Nando De Colo est retourné à Fenerbahçe en janvier dernier, en provenance de Villeurbanne, et dans un effectif très riche, il y exprime son expérience et son apport chiffré est très convenable : 8,7 points et 2,7 passes en 18 minutes sur 9 matches d'Euroleague. De plus, l'équipe d'Istanbul est largement en tête de la compétition européenne (22 victoires, 8 défaites). Pour Sport Arena, le nordiste a fait cette petite confidence à propos d'une possible retraite à la fin de cette saison :
"Je ne sais pas encore. J'y réfléchis. J'ai signé avec Fenerbahçe jusqu'à la fin de la saison. Pour l'instant, le plus important pour moi est de tout donner pour cette équipe afin que nous puissions atteindre nos deux objectifs : le titre national et l'Euroleague. Si nous gagnons l'Euroleague, je prendrai peut-être ma retraite du basket."

Ne serait-ce pas alors une sorte de bouquet final ?
"Oui, je pense que oui. Pas seulement parce que ce serait suffisant, mais parce que dans la vie, il y a un temps pour tout. Même si je suis toujours le premier à arriver à l'entraînement et que je suis heureux sur le terrain, j'ai une famille, trois filles… Et il y a quelque chose qui m'attend après ma carrière. Je ne serai jamais loin du terrain, mais on verra."
Nando De Colo est par ailleurs revenu sur son passage à l'ASVEL :
« Je n'ai pas pris cette décision uniquement parce que je voulais rentrer chez moi. Quand j'ai parlé avec Tony [Parker], il m'a présenté le projet. J'étais en contact avec Valence, Fenerbahçe, mais Tony est venu et m'a dit : "Écoute, on veut faire quelque chose de grand avec l'Asvel." Ils avaient une saison solide derrière eux, ils étaient entrés en playoffs en France. Pas dans le top 8 en Euroleague, mais ils progressaient. Et quand j'ai discuté avec lui, l'idée était de construire une équipe qui se battrait pour les playoffs en Euroleague. "OK", j'ai dit : "On ne gagnera pas l'Euroleague, mais au moins je peux emmener une équipe française dans le top 8 et on peut se battre en championnat." Et ça, c'était important pour moi. Mais au final rien de tout ça. Une catastrophe. J'ai juste essayé de me battre pour mon chemin dans tout ça. J'étais le même que j'ai toujours été, j'essayais de faire le meilleur pour l'équipe et d'être là pour mes coéquipiers. Mais on n'avait pas assez de talent dans l'équipe pour faire mieux. C'est pourquoi j'ai saisi l'opportunité de signer à Fener jusqu'à la fin de la saison dès qu'elle s'est présentée, après en avoir discuté avec ma femme. »