On se souvient du passage tragi-comique de pseudos investisseurs américains avant l'arrivée de Guillaume Berbinau, 51 ans, un entrepreneur originaire d'Orthez, qui avait succédé à Sébastien Ménard qui avait fait l'intérim.
« Sincèrement, sans le projet de reprise de monsieur Berbinau, l’issue pour l’Élan Béarnais aurait été inéluctable, le club n’aurait pas pu continuer. Sa présence est vitale C’est une chance exceptionnelle pour Pau. Voir un investisseur comme Guillaume Berbinau s’impliquer à cette échelle, avec ses deniers personnels et non ceux d’une entreprise, est unique, bien que le modèle idéal de la LNB — et sans doute le sien à terme — ne repose pas uniquement sur le mécénat, commente Philippe Ausseur dans La République des Pyrénées. "Actuellement, il assure la « soudure » entre le temps court, celui de l’équilibre nécessaire des comptes, et le temps long, celui des réformes structurelles profondes qu’il a engagées. Il ne faut pas se focaliser sur le fait qu’il doive remettre au pot chaque année. C’est la partie visible qui cache un travail de fond sur le territoire et la réorganisation du club qui portera ses fruits l’année prochaine ou la suivante. Le club est sur la bonne voie, et il faut maintenant que le sportif suive, ce qui reste l’aléa le plus complexe. »
La République des Pyrénées fait remarquer qu'excepté Pau et Boulazac, le Sud-Ouest est une sorte de désert au niveau du basket professionnel.
« Effectivement, c’est une zone d’ombre que nous souhaiterions voir se combler. Nous avons rencontré les dirigeants à Bordeaux et Toulouse. Le basket attire de nouveaux investisseurs privés et les collectivités s’y intéressent. Toulouse, en particulier, a un terreau favorable : c’est une métropole jeune, universitaire, avec une forte culture anglo-saxonne liée à l’aéronautique et des sportifs emblématiques (Dupont, Marchand, NDLR) qui s’impliquent pour l’image du club. Mais la Ligue ne peut que conseiller, ce sont aux porteurs de projets locaux de passer à la vitesse supérieure. »