C'est un choix qui peut surprendre. Alors qu'il était le seul Français à évoluer dans un staff à l'étranger en Euroleague, du côté du Bayern Munich, TJ Parker a fait le choix de revenir dans l'hexagone, en signant à la Chorale de Roanne. Une décision facilitée par ses relations avec Zoran Cvjetkovic, directeur sportif du club d'Élite 2, comme il l'explique au Progrès.
"Je l’ai rencontré au Bayern et une super relation s’est développée avec lui. Il a vu comment je travaillais et inversement. Il a eu l’opportunité de venir à Roanne. On a toujours parlé un peu de cette envie de travailler ensemble dans le futur. Je lui ai dit que si c'était dans un club avec des bonnes ambitions, j’y réfléchirais. J’ai gardé ça dans le coin de ma tête. Et là, l’occasion s’est présentée puisque Roanne voulait changer de coach."
De quoi provoquer de vives réactions criant au népotisme, comme lors de sa première expérience en tant que coach, à l'ASVEL, où son frère, Tony Parker, lui avait confié les rênes du club. Mais pas de quoi perturber le natif de Valenciennes, conscient de ses capacités.
"Si je suis à Roanne, ce n’est pas parce qu’on est proche, mais parce qu’on apprécie mutuellement notre travail. C’est ça que les gens ont du mal à réaliser. Tony m’a mis coach à l’Asvel, car il m’a vu travailler. Et il m’a donné ma chance par rapport à mes qualités. J’ai patienté pendant très longtemps comme tout assistant. Et après, le travail paye. Là, c’est pareil."
Déjà attaché à sa nouvelle équipe, le chef d'orchestre de la Chorale a à cœur de faire revenir le club dans l'élite du basket français.
"On a organisé une visio avec le président Emmanuel (Brochot) et c’était top, ça m’a séduit, c’est cohérent. Je n’ai jamais vu Roanne comme un club d’Élite 2. J’ai connu les grands moments de Roanne. Le président a des objectifs, et ensuite, il veut aller chercher une place en play-offs, puis une coupe d’Europe à long terme. Si j’ai fait le choix de partir du Bayern, c’est pour ce projet. J’ai envie de bâtir. Cela a été déterminant. On se focalise d’abord sur le projet initial des trois ans. Il reste un an et demi. Le plus rapidement sera le mieux."