C'est en voyant l'entraîneur de l'équipe masculine de South Carolina, Frank Martin, obtenir une prolongation de contrat beaucoup plus lucratif que son propre contrat malgré des résultats sur le terrain inférieurs, que Dawn Staley a demandé à son agent de laisser sa place à un avocat connaissant parfaitement le fonctionnement et les pratiques du milieu universitaire pour la représenter dans les négociations avec sa fac.
Résultat : Dawn Staley a signé un contrat de 22,4 millions de dollars sur sept ans, soit une moyenne de 3,2 millions de dollars par an, un montant légèrement inférieur à celui de Martin. Mais en janvier 2025, elle a signé une prolongation de contrat lui assurant un salaire de plus de 4 millions de dollars par an jusqu'à la saison 2029-2030, faisant d'elle le femme coach la mieux payée du basketball universitaire féminin, alors que Frank Martin a été licencié en 2022.
The Athletic a obtenu les contrats de la quasi-totalité des entraîneurs de conférences majeures des universités publiques du pays ainsi que celui de Geno Auriemma, entraîneur de UConn et a analysé l'évolution des salaires. Conclusion : au cours des cinq dernières années, les entraîneurs restés en poste ont vu leur salaire augmenter de 45 %. Cette hausse s'explique en partie par l'investissement et l'attention accrus portés au basketball féminin. Mais Staley a sans aucun doute placé la barre plus haut, ce qui, de l'avis des entraîneurs à travers le pays, a influencé leurs propres négociations contractuelles.
Exemples : Geno Auriemma a bénéficié d'une hausse de 22 % et touchera un peu plus de 3,5 millions de dollars en 2026, et Kim Mulkey, de LSU, a vu son salaire augmenter de 27 % pour atteindre un peu plus de 3,3 millions de dollars en 2026.