Lors de votre premier passage à Nancy, vous aviez été élu MVP de Pro B en 2022. Est-ce l’une des raisons qui vous a poussé à revenir au SLUC ?
Oui. C’est sûr que j’ai vécu à Nancy des moments incroyables, la salle était en feu, les supporters nous ont soutenu du début à la fin et j’ai envie de revivre ça. C’est pour ça que je suis revenu à Nancy.
S’engager pour trois ans c’est un geste fort ?
Oui. J’ai envie qu’avec Nancy on fasse une coupe d’Europe. C’est un projet sur le long terme. Je suis motivé par rapport à ça. Tout le public, le club, le staff, tout le monde le mérite. Nancy est une ville de basket et une coupe d’Europe, ça peut être incroyable. Sans rentrer dans les détails, oui, il y a quelques clauses dans mon contrat.
Le membre du directoire, Laurent Eisenbach, a déclaré que vous étiez pétri de qualités humaines, un leader silencieux, un leader, un travailleur insatiable, etc. C’est flatteur tout ça ?
C’est sûr que lorsque j’ai joué ici, j’ai cherché à donner une bonne image de moi-même, à être simple. Je fais au mieux pour montrer le bon exemple. J’ai été élevé comme ça et je ne changerai pas. C’est vrai que je suis aussi un bosseur, je travaille beaucoup. J’ai pris exemple sur mon père, qui faisait de la course de fond et c’est toujours quelqu’un qui savait se dépasser, repousser ses limites. Ça m’a motivé et maintenant je suis comme lui.
Votre retour au SLUC a été retardé jusqu’au 18 octobre. Aviez-vous déjà eu ce type de blessure au genou ?
Jamais. Je suis retombé sur un joueur, je pense sur sa jambe, et ma cheville et mon genou sont partis. Ça peut arriver dans un match, voilà. J’ai déjà eu une lésion du supra-épineux à l’épaule, des entorses, des blessures aux doigts, le psoas. Pas mal. Ce ne sont pas des moments de doute mais davantage une force. J’ai envie de revenir encore plus fort, de continuer à bosser durant la blessure, de ne pas lâcher. Si le joueur a un bon mental, ça peut faire de belles choses. J’ai un bon mental, ça a toujours été ma force.
Les journées sont-elles différentes lorsqu’on est inapte à jouer ?
On ne s’entraîne pas avec l’équipe, on ne se déplace par avec elle. On est un peu à l’écart du groupe. A part ça, tout le reste est pareil. Je continue de bosser. Si je suis blessé à la main droite, je bosse avec la main gauche. Si je suis blessé à la jambe droite, je bosse la jambe gauche.
Que pensez-vous de l’ambiance à Gentilly vis-à-vis des autres clubs ?
Gentilly a été élu meilleur public de France lorsqu’on était en Pro B, il y a deux ans. L’ambiance est vraiment très chaleureuse. On sent qu’ils ont l’amour du basket à Nancy.
Etes-vous une personnalité publique dans la ville comparativement aux autres clubs où vous avez joué ?
A Nancy, quand je marche dans la rue, les gens me reconnaissent. C’est une petite ville, aussi les gens qui sont amoureux du basket me reconnaissent assez vite. Dans les autres villes, c’était un peu moins. A Nancy, je suis resté deux ans, on a fait champion de Pro B, donc j’ai vécu plus de choses ici comparé aux clubs précédents.
Que pensez-vous de l’organisation du championnat italien comparé au français ?
C’est une question que l’on m’a beaucoup posé. Il n’y a pas une grosse différence. Le championnat français est beaucoup plus athlétique et plus physique. Dans le championnat italien, il y a beaucoup de tirs en transition. Les deux sont de très bons championnats. Et au niveau organisationnel, suivi médical dans les clubs, tout est pareil.
En jeunes, vous avez été le leader de l’équipe de France. A 28 ans, c’est le moment de prouver que vous êtes un vrai bon joueur de l’élite française ?
Je pense que oui. J’ai un nouveau rôle que je prends à cœur. Je suis plus ou moins le plus âgé. Du fait que je suis un bosseur, bien entouré, que le club met tout à disposition pour les joueurs, je vais essayer de passer un cap cette année pour montrer que j’ai le niveau en Betclic Elite.
La Guadeloupe vous manque-t-elle ?
Tous les jours ! J’essaie de manger des plats guadeloupéens, j’écoute de la musique. Je retourne là-bas tous les états pour voir ma famille. Je n’oublierai jamais la Guadeloupe.
Dans son numéro 2, le magazine Maxi-Basket consacre un reportage au SLUC Nancy avec une couverture spéciale pour la Meurthe-et-Moselle.

