Aller au contenu

Valériane Ayayi ne retournera pas à Prague

Dans une interview accordée à L'Équipe, la capitaine des Bleues Valériane Ayayi (1,84 m, 32 ans) a annoncé qu'elle ne continuerait pas avec Prague à l'issue de sa saison en WNBA.

Valériane Ayayi © FIBA

Prague va perdre l'une de ses plus belles légendes ! Dans les colonnes de L'Équipe, Valériane Ayayi, qui avait remporté l'Euroleague féminine avec le club tchèque la saison passée, a annoncé qu'elle quitterait l'USK à l'issue de sa saison en WNBA, sans donner l'identité de son futur club.

"Je n'y retournerai pas, mais dans un autre club. Ou aucun ! Je vais pouvoir décider à l'issue de la saison WNBA. C'est aussi en cela que l'Europe va être impactée : les clubs vont devoir repousser la constitution de leurs effectifs - ça a été déjà le cas sur ce printemps - puisque les joueuses se positionneront bien plus tard. Et certaines décideront par exemple de revenir faire une pige uniquement sur la fin de saison européenne."

Malgré son statut acquis en Tchéquie, la séparation entre l'ailière et Prague pourrait ne pas être aussi belle qu'espérée. En effet, cela compromet même le début de saison d'Ayayi en WNBA. N'ayant pas transmis les documents nécessaires, le club la rend pour l'instant inéligible pour démarrer avec le Phoenix Mercury, où elle devrait évoluer aux côtés de Noémie Brochant et Monique Akoa Makani.

Une décision qui s'inscrit, comme elle le décrit, dans un écosystème du basket féminin dans lequel l'Europe risque d'être de plus en plus délaissé par les stars en raison de l'attrait que représente la WNBA.

"On est en train de se dire qu'on va bénéficier du même genre de saisons que les garçons : ils ont leur saison en NBA ou en Europe, les sélections pour les concernés et basta. Jusque-là, les filles enchaînaient plusieurs clubs dans la même année pour s'y retrouver sur le plan financier. Demain, on aura le choix. La saison américaine suffira pour celles qui souhaitent avoir du temps off. C'est un immense changement, qui va impacter l'Europe notamment : de moins en moins de gros profils vont y revenir. C'était déjà le cas avec les Américaines les mieux payées, ce sera le cas avec les Européennes."
WNBA : Les Françaises plébiscitées par les general managers
L’enquête annuelle réalisée par la WNBA auprès des general managers est un véritable plébiscite pour les joueuses françaises. Dominique Malonga, Gabby Williams, Janelle Salaün, Nell Angloma, Leïla Lacan et Pauline Astier sont citées. Voici l’extrait du sondage qui les concerne.

Fil d'actualité