Hugo, parlons un peu de ce match, de l'intensité qu'il y a eu, et de cette victoire que vous [la Team Piétrus] êtes partis chercher à la fin.
C'est clair, c'était un vrai match de basket, très intense et c'est ce qui en a fait la beauté aujourd'hui. Personnellement, je suis très content de l'intensité qu'on a mis, que ce soit mes coéquipiers, ou même tout le monde. Franchement, j'ai beaucoup aimé la mentalité. Mon objectif, c'était de prendre un maximum de plaisir, que ce soit avec mes gars ou avec mes adversaires. L'objectif est atteint. Franchement, c'était super, c'était un bon match.
Justement, quelle est la clé de cette intensité qui est très rare pour un All-Star Game ?
Honnêtement, on est jeunes, on a des objectifs, et des événements comme ça, ce n'est pas des choses qu'on apprend à l'école. Enfin, si, dans le sens où il faut se donner à fond, parce qu'on a tous des objectifs. On sait tous qu'il y a des gens qui veulent nous regarder. Donc, c'est toujours important de donner le mieux de soi-même, de montrer des bonnes attitudes. C'est ce qu'on a proposé aujourd'hui et ce qui a fait, encore une fois, la beauté de ce game. C'est clair.
[Jean-Christophe Prat intervient et cite l'exemple donné par Victor Wembanyama au All-Star Game NBA]
C'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. J'ai vraiment pris exemple sur lui. Je pense que s'il n'avait pas mis cette intensité-là, ça n'aurait pas été la même chose. Ça montre que c'est un sacré personnage. Donc, c'est ce qu'on a tous essayé de faire. Il faut prendre exemple sur lui.

Comment avez-vous géré le fait que ce match est resté serré jusqu'au bout ?
C'est ce qu'on aime tous. C'est là qu'on a de l'adrénaline. C'est là aussi où tu te dis que le basket, c'est quand même beau. C'est pour ça qu'on travaille. Donc, franchement, ça a rajouté du peps, on a tous kiffé. Et aujourd'hui, ça tourne en notre faveur.
D'un point de vue individuel, il y avait des scouts NBA dans la salle, est-ce que vous y avez pensé pendant le match ?
Franchement, je n'y ai pas pensé du tout. Moi, je suis arrivé sur le terrain pour m'éclater. On n'avait rien à prouver, parce que les coachs nous connaissent tous déjà. La meilleure des choses à faire, c'est d'être soi-même. C'est ça le piège en fait. Si tu commences à faire des choses que tu ne fais jamais habituellement, ça va être assez compliqué. Donc, franchement, je n'ai pas fait attention. J'ai été fixé sur le terrain du début jusqu'à la fin. Au final, ce qu'ils ont pensé de moi, je n'en sais rien.
Propos recueillis au Palais des Sports Marcel-Serdan, Levallois-Perret.


