Aller au contenu

Reçu deux sur deux, le promu Levallois « ne veut pas faire de calculs »

Menés de 16 points, les Metropolitans ont trouvé les ressources pour renverser la JA Vichy (87-86) ce vendredi. Un deuxième succès en autant de rencontres pour les promus, qui refusent catégoriquement de se voir trop beaux.

Jayson Tchicamboud © BasketEurope

Pour supporter Levallois en ce début de saison, il vaut mieux ne pas être cardiaque. « C'est l'héritage qu'on a laissé, nous les anciens. On était surnommés les "Cardiac Kids". C'est une nouvelle ère mais on est encore là », glissait, sourire aux lèvres, l'entraîneur et ancien joueur des Mets Sacha Giffa après le succès arraché par son équipe face à Vichy (87-86) à Marcel-Cerdan.

Pourtant, la soirée est loin d'avoir été tranquille pour les Mets, qui comptent jusqu'à 16 points de retard (12-28, 10e) contre la JAV d'Élise Prodhomme et d'un Ray'Sean Taylor en feu pour démarrer (21 points à 7/7 de loin à la mi-temps). Dans le même temps, rien ne va dans le sens des locaux. Malgré un esprit ultra combattif, et des actions à plus de 3 rebonds offensifs glanés, les tirs ne rentrent pas (2/10 à 3-points). Forcément, « à la mi-temps, il y a eu un coup de gueule des joueurs et du staff », confie le combo-guard Jayson Tchicamboud.

« Il fallait garder les joueurs concentrés » détaille son coach. « Mais une autre chose, c'est que c'était notre premier match à la maison et je pense qu'on avait une petite pression, on était un petit peu fébriles. On avait des shoots ouverts, des ballons qui roulaient [sur le cercle]. Mais pour moi, c'était juste une question de défense. Et ça nous a impactés un peu mentalement. Et j'ai vraiment dit au gars : "on a une identité, on a une valeur, la défense. C'est ça qui va nous apporter quelque chose. Ce n'est pas l'attaque." Dans ce domaine, tout ce qu'on voulait, on l'avait. Mais en défense, on doit faire les efforts. »

Les recrues des Mets à la rescousse

Au retour des vestiaires, le message est entendu. Désormais, le pyromane Taylor est parfaitement coupé du ballon dans le troisième quart, et ne score pas le moindre point dans le deuxième acte. En face, la confiance est retrouvée, d'abord par l'intermédiaire de Tom Digbeu, seul à surnager en attaque. Du moins, avant le quatrième quart-temps. Moment choisi par une autre recrue estivale, Kezza Giffa, pour sortir de sa boîte.

D'abord, le transfuge d'Ole Miss réussit deux grosses finitions, puis enchaîne trois tirs primés pour permettre aux siens d'égaliser (80-80, 36e). « On joue sur le gars qui est chaud. On voit qu'il est en feu, que le public nous pousse aussi, ça nous aide beaucoup. En vrai, on ne réalise pas tout de suite qu'on est en train de revenir parce qu'on est dans notre match. Mais on sent dans l'atmosphère que ça va tourner. On sent qu'on est imbattable », raconte Tchicamboud.

Une intuition qui se confirme quelques minutes plus tard, quand Giffa fils fait passer les Franciliens devant pour la première fois de la soirée (84-82, 38e). Les deux équipes se répondent ensuite coup pour coup. Jusqu'à ce que Clifton Moore, lui aussi arrivé cet été, ne redonne un court avantage aux locaux à 10 secondes du terme (87-86, 40e), et que Giovan Oniangue ne réalise l'interception de la gagne quelques instants plus tard.

Pas question de s'enflammer

Avec un bilan de deux victoires en autant de rencontres disputées en Élite 2, Levallois porte pour l'instant très bien cette étiquette de faux promu qui lui était affublée bien avant le début de saison. Si l'objectif du club sur le long terme est, bien sûr, de réaccéder à l'élite, Sacha Giffa et ses protégés ne veulent surtout pas brûler d'étapes.

« Comme je dis, le but du club, c'est le maintien. Nous, on va jouer tous les matches à fond. On ne va pas faire de calcul, ni regarder devant ou derrière. On a un adversaire, on se prépare et on joue. Et je l'ai dit aux gars, on aura ce qu'on mérite, mais au moins on se donnera à fond », a conclu Sacha Giffa.

Au Palais des Sports Marcel-Cerdan, Levallois-Perret

Fil d'actualité