Aller au contenu

ITW. Erwan Merlin : L'explosion d'un enfant du SLUC Nancy chez le voisin strasbourgeois

Ancien du SLUC Nancy, Erwan Merlin (1,95 m, bientôt 20 ans) est stagiaire pro et capitaine du groupe Espoir Elite de la SIG Strasbourg -il en est le 3e marqueur et le 2e rebondeur et passeur- après avoir passé un an dans un lycée aux Etats-Unis. Il nous parle de son expérience.

©SIG

Erwan, vous quittez le Sluc Nancy à l'âge de 16 ans pour rejoindre une équipe de High School aux Etats-Unis. Comment s'est déroulé ce moment clé qui a lancé votre carrière ?

Je suis parti en Californie, à Davis. Je démarre la saison seizième joueur de l'équipe. Je finis dans le cinq majeur, en faux poste 4, suite à la blessure d'un joueur majeur. J'ai progressé durant un an, et je suis revenu en France, notamment pour finir mon lycée (baccalauréat).

Votre année aux Etats-Unis et le cursus en highschool a certes été riche, mais trouvez-vous que votre exposition a manqué de visibilité ?

C'est vrai. Aux Etats-Unis, c'est toujours compliqué de se montrer. Nous devons aligner de grosses statistiques et faire partie des grandes équipes pour être dans la lumière.

Vous avez donc appris dans l'ombre, grâce à de nombreux entrainements. Comment avez-vous gérez ce paramètre ?

C'était compliqué au début. Ensuite, tu t'adaptes et tu essaies de jouer comme le coach le souhaite. Il s'agit d'une question d'habitude et d'envie. J'avais réellement envie de jouer au basket, donc ça change la donne.

Vous vous engagez ensuite à Vandoeuvre-lès-Nancy, en Prénational, à 17 ans. Intégrer un centre de formation était-il dans un coin de votre tête, à ce moment-là ?

J'ai effectivement cherché un centre de formation à mon retour en France, mais je n'ai pas trouvé. J'ai du donc rechercher un club en urgence et j'ai atterri à Vandoeuvre-lès-Nancy.

Comment s'est orienté votre choix ensuite pour intégrer le Centre de Formation de la Sig Strasbourg ?

En deuxième partie de saison, j'ai fait un test et je suis revenu en faire un en avril. Ils ont ensuite donné leur verdict pour que je rejoigne le centre, la saison d'après (2024/2025).

Vous êtes le deuxième joueur sur les dix dernières années à être passé du SLUC Nancy à la SIG Strasbourg. Vous avez suivi les pas d'un certain Illan Pietrus (Vichy Elite 2). Son parcours a-t-il joué dans votre choix final ?

C'est plaisant de rejoindre un club où tu as un bon ami qui est là-bas. J'avais l'ambition de rentrer dans un centre et un centre comme la SIG Strasbourg c'est exceptionnel, et la présence d'Illan a joué dans mon choix, oui.

Qu'apprenez vous de différent en France vis à vis des Etats-Unis ?

Tous les jours, c'est appliquer les plays sur le terrain, de la discipline. C'est le monde professionnel. Il faut savoir s'adapter aux responsabilités que l'on nous donne. Tous les jours, tu apprends autant techniquement que dans la vie d'un joueur de basket. J'essaie d'avoir de bonnes méthodes de travail.

Vous êtes trois joueurs espoirs avec Jahel Trèfle et Oscar Wembanyama à faire partie régulièrement du groupe pro, c'est une des singularités de votre équipe. Comment se passe cette cohabitation entre le groupe espoir et les pros ?

Toute la semaine on est avec les pros. De mon côté, ça se passe très bien, surtout ces derniers temps. Je state pas mal depuis plusieurs matchs (10,7 points, 5,3 rebonds et 4,2 passes en Espoir). Je me sens bien, on vit bien. En tant que capitaine de l'équipe espoir, c'est un grand plaisir.

Vous disputerez le Trophée du Futur, à la maison au Rhénus, fin mai, un événement majeur de votre saison ?

Oui, on ne peut pas rêver mieux. Cela sera surement une belle expérience. On a envie de briller comme l'événement se disputera chez nous.

A Nancy,

Fil d'actualité