Aller au contenu

La Liga Endesa, championnat le plus ouvert aux étrangers, la France mise davantage sur ses jeunes

Selon le rapport FIBA-CIES sur les migrations publié le 5 novembre, la Liga Endesa comptait 72,9 % d'étrangers en 2025-26, contre 48,5 % en Betclic Élite, troisième ligue pour la part de jeunes nationaux.

Bastien Grasshoff, sous le maillot du Mans Sarthe Basket, balle en main lors d'un match d'EuroCup
Bastien Grasshoff (Le Mans). Le MSB était la saison dernière dans le top 10 des équipes qui comptaient le plus de nationaux de moins de 21 ans. Copyright : Eddy Lemaistre/Icon Sport

La Liga Endesa a été le championnat le plus ouvert aux joueurs étrangers en 2025-26, avec 72,9 %, parmi les seize ligues nationales étudiées dans le rapport annuel sur les migrations du basket publié jeudi 5 novembre par la FIBA et le Centre international d'étude du sport (CIES). La Betclic Élite se situe sous la moyenne, avec 48,5 %, et figure parmi les ligues qui font le plus de place aux jeunes joueurs nationaux.

Ce rapport, dont c'est la 15e édition, croise les données de la FIBA sur les transferts internationaux avec les analyses du CIES pour la saison 2025-26. Derrière l'Espagne, la Turquie (61,2 %) et Israël (59,9 %) complètent le podium des championnats les plus ouverts aux étrangers, pour une moyenne de 47,2 % sur l'ensemble des ligues.

Sept joueurs sur dix sont étrangers en Liga Endesa, contre un sur deux en Betclic Élite

La fiche consacrée à la Liga Endesa recense 325 joueurs en 2025-26, avec 73 % d'étrangers, contre 75 % la saison précédente, et 55 nationalités représentées, le chiffre le plus élevé de l'étude. Deux clubs espagnols figurent dans le top 5 des équipes les plus tournées vers l'étranger : Baskonia Vitoria, deuxième avec 90,5 %, et Unicaja Malaga, cinquième avec 83,3 %. Les étrangers de la ligue espagnole jouent toutefois moins de minutes par match que la moyenne générale.

En Betclic Élite, le rapport dénombre 270 joueurs, 49 % d'étrangers (51 % en 2024-25) et 28 nationalités. Le règlement de la LNB autorisait six joueurs non formés localement par feuille de match, dont quatre au maximum hors Union européenne, Espace économique européen, Suisse et pays de l'accord de Cotonou. Le rapport relève aussi que la France présente le plus faible écart de points par match entre joueurs nationaux et joueurs américains (2,8 points).

Les moins de 21 ans ont plus de place en France qu'en Espagne

Seuls 7,7 % des joueurs de Liga Endesa sont des nationaux de moins de 21 ans, contre une moyenne de 15,2 %. Le Japon (7 %) et l'Australie (4,9 %) sont les deux seuls championnats sous ce niveau, et ces jeunes espagnols jouent 3,4 minutes par match, contre 4,7 en moyenne. La France, avec 24,1 %, se classe troisième derrière la BNXT League (26,1 %) et le Brésil (24,8 %), et ses jeunes nationaux jouent 5,1 minutes par match.

Deux clubs français figurent dans le top 10 des équipes qui comptent le plus de nationaux de moins de 21 ans : l'ESSM Le Portel, cinquième avec 43,5 %, et Le Mans, septième avec 41,2 %. Le club portelois a depuis été placé en liquidation judiciaire et relégué en prénationale. L'ASVEL est septième du classement des minutes accordées à ces jeunes (15,3 par match), dominé par le Krka (23,1), Valence étant troisième (17,8).

L'Espagne importe plus qu'elle n'exporte, la France est excédentaire

Sur les transferts internationaux, l'Espagne est le deuxième pays exportateur (670 joueurs) derrière les États-Unis (2 372) et devant la France (633). Elle est aussi le premier importateur (958), devant l'Allemagne (706) et l'Australie (590), d'où le solde le plus négatif du classement (-288). La France affiche le troisième solde positif (+55, pour 578 arrivées), derrière les États-Unis et le Canada.

Au niveau mondial, la FIBA a enregistré un nouveau record de 14 194 transferts internationaux, dont 5 428 en Europe. Le basket universitaire américain a lui aussi franchi un cap : la NCAA masculine compte 1 055 joueurs internationaux et la NCAA féminine 1 042, la première fois que les deux dépassent le millier.

« La FIBA reconnaît que les joueurs rencontrent de nombreuses difficultés lors d'un transfert international, et c'est pourquoi nous continuons à travailler avec 212 fédérations nationales pour les accompagner », a déclaré le secrétaire général de la FIBA, Andreas Zagklis.

Fil d'actualité