville, j’étais un peu stressée, mais j’ai immédiatement été mise dans de bonnes conditions par les filles et le staff. Tout le monde a été hyper sympa avec moi, sans me mettre la moindre pression, » assure t-elle.

Seulement, les problèmes n'étaient pas complètement derrière elle puisque le 29 novembre, la native de Saint-Quentin était victime d'une grosse entorse avec rupture des ligaments, soit la même blessure qui avait nécessité une opération en janvier 2024.

« C’est sûr que j’ai eu très peur que ça recommence.  Sur le coup, déjà, et puis au moment d’aller consulter le chirurgien. Mais heureusement, j’ai vite été rassurée, la convalescence s’est bien passée et j’ai pu reprendre juste après la trêve de Noël. »

La saison dernière, Maïa Hirsch avait stagné à 2,5 points et 2,4 rebonds sur 8 matches avec l'ESBVA. Elle a triplé de volume offensivement avec les Flammes (8,3 points et 3,1 rebonds) depuis le début de saison en attendant encore mieux.

Là, actuellement, j’ai encore quelques douleurs, je sens que je ne suis pas à 100 %, mais je travaille dur et je vois que ça va de mieux en mieux. »

La championne de France 2024 - qui aime « lire, dessiner, marcher, faire de l’escalade ou encore du pole dance » pour s’aérer l’esprit et ne pas être « tout le temps centrée sur le basket » - se sent bien dans les Ardennes, où elle s’apprête à vivre une fin de saison particulièrement excitante« Parce que le championnat est vraiment très homogène, constate-t-elle. Par rapport à il y a quelques années où les quatre meilleures équipes mettaient des taules aux autres, tout le monde peut désormais battre tout le monde, ce qui ouvre pas mal de possibilités. Nous, notre objectif, c’est le top 4, mais si on peut finir 3es, 2es voire 1ères de la saison régulière et aller le plus loin possible en play-offs, on ne s’en privera pas. »

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