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Proche de faire tomber Team USA, l'Italie "peut concurrencer n'importe qui"

Ce dimanche, l'Italie a frôlé l'exploit, passant tout près de faire tomber les États-Unis (52-55) à la Coupe du Monde pour la première fois depuis 20 ans. Après la rencontre, l'heure était à la fierté dans les rangs transalpins.

Copyright : IMAGO / Ebner

Sublime mais battue, l'Italie a fait trembler toute la Berlin Arena ce dimanche soir en tenant tête à Team USA pendant 40 minutes de combat. Malheureusement pour nos voisines transalpines, le match leur a échappé dans les derniers instants, la faute à un duo Chelsea Gray - Jackie Young qui a pris les choses en main pour porter les leurs en attaque, et une prière manquée par Cecilia Zandalasini au buzzer (52-55, 40e).

« C'est un peu amer bien sûr, mais Team USA était la meilleure équipe et méritait de gagner », a relativisé la meneuse Mariella Santucci. « On a tellement appris sur nous-mêmes. On a vu que l'on pouvait concurrencer n'importe qui. Jouer de cette manière face aux États-Unis, c'est spécial. On se dit que cette équipe peut aller loin. »

D'autant plus que les médaillées de bronze du dernier Euro ont réalisé un second exploit : celui de limiter les États-Uniennes à leur plus petit total de point dans un Mondial depuis 1971 (51 points face à la France). Un bel hommage à leur identité, basée sur la défense.

« Notre identité se base sur la défense » a apprécié Santucci. « C'est de là que l'on tire notre énergie. C'est une excellente équipe, donc on sait qu'on ne pourra pas toujours les stopper. On a joué avec notre cœur pour répondre à leur physicalité. Notre défense est le point de départ de notre attaque. C'est ce qui nous rend si spéciales. On se bat toujours, même contre plus grand et plus fort que nous. »

Une excellente dynamique sur laquelle l'Italie espèrera s'appuyer ce dimanche face à la Chine pour sécuriser la deuxième place du groupe.

Une piqûre de rappel

Côté Team USA, cette frayeur a eu l'effet d'un électrochoc. Invaincues depuis 20 ans dans la compétition et quadruple championnes en titre, les protégées de Kara Lawson se sont peut-être vues trop belles avant la rencontre, malgré les mises en garde répétées de leur sélectionneuse.

« Comme je l'avais dit avant le tournoi, ça sera la Coupe du Monde la plus difficile à gagner de tous les temps. Tout le monde est devenu très bon. Les effectifs sont bien plus profonds, tout le monde a quelqu'un qui peut te punir en sortie de banc. On l'a vu ce soir. Tous les matchs sont des combats, c'est très dur. Si tu n'es pas prêt, tu peux perdre tous les soirs. C'est génial pour notre sport. J'espère que ça encouragera plus de fédérations à investir dans le basket féminin. »

Le boxscore de la rencontre est ici.

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Olaf Lange est le coach de l’Allemagne et Sandy Brondello celle de l’Australie. Dans la vie, ils sont mari et femme. Il pourrait se retrouver face à face en quarts-de-finale de la Coupe du monde féminine.

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