Antibes Sharks – saison 2024-2025
Budget : 4 536 000 euros (4e, +7%)
Masse salariale : 1 083 000 euros (5e, -2%)
Classement Pro B : 13e (10-12)
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Depuis sa descente en Pro B en 2019, Antibes n’a jamais caché son objectif de remontée dans l’élite à moyen terme. Mais le processus traîne en longueur. Six saisons plus tard, la transition est encore en cours, comme l’expliquait récemment le nouveau directeur général Rémy Delpon, arrivé à la rentrée après 18 années à Chalon, sur Sharks TV : « Je ne suis pas là pour une mission d’urgence mais pour mettre en place dans la durée un projet ambitieux. Pour le mener à bien, il y a quelques critères non négociables qu’il faut mettre à plat : finir de purger les choses du passé qui continuent de nous plomber un peu - on arrive sur la fin - et construire avec nos partenaires les Sharks vision 2030. On va présenter un projet fin avril avec l’idée de structurer le club pour qu’on soit prêt à être ambitieux car on ne décide pas de monter du jour au lendemain. Le projet est de faire en sorte que quand on montera en Pro A, ce soit de manière pérenne. L’aller-retour, ça ne nous intéresse pas, ce n’est pas l’objectif du président. On reste sur une petite transition. Il y a encore beaucoup d’éléments avant d’être prêts à faire partie du top 16 français. »
La dynamique sportive des Sharks rappelle que le club azuréen ne doit pas brûler les étapes. Les hommes de J.D. Jackson avaient formidablement débuté leur saison avant de faire du surplace sans explication rationnelle. Deuxième après 11 journées avec une série de 8 victoires d’affilée dont le leader Boulazac et Roanne, Antibes reste sur 10 défaites sur les 11 derniers matches. Et n’a toujours pas gagné en 2025 ! « On est passé en quelques semaines de la meilleure équipe du championnat à la pire », regrettait déjà fin novembre le coach dans Nice-Matin.
Garlon Green, top salaire et 37e évaluation de Pro B
Comment expliquer un tel passage à vide alors que l’effectif tourne à plein régime ? Manque de confiance, problèmes de collectif, équipe vieillissante, joueurs surpayés… Sans doute un peu de tout ça. Assurément, l’impact de Garlon Green, top salaire de Pro B avec 115 000 euros annuels, n’est pas en corrélation avec son apport (12,5 d’évaluation en 29 minutes, 37e éval du championnat).

Un constat que l’on pourrait globalement étendre à l’ensemble de l’effectif à l’exception d’Antoine Eito, 2e joueur le plus utilisé de Pro B mais aussi meilleur passeur (6,3 passes) et top intercepteur (2 ballons volés) de la division. De quoi justifier son statut de leader et ses 90 000 euros annuels. Ainsi, le meneur de jeu revient pour la première fois depuis sept ans sous la barre des 100 000 euros. Une somme à six chiffres qu’il a, rappelons-le, touchée cet été en guise de dédommagement pour la fin prématurée de son contrat à Chalon-sur-Saône.
Dans le même ordre d’idée, Abdoulaye Loum - inconditionnel de Pro A et dont la valeur avait grimpé jusqu’à 115 000 euros en 2022-2023 à Dijon - a réduit son salaire à 75 000 euros sur la Côte d’Azur mais prouve qu’il reste compétitif à bientôt 34 ans (11,5 d’éval, meilleure évaluation en carrière). Globalement, la hiérarchie des salaires antibois colle aux temps de jeu et aux responsabilités de l’effectif.

J.D Jackson, le numéro un des coachs
Soulignons enfin que J.D. Jackson est le technicien le mieux rétribué de l’antichambre (85 000 euros annuels). Ce qui n’est pas incohérent quand l’on se rappelle qu’il touchait 140 000 euros sur sa dernière saison à l’ASVEL en 2017-2018.
Mais s’il avait réussi à renverser la situation l’an dernier jusqu’à frôler les playoffs, le coach franco-canadien, sous contrat jusqu’en 2029, est entré dans une phase bien moins réjouissante. A lui de remonter la pente avec son équipe et d’éviter une catastrophe… car Antibes n’a plus que trois succès d’avance sur le premier relégable, Evreux, à 16 journées de la fin.

Les salaires 2024-2025 :
Garlon Green : 9 600 € / mois (total sur 12 mois : 115 000 €)
Antoine Eito : 7 500 € / mois (total sur 12 mois : 90 000 €)
Abdoulaye Loum : 7 100 € / mois (total sur 10,5 mois : 75 000 €)
Bubu Palo : 6 250 € / mois (total sur 12 mois : 75 000 €)
Samir Gbetkom : 6 000 € / mois (total sur 12 mois : 72 500 €)
Sasa Borovnjak : 6 250 € / mois (total sur 10 mois : 62 500 €)
Bathiste Tchouaffe : 4 300 € / mois (total sur 10,5 mois : 45 000 €)
Shekinah Munanga : 3 800 € / mois (total sur 10,5 mois : 40 000 €)
Arthur Minkonda : 2 500 € / mois (total sur 12 mois : 30 000 €)
Jacques Eyoum : 2 100 € / mois (total sur 9,6 mois : 20 000 €)
Milhan Charles : 1 250 € / mois (total sur 7 mois : 9 000 €)
J.D. Jackson (coach) : 7 100 € / mois (total sur 12 mois : 85 000 €)
Les salaires sont en net annuel et en euros. La marge d’erreur est de + ou – 10 %. Les salaires mensuels sont à titre indicatif.