Angelos Papanikolaou est devenu le président intérimaire de la fédération et de nouvelles élections doivent être rapidement organisées.
Panagiotis Fasoulas estime qu'une enquête doit être menée sur les élections passées à la fédération. Il s'était porté candidat à la présidence mais n'avait pas été élu.
« Nous traversons incontestablement la période la plus sombre de l'histoire du basketball, un sport qui a toujours été synonyme de réussites et de fierté nationales. De récentes décisions de justice ont confirmé le bien-fondé des rumeurs et insinuations qui circulaient depuis des années concernant les agissements, les individus et leur rôle au sein de l'EOK (NDLR : la fédération grecque). La réalité est désormais celle d'une organisation criminelle infiltrée au sein de la Fédération hellénique de basketball. »
Lors des élections EOK de 2021, avec Fanis Christodoulou, Memos Ioannou et d'autres collaborateurs, tous des figures emblématiques du sport, nous avons présenté une proposition alternative pour l'évolution et l'avenir du basketball grec. Dans cette démarche, nous avons pu compter sur le soutien de Nikos Galis et Panagiotis Giannakis.
Les résultats, cependant, n'ont pas justifié nos efforts. Lors des élections suivantes, en 2024, et alors même que l'administration Liolios avait déjà présenté des « exemples de son travail », M. Liolios et les membres du conseil de sa faction ont enregistré – paradoxalement – un pourcentage encore plus élevé. Comme si cela ne suffisait pas, pendant et après les élections, une campagne coordonnée a été menée pour me ridiculiser, me discréditer et anéantir ma personnalité dans le monde du basketball.
Je crois que, maintenant que le problème est mis au jour, l'enquête doit être étendue aux deux scrutins électoraux de 2021 et 2024, qui se sont déroulés par vote électronique et non en personne, conformément aux exigences de M. Liolios. Lors de ces élections, il a enregistré des pourcentages qui ne s'expliquent ni par la logique ni par le fonctionnement réel de l'organisme électoral.
Durant mon mandat de membre du conseil d'administration jusqu'en 2024, même si, à partir d'un certain moment, je me suis abstenu d'assister aux réunions de cet organe dont les membres ne connaissaient que le mot « oui », j'ai dénoncé par tous les moyens possibles le manque de transparence, le favoritisme politique érigé en norme et la corruption des consciences, phénomènes qui ont servi de symboles à l'administration Liolios dès le premier jour. J'ai continué sur cette voie après les élections de 2024, où je n'ai même pas été élu membre du conseil.
Des déclarations grandiloquentes sur « des enfants qui ne pleureront plus jamais », nous en sommes arrivés à ce que des matchs de basket-ball scolaires fassent l'objet d'une enquête judiciaire. La méritocratie a franchi toutes les limites avec l'invention des « Wild Cards », qui permettaient à des équipes d'être reléguées sur le terrain tout en restant dans leur division, tandis que des équipes promues étaient devancées par d'autres qui méritaient légitimement de monter en division.
Par ailleurs, je rappelle à tous que toutes les décisions ont été prises à l'unanimité par un conseil d'administration composé d'individus qui fonctionnaient, et cherchent à continuer de fonctionner, comme des « marionnettes » de l'ancien président.
Au vu des événements actuels, je crois que le basket-ball grec et tous ceux qui l'aiment et le servent véritablement sont dévastés.
Pour inverser immédiatement le climat de méfiance qui s'est instauré et pour restaurer autant que possible le prestige de ce sport, nous, qui sommes issus du cœur même de ce sport, ainsi que l'État, devons procéder à une rupture radicale.
Une avancée majeure qui contribuera à enrayer l'état de délabrement actuel, tout en nous ouvrant la voie vers l'avenir.
Un avenir qui doit être fondé sur la transparence, la légalité et l’égalité devant la loi pour chaque personne dans le monde du basketball. »