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« Où va le basket italien ?

Dans un article sur Sportando, l’éditorialiste Alessandro Maggi expose son inquiétude. « Où va le basket italien ? Titres en vente, clubs en péril et une fédération aux abonnés absents », écrit-il. « Le moment n’est pas complexe : il est dramatique. »

 Alessandro Maggi argumente. Le championnat de A2 a perdu Bergame en cours de route, celui de LBA a vécu l’affaire grotesque de Trapani. Les deux championnats ont terminé la saison avec un nombre impair d’équipes. Brescia est en demi-finale du championnat, mais à son sujet courent de sinistres rumeurs de cession du titre en fin de saison. Trieste, sortie des playoffs avec dignité, n’a aucune idée de ce que sera son avenir. Et en A2, il y a des murmures inquiétants à propos de Turin et Ruvo di Puglia. « Le basket italien continue de jouer, mais sous le parquet, quelque chose d’instable est en mouvement. »

La Fédération ?

« Dans ce contexte, elle prend surtout la parole pour défendre les réglementations sur l’utilisation des joueurs italiens, comme si le problème était encore uniquement celui-là. Comme si les temps n’avaient pas changé. Comme si les jeunes ne regardaient pas vers la NCAA, vers d’autres parcours, vers des systèmes plus crédibles et plus attractifs (…) Aujourd’hui, les retombées financières pour ceux qui misent vraiment sur les Italiens sont ridicules. Le risque est évident : des effectifs complétés par des jeunes qui ne jouent pas une minute ou des vétérans de 38 ans, utiles uniquement pour respecter une règle et à aligner en cas d’urgence. Il faudrait de vraies incitations, des règles intelligentes, des parcours crédibles »

Alessandro Maggi se demande par ailleurs s’il est pertinent de construire deux équipes à Rome.

« Des clubs qui changent de ville, des titres qui deviennent des marchandises, des places historiques sans certitudes, des sociétés mises en vente pendant les playoffs, des communiqués triomphants qui camouflent de profondes blessures avec des mots vides. Où va le basket italien ? Aujourd’hui, la réponse la plus honnête est aussi la plus inquiétante : personne ne le sait. Et le plus gros problème, c’est que ceux qui devraient indiquer une direction semblent se contenter de la propagande. »

Bref, il apparait que le basket italien des clubs, qui faisait rêver toute l’Europe dans les années 80 quand on l’appelait le « Spaghetti Circuit », est en crise.

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